S&P va changer la note de 4 banques sur 10

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Alors que S&P a commis deux erreurs coup sur coup, l'une sur la France, l'autre sur le Brésil, l'agence de notation a annoncé qu'elle modifiait ses critères pour les banques afin tenir compte du contexte macro-économique. Etait-ce le bon moment ?

L'agence de notation financière Standard and Poor's a modifié ses critères de notation pour les banques ce qui va se traduire d'ici trois semaines par l'abaissement des notes de certaines d'entre elles, ont expliqué vendredi des responsables de SP.

Pour tenir compte des leçons de la crise, SP a modifié sa méthodologie, donnant une plus grande importance à l'environnement macroéconomique, désormais le point de départ de la note des banques, et elle a affiné son analyse des capitaux et des risques.

Les nouveaux critères vont entrer en vigueur à partir de fin novembre et se traduire par des annonces de modifications de notations jusqu'au 15 décembre.
SP commencera par les 30 plus grandes banques internationales puis publiera l'impact des nouveaux critères de notation bancaire par région.

L'agence a prévenu que 60% des notes actuelles seraient inchangées, 90% des notations seraient soient inchangées soit modifiées d'un cran dans un sens ou l'autre. Seules 5 à 6% des banques suivies par SP verront leur note augmentée ou abaissée de plus d'un cran.

Lors d'une conférence de presse, les responsables de ces notations n'ont pas donné de détail sur les pays où les banques risquaient d'être les plus affectées par ces changements de notation.

Les agences de notation financière ont été très critiquées pour avoir attribué de très bonnes notes avant la crise à des obligations financières très risquées et pour n'avoir pas prévenu sur l'imminence de défaillances comme celle de Lehman Brothers en 2008.

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a écrit le 21/11/2011 à 8:48 :
Ils peuvent même changé la taille de mon slip, ils ne servent que la spéculation de ceux qui ont créé cette pseudo entité qui appartient à McGraw-Hill une entreprise américaine basée à New York qui produit trois services soit, en matière d'éducation (une maison d'édition d'ouvrages scientifiques), d'affaire et de finances, donc aucunement indépendante, et à qui appartient McGraw-Hill.
Autres exemples : A qui appartiennent les agences? Moody's est une société américaine cotée et indépendante, détenue à hauteur de 13% par le milliardaire Warren Buffett. Fitch appartient en majorité à la société financière française Fimalac, fondée par Marc Ladreit de Lacharrière et à hauteur de 20% au groupe Hearst. Standard & Poor's est détenu par l'éditeur américain McGraw-Hill Companies.

? Qui les paie? «Typiquement, une agence de notation se fait rémunérer par les entités qui veulent recevoir une note ou celles qui utilisent la note», sous forme d'abonnement, explique Standard & Poor's. Selon le barème 2009 de cette dernière pour les Etats-Unis, une grande entreprise doit verser au minimum 70.000 dollars au début du processus de notation, puis un abonnement de «surveillance» s'élevant à environ la moitié de la somme initiale. A chaque fois qu'elle émettra de la dette sur les marchés, elle s'acquittera en plus d'une commission de 0,045% de la transaction. Les montants sont du même ordre en Europe.

Aujourd'hui, environ 90% du chiffre d'affaires des agences de notation provient des entités notées, relève Norbert Gaillard, dans son ouvrage «Les agences de notation» paru à La Découverte.

? Conflits d'intérêt. La crise des «subprimes», crédits immobiliers à risque, a mis en lumière les limites du système actuel des agences. Payées par les sociétés qui veulent être notées, les agences seraient parfois tentées d'attribuer une meilleure note que celle méritée réellement afin de remporter un contrat au détriment de ses deux autres concurrentes.

Un ancien analyste de l'agence Moody's, Mark Froeba, a lancé de virulentes attaques contre son ancien employeur devant la Commission d'enquête sur la crise financière du Sénat américain. «Quand j'ai quitté Moody's (en 2008, NDLR), la pire crainte d'un analyste était qu'il fasse quelque chose qui mettrait en danger la part de marché de Moody's, de causer du tort à son chiffre d'affaires (?) et de perdre son travail en conséquence», a-t-il dénoncé. Or, un analyste devrait seulement craindre de «contribuer à l'attribution d'une note qui serait fausse».

? Des agences très rentables. Avec la complexification des marchés financiers, les agences avancent qu'il devient de plus en plus coûteux d'analyser le risque de faillite des acteurs économiques. C'est pourquoi, dans les années 70, elles ont commencé à faire payer les entreprises qu'elles notaient.

