Arkéa se démarque du Crédit Mutuel
Séverine Sollier
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Crédit Mutuel Arkéa a change de logo et de couleur tout en enregistrant des résultats record en 2011. Cette fédération bancaire mutualiste a rebaptisé la grande majorité de ses filiales du nom ARKEA, écrit en majuscule et en rouge. Seuls les trois réseaux d'agences de banque de détail conserve leur appelation Crédit Mutuel écrit en bleu. Il s'agit des Crédit Mutuel de Bretagne, Crédit Mutuel du Sud-Ouest et Crédit Mutuel Massif Central.
"Nous progressons dans le démarcage des entités par rapport au Crédit Mutuel", indique Jean-Pierre Denis président du Crédit Mutuel Arkéa avant d'ajouter, "nous revendiquons une vraie autonomie du groupe". Le groupe Crédit Mutuel est en effet divisé historiquement en 18 fédérations régionales réunies au sein d'une confédération nationale. Mais les fédérations se sont au fil du temps structurées en trois pôles. Celui de l'Est de la France est de loin le plus gros : il rassemble autour du noyau de la Fédération Centre Est-Europe, 11 fédérations (la 11e, le Crédit Mutuel Anjou ayant adhéré officiellement le 1er janvier 2012) et le CIC. Il se baptise CM11-CIC. Le pôle de l'Ouest regroupe Crédit Mutuel de Bretagne, Crédit Mutuel du Sud-Ouest et Crédit Mutuel Massif Central, sous l'appellattion globale de Crédit Mutuel Arkéa. Enfin, le troisième grand pôle se situe au Nord sous l'appellation de Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE).
Arkéa garde ses distances
Début 2011, à la suite de l'accession à la présidence de la confédération de Michel Lucas, les relations entre le pôle Ouest dont le siège est à Brest et le pôle Est basé à Strasbourg - dont Michel Lucas est aussi le dirigeant - se sont tendues. Dans une interview donnée à La Tribune il ya un an, le 9 mars 2011, Jean-Pierre Denis indiquait : "La concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul homme et l'effacement de la Confédération derrière le groupe principal, le Crédit Mutuel Centre Est Europe pose un problème de gouvernance". Il précisait par ailleurs : "s'il n'y pas de changement de gouvernance, nous garderons nos distances". Cette année Jean-Pierre Denis confirme qu'"il n'y a aucun changement par rapport à l'an dernier".
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