Des exigences en capital différentes selon les banques

Selon le Financial Times, les régulateurs bancaires, dans le cadre de Bâle III, se seraient décidés à mettre en place des exigences en fonds propres plus contraignantes pour les trente plus grandes banques mondiales. BNP Paribas ferait parti des principaux établissements concernés par ces restrictions supplémentaires alors que le sort du Crédit Agricole et de Société Générale serait encore débattu.
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La liste des "Sifis", ces établissements financiers présentant un risque systémique, se précise. D'après le Financial Times, pour limiter l'impact d'une prochaine crise et éviter des effets de contagion, les trente plus grandes banques mondiales se verraient imposer des exigences en fonds propres supplémentaires et dont le degré de sévérité dépendra de plusieurs critères. Ainsi, les régulateurs, comité de Bâle et Conseil de stabilité financière, répartiraient ces établissements dans trois divisions. Les banques pourront se déplacer entre ces catégories en fonction de l'évolution de le leur taille, de leur structure ou de leur exposition, précise le quotidien britannique.

Même si rien d'officiel n'a encore été annoncé, une couche supplémentaire de capital de 2,5% devrait être requise pour les groupes bancaires les plus importants. Ces exigences s'ajouteraient à celle déjà prévu dans le cadre de Bâle III. Cela impliquerait donc un Cor Tier 1, le ratio qui exprime la solvabilité des banques, de 9,5% pour la première catégorie. BNP Paribas serait concernée par cette mesure au même titre que Citigroup, JPMorgan, Bank of America, Deutsche Bank, HSBC, Royal Bank of Scotland et Barclays.

Goldman Sachs, Morgan Stanley, UBS et Crédit Suisse se retrouveraient dans la catégorie suivante et seraient confrontés à un supplément de 2%, soit un ratio de fonds propres porté à 9%. Enfin, une dizaine de banque seraient touchées par des exigences en capital supplémentaire moindre, entre 0,5% et 2%. Alors que le comité de régulation doit se réunir en Suisse en fin de semaine prochaine, les régulateurs français feraient actuellement le maximum pour que Société Générale et Crédit Agricole ne soient pas concernés par ces compléments de restrictions.

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