Ce modèle économique assure une très haute rentabilité aux agences. Moody's table sur une marge opérationnelle (résultat opérationnel rapporté au chiffre d'affaires) comprise entre 38% et 40% en 2011. Standard & Poor's de 43% sur le seul premier trimestre 2011 et Fitch de 58% sur l'exercice décalé 2010/2011.
a écrit le 21/11/2011 à 6:11 :
Arrêtez de donner tant d'importance à des organismes qui se trompent sans arrêt.
Publiez plutôt les prédictions des astrologues, elles sont plus fiables!
a écrit le 19/11/2011 à 14:05 :
Comme tous les Etats courent à la faillite en raison de leurs dettes, aucune banque ny échapera ! Donc, selon S&P, 40% des banques verront leurs notatios gravement abaissées, les autres, soit 60% des banques, conserveront leurs CCC- . Question d'habitude !
a écrit le 19/11/2011 à 1:43 :
ce qui ce passe c'est pas très compliquer a comprendre. la croissance de ces 20 dernières années et celle actuelle se fait au prix d'un endettement important des ménages et des Etats. ; les ménages et les états ne peuvent plus trop emprunter vu que les rentrer de cash sont de plus en plus limitée; le problème actuel c'est que les préteur (c'est qui ont encore un peu de cash) s?aperçoivent du risque potentiel et donc les agences de notations sont obligées d'en tenir compte pour ajuster leur note donc les taux d'interet d'emprunt; en fait il n'y a plus de cash car tout a déjà été prêté
a écrit le 18/11/2011 à 22:24 :
Si quelqu'un comprend ce qui se passe , merci de nous l'expliquer . Le Rodéo dette souveraine , liquidité des banques , emprunt à la banque cenrale et Merkel qui annonce qu'il y en a pour 10 ans ! Est ce que les agences de notation vont nous emmerder pendant tout ce temps sans réaction des peuples ?
Réponse de le 19/11/2011 à 14:55 :
Pour financer les promesses des élus politiques ont a eu recours a l'endettement, ce qui nous a permi globalement de bien vivre et d'éléver nos enfants de partir en vacances d'avoir ponts, d'être soigné sans trop y laisser de sa poche de pouvoir partir en pré retraite. Brefs on en a profité...
Aujourd'hui vers qui on se tournait pour demander de l'argent nous disent qu'il souhaite plus nous en préter dans les même conditions vu qu'ils ont peur de ne pas être remboursé (voir russie, argentine etc..)
Donc la seule qui peut preter c'est la banque centrale puisque c'est elle qui fabrique l'argent. Sauf que si elle en fabrique trop il y aura de l'inflation c'est a dire la baguette de pain a 10? et le smic a 3000?, et les dettes resterait toujours au même niveau. Mais cela Anfgela elle ne le veut absolument pas.
Car elle a fait des efforts comme une fourmi pour ne pas trop depenser et ne pas avoir trop de dettes, tandis que les autres se sont laissé allez à être des cigalles.
Donc Angela elle leur dit pas de question d'avoir chanté pendant 20 ans pour après faire avaler vos dettes par la BCE qui risque d'être plombé par vos dettes pourries. Va falloir ranger la guitare au placard et vous mettre dans la tête que maintenant faut payer et ne plus emprunter. Vu l'ampleur de la situation 30 ans chanson = 10 ans de traversé du désert...*
Réponse de le 19/11/2011 à 20:04 :
Corrigez moi si je me trompe:

Un banquier a besoin de 1 million d'euros pour prêter a son client; il demande donc, disons, 1 010 000 euros a la Banque Centrale Européenne. La BCE le débite de 1 010 000 euros. Il reçoit l'argent et envoie immédiatement 10 000 Euros a la BCE pour payer les intérêts. Le banquier prête le millon d'Euros a son client a 10% d'intérêt ( plus si le prêt est remboursé en retard ). Répétons le tout pour 1000 clients; ils auront emprunté 1000 millions et devront rendre au minimum 1100 millions au banquier. Or l'ensemble des clients n'ont que 1000 millions en tout! Y a un problème...
a écrit le 18/11/2011 à 20:46 :
afin DE tenir compte du contexte macro-économique. Était-ce ... le bon moment ?
a écrit le 18/11/2011 à 20:24 :
nous en avons assez de ses agences de notations fermer les, arrêter les bourses et l'économie normale reprendra le dessus il n'y aura plus de crises
Réponse de le 19/11/2011 à 14:50 :
enfin un eclair de lucidité... oui fermons la Bourse et les agences de notation qui ne servent qu'à une minorité d'opportunistes sans vergogne
Réponse de le 19/11/2011 à 15:15 :
Fermons les bourses , les agences de notations , les banques, les aeroports, les usines automobiles, etc et revenons au troc et a la voiture a bras. En plus, ce serait la fin du rechauffement climatique et des indignes, La Presse aussi, supptimons la Presse ecrite et parlee et reorganisons des croisades et des tournois.
a écrit le 18/11/2011 à 18:50 :
Oui c'est le bon moment, enfin c'est beaucoup trop tard mais mieux que jamais comme avec le superbe AAA des subprimes.

Les banques sont en faillite et ne peuvent pas gérer en ayant prêté 40 fois leurs fonds propres, c'est un FAIT.
a écrit le 18/11/2011 à 18:48 :
Ces agences commencent vraiment à faire rire, comment peuvent elles avoir les moyens et capacités pour analyser un si grand nombre d'entités.

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