Après des résultats décevants, Société Générale veut réduire ses coûts

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La grande banque française a fait état mercredi d'une perte doublée par rapport aux prévisions au quatrième trimestre 2012. Des charges exceptionnelles ont pesé sur ses résultats, et elle entend se recentrer sur sur principaux métiers d'ici à 2015.

Elle ouvre le bal des résultats des grandes banques françaises. Et n?annonce rien de positif. La Société générale a annoncé une perte de 476 millions d?euros au quatrième trimestre 2012. Soit deux fois plus que ce que les experts anticipaient. Au titre de 2012, le résultat net part du groupe s'inscrit à 774 millions d'euros, en diminution de près de 68%, précise le communiqué publié par la banque.

Plusieurs éléments exceptionnels expliquent cette dégradation au dernier trimestre. L'entreprise a été contrainte de passer une charge de 686 millions d'euros liée à la rééavaluation de sa dette et de provisionner 300 millions d'euros pour "litiges", une décision qui pourrait être motivée par l'enquête en cours sur la manipulation du taux interbancaire Libor. La Société générale précise que, ces éléments exceptionnels mis à part, elle affiche un résultat net part du groupe de 3,368 milliards d'euros en 2012.

Produit net bancaire en baisse

Le produit net bancaire recule de son côté de 10,3% à données constantes à 23,11 milliards d'euros sur l'année, et de 14,5% à 5,13 milliards sur le seul quatrième trimestre, période au cours de laquelle le coût du risque signe une accélération de 22,2% du fait de la dégradation de la conjoncture.

En 2010, la Société générale avait déclaré vouloir dégager 6 milliards d'euros de résultat en 2012. La crise de la dette dans la zone euro a tué cette ambition.

Amélioration de sa solidité financière

L?an passé, la deuxième grande banque française a bouclé des cessions annoncées aux marchés pour améliorer une solidité financière régulièrement jugée plus faible que celle de sa rivale BNP Paribas. "La banque a très significativement amélioré sa solidité financière tant en matière de capital que de liquidité. Fort de cette dynamique, le groupe a désormais sécurisé l'atteinte de son objectif de capital Core Tier 1 'Bâle 3' de 9% à 9,5% à fin 2013 et aborde avec confiance cette année de transition économique et réglementaire", souligne le PDG Frédéric Oudéa dans un communiqué (PDF).

Réduction de coûts

La Société générale entend désormais se concentrer sur la suite de sa réorganisation, laquelle devrait se traduire dans les prochains mois par de nouvelles réductions de coûts et la constitution de trois grands pôles : un premier autour des réseaux France, une deuxième division réunissant les réseaux internationaux et les services financiers spécialisés et assurances, et une troisième rapprochant la banque de financement et d'investissement et la banque privée, la gestion d'actifs et les services aux investisseurs.

Les détails de cette nouvelle organisation seront déclinés "dans le temps", ajoute la Société générale, qui ne donne pas d'objectifs financiers.

Société générale ajoute que son conseil d'administration proposera un dividende de 0,45 euro par action sur la base de ces résultats lors de l'assemblée générale du groupe le 22 mai.

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Commentaires
a écrit le 13/02/2013 à 17:37 :
provisions, provisions, voilà du travail pour les contrôleurs de Bercy....!! A vérifier si vous en êtes capables...!!!
a écrit le 13/02/2013 à 9:51 :
Toujours beaucoup d'éléments exceptionnels au point que cela devient du récurrent et c'est bien là le problème. Les effets de la conjoncture et des erreurs effacent le résultat opérationnel. Bref ils bossent pour rien, entre un Kerviel et les roueries sur le taux du Libor, ça commence à bien faire.
Réponse de le 13/02/2013 à 12:24 :
et l'affaire KERVIEL n'a rien arrange non plus
Réponse de le 13/02/2013 à 15:29 :
Je note que les provisions passées impactent également l'IS..l'état perd gros avec ces dépréciations massives (GLE garde son cash..et améliore ses ratios..). Il faut peut ètre analyser les résultats avec un peu plus de recul, ..et dans un environnement où le gouvernement est particulièrement agressif avec les banques..
Réponse de le 13/02/2013 à 15:59 :
des postes qui vont etre supprimes cela fait beaucoup
a écrit le 13/02/2013 à 9:17 :
Quand les banques peine à boucler leur budget, comment voulez-vous que les ménages boucle le leur.

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