L'UE face à la hausse attendue des créances douteuses

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L'UE veut aider les banques à se débarrasser de leurs mauvaises créances
L'UE veut aider les banques à se débarrasser de leurs mauvaises créances (Crédits : Thierry Roge / Reuters)
Les banques européennes risquent de voir leurs "prêts non performants" (prêts peu susceptibles d'être remboursés) augmenter, ce qui pourrait entraîner une détérioration de "la capacité" des banques "à prêter", selon la Commission européenne.

Bruxelles a présenté ce mercredi un plan contre l'accumulation de mauvaises créances (prêts non performants) dans l'UE, dans le cadre de la pandémie de Covid-19, pour s'assurer que les ménages et les entreprises continueront à être financés.

"La stratégie adoptée aujourd'hui contribuera à une reprise rapide et durable en Europe en aidant les banques à éliminer ces prêts de leur bilan et à continuer de distribuer des crédits", a expliqué le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis.

Lire aussi : Banques : hausse des créances douteuses en vue, "mais tout à fait gérable", selon Frédéric Oudéa

Une augmentation du volume de mauvaises créances attendue

Les prêts non performants (PNP) sont des prêts pour lesquels il y a un retard de remboursement ou qui sont peu susceptibles d'être remboursés par exemple car l'emprunteur est confronté à des difficultés financières.

Selon la Commission européenne, une augmentation du volume de ces créances douteuses est attendue dans l'ensemble de l'UE, sans que l'on sache "dans quels délais ni dans quelles proportions", ce qui pourrait entraîner une détérioration de "la capacité" des banques "à prêter".

Pour anticiper le problème, Bruxelles compte "développer davantage les marchés secondaires pour les actifs douteux", afin de permettre aux banques de les éliminer de leur bilan.

"Renforcer la transparence"

Dans ce cadre, elle propose aussi d'établir dans l'UE "une plateforme centrale de données électroniques afin de renforcer la transparence du marché", en vue de "traiter de manière efficace le problème des PNP".

Bruxelles suggère aussi de "soutenir au niveau de l'UE la création de sociétés nationales de gestion de portefeuille (SGP)" pour venir en aide aux banques en difficulté en leur permettant d'éliminer les PNP de leur bilan.

Autre piste avancée: une réforme de la législation de l'UE en matière d'insolvabilité et de recouvrement des créances des entreprises, pour aider à faire converger les différents cadres existant dans l'UE.

Le plan de la Commission s'appuie sur un ensemble de mesures déjà mises en place en 2017. À la fin du deuxième trimestre de 2020, le ratio de prêts non performants pour l'ensemble des banques de l'UE s'est établi à 2,8%.

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Commentaires
a écrit le 17/12/2020 à 11:07 :
Depuis la COVID ,les depots de bilan ont diminue ce qui prouve que l'on subventionne tout et son contraire. La encore les POLITIQUES incompétents ont mis la pagaille !!!!!! en empêchant les banques de faire leur boulot !!!!!on les a obliges à prêter les yeux fermé !!!!!
a écrit le 17/12/2020 à 8:33 :
L'UE étant déjà elle même une créance douteuse c'est toujours inquiétant en effet.
a écrit le 17/12/2020 à 4:17 :
Il n'y a pas de créances douteuses en France car il existe un fond de garantie du pipeau autoévalué par les banques (cf. relations avec les agence de notations) pour endormir les épargnants...
a écrit le 17/12/2020 à 3:40 :
" marches secondaires" entendre titrisation pour les malcomprenants.
a écrit le 16/12/2020 à 20:51 :
sans deconner?
rien que sur l'immobilier ils ont tellement le feu a la baraque qu'ils proposent d'en remettre une couche pour eviter que ca se degonfle en ' assouplissant les regles de credit'
on marche sur la tete
a écrit le 16/12/2020 à 20:17 :
Ce n’est pas honnête de vouloir cacher «  les crédits non remboursés dans un bilan »
Si les crédits sont accordés : c’est pour être remboursés, pas normal que l’UE veut faire payer cela à tous les contribuables.
Il est plus judicieux de créer une assurance obligatoire en cas de perte d’emploi ou de blocage en cas de pandémie ou perte d’emploi...
Les banques sont responsables , à qui elles prêtent de l’argent : c’est aux banques d’assumer ces contrats et non aux contribuables qui eux n’ont rien choisi .

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