Grèce : Le Pasok privilégie les réformes aux hausses d'impôt

A une semaine des élections législatives, le parti au pouvoir en Grèce, le Pasok, a dévoilé son programme économique. Il y promet des réformes sur la libéralisation de professions plutôt que des hausses d'impôt.

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 Le chef de file du Pasok, Evangelos Venizelos, a dévoilé samedi son programme économique à une semaine des élections législatives anticipées en Grèce, promettant des réformes sur la libéralisation de professions plutôt que des hausses d'impôt. Le parti de l'ancien ministre socialiste des Finances, qui a joué un rôle clé dans le sauvetage financier de la Grèce par l'UE et le FMI l'an dernier, est devancé dans les sondages d'intentions de vote par son rival conservateur, Nouvelle Démocratie.

Entre 14 et 19% des suffrages

Le Pasok, arrivé au pouvoir en 2009 avec près de 44% des voix, devrait obtenir le 6 mai entre 14 et 19% des suffrages, les électeurs le tenant pour responsable de la sévère cure d'austérité imposée par les bailleurs de fonds en échange de leur aide financière. Evangelos Venizelos a pris les rênes d'un parti en capilotade en février en succédant à l'ancien Premier ministre George Papandreou. A l'époque, le Pasok jouissait d'une cote de popularité de seulement 8%.

Ne plus décréter de baisse des salaires

Le nouveau dirigeant s'est engagé samedi à ne plus décréter de baisse générale des salaires et des pensions aussi longtemps que le pays poursuit sur la voie des réformes. "Aucun citoyen grec ne devrait vivre dans la crainte des mesures qui seront prises en juin", a tenté de rassurer le dirigeant socialiste en faisant allusion au nouveau tour de vis annoncé pour le mois suivant les élections législatives. "Nous nous engageons (sur ce point) et nous vous assurons qu'aucun nouvel impôt ne sera décrété". Il a ajouté devant une foule de partisans enthousiastes: "Tout au contraire, nous nous concentrerons sur des réformes structurelles de manière à avoir un Etat moins volumineux et moins coûteux, à ouvrir des professions et des marchés et à permettre à chacun d'accéder librement aux activités économiques et de production". 

Respecter les engagements budgétaires

La semaine dernière, le chef de file de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a promis en cas de victoire électorale de réduire les impôts et d'augmenter les dépenses sociales tout en respectant les engagements budgétaires fixés par les bailleurs de fonds étrangers. Nouvelle démocratie et le Pasok sont les deux seules grandes formations politiques grecques à soutenir le renflouement des finances du pays, qui ploie sous le fardeau de la dette.

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Commentaires 6
à écrit le 01/05/2012 à 0:20
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Il n'est que temps! Il faut d'abord faire rentrer les impôts avant d'en créer d'autres.

à écrit le 30/04/2012 à 10:00
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Un reportage sur la chaine ARTE demontre tout le mecanisme sur la tragedie grecque, les politiciens grecs qui soit de droite ou de gauche ont fait croire à leur population que l'europe était la vache à lait et les dirigeants européens ont été dupés p...

à écrit le 29/04/2012 à 18:27
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OUI A LA LIBERALISATION

à écrit le 29/04/2012 à 11:40
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Vivement une faute de la part de ces Grecques, afin que l'UE les lache complètement à leur sort.

à écrit le 29/04/2012 à 10:47
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chez nous en France, nous ne connaissons que les hausses d'impot. ideologie? se cache souvent dans ce pays, sous le masque de l'egalite : L ENVIE

le 30/04/2012 à 15:30
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Les grecques ont un super bouclier fiscal, seul 6 (2x3) personnes déclarent plus d'1 millions ? de revenus et nous avons vu le résultat, alors qui ose encore parler de Libéralisme économique ?

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