La reconnaissance faciale pour retirer de l'argent, première mondiale signée CaixaBank

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Caixa Bank a travaillé avec Fujitsu et la startup espagnole FacePhi pour élaborer son dispositif de reconnaissance faciale intégré au distributeur automatique de billets.
Caixa Bank a travaillé avec Fujitsu et la startup espagnole FacePhi pour élaborer son dispositif de reconnaissance faciale intégré au distributeur automatique de billets. (Crédits : Caixa Bank)
La première banque de détail espagnole, CaixaBank, propose de remplacer les codes par de l'authentification vidéo aux distributeurs de billets. Le dispositif, présenté comme une première mondiale et installé dans quatre premières agences à Barcelone, sera déployé plus largement au cours du second semestre.

Et si retirer de l'argent était aussi simple qu'un selfie ? La première banque de détail espagnole, CaixaBank, a dévoilé jeudi 14 février un nouveau dispositif dans ses distributeurs automatiques de billets qui permet de s'authentifier par la technologie de reconnaissance faciale, par le biais d'une caméra intégrée dans l'automate et d'un écran de contrôle, en lieu et place du traditionnel code personnel. « CaixaBank devient la première institution financière au monde à offrir à ses clients la possibilité d'utiliser la reconnaissance faciale pour retirer de l'argent des guichets automatiques, sans avoir à saisir leur code PIN », s'est targuée la banque catalane.

Ce dispositif « révolutionnaire » est installé dans 20 terminaux de quatre premières agences à Barcelone et sera déployé plus largement au cours du second semestre. CaixaBank a travaillé avec Fujitsu et la startup espagnole FacePhi pour élaborer son dispositif de reconnaissance faciale intégré au distributeur automatique de billets.

« L'automate dispose du matériel et des logiciels nécessaires pour valider jusqu'à 16.000 points sur l'image du visage de l'utilisateur, ce qui garantit une identification totalement sécurisée », explique la banque dans un communiqué.

Il suffit de s'enregistrer au préalable une première fois, en quelques minutes, sur la tablette d'un conseiller en agence. Il faut tout de même présenter au distributeur sa carte ou son smartphone ou sa montre connectée puis montrer son visage à la caméra et donner un signe de vie (pour éviter les tentatives d'arnaque à la photo). Les clients qui le souhaitent pourront choisir de continuer à taper leur code.

La biométrie plébiscitée par les clients

La banque espagnole indique avoir sondé de « vrais clients » avant de se lancer afin de déterminer le degré d'acceptation de l'identification par reconnaissance faciale : 70% des répondants ont dit être prêts à l'utiliser comme alternative à la saisie de leur code d'identification personnel sur un clavier.

« Parmi les avantages mentionnés par les utilisateurs, les répondants ont souligné le sentiment de sécurité associé à la reconnaissance faciale (66% des participants l'ont mentionnée), la commodité (importante pour 19% des répondants) et la rapidité (soulignée par 15% des clients) » rapporte CaixaBank.

Se prévalant d'être « leader dans la digitalisation bancaire », le groupe espagnol rappelle qu'il avait été pionnier dans la biométrie en étant la première banque en Espagne à incorporer la technologie Face ID de l'iPhone X au lancement de ce dernier en 2017, permettant à ses clients possédant ce smartphone d'accéder à leurs comptes sans saisir leurs identifiants et mots de passe.

« Le leadership technologique nous permet de fournir un meilleur service à nos clients, plus proche et plus spécialisé », a commenté le directeur général de CaixaBank, Gonzalo Gortázar.

L'ex-caisse d'épargne mène actuellement une profonde restructuration de son réseau et souhaite développer son modèle d'agence "Store", plus grande et plus moderne, en zones urbaines.

En Chine, pays friand de biométrie, Agricultural Bank of China avait commencé à déployer en 2017 la reconnaissance faciale aux distributeurs mais il fallait tout de même entrer un code ou un numéro de téléphone pour s'identifier, sans introduire sa carte. Sur un autre registre, sans recours à la biométrie, la Caisse d'Epargne avait lancé en France en 2016 le retrait de dépannage par SMS sans utiliser sa carte au distributeur.

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Commentaires
a écrit le 15/02/2019 à 18:46 :
Le scalp date des premiers hommes sur terre...
Laisser le choix du code et autres... fera une meilleure rentabilité que ce système unilatéral...de reconnaissance faciale...
Cette époque est elle une période de sécurité absolue ?
a écrit le 15/02/2019 à 17:56 :
Un truc à oublier son code ! On retire de l'argent en DAB avec son portait, paie les sommes modérées par NFC à la caisse, sans code, commande sur le web avec un numéro de carte (& code) à usage unique, somme & durée plafonnées (validé par SMS/code à saisir) généré sur le site de la banque, à la longue on ne va plus savoir quel était le code secret faute de l'utiliser.
Quand le liquide disparaitra, ce système sera présent en GS (caisse automatique) ?
La mémoire peut avoir ses failles aussi, mon ancienne CB de SocGen, sur 25 ans, ai eu deux trous de mémoire, et une fois retrouvé le code secret, avec difficulté (papier trop bien caché), ça ne me disait rien, j'ai dû le réapprendre, pourtant utilisé pendant des décennies, parti, évaporé, des neurones morts, juste ceux qu'il ne fallait pas.
a écrit le 15/02/2019 à 12:50 :
La dernière fois qu'un logiciel soit disant hautement sécurisé (provenant d'Amazon, qui le vend aux forces de police) a scruté les visages des représentant du congrès US, il en a identifié 28 comme état des criminels.

Autant dire que la sécurité de la reconnaissance faciale est plus qu"aléatoire.

D'autre part, comment je fais pour dépanner ma copine,( ma fille, mon fils...) à distance en lui permettant d'utiliser ma carte bleue? Dois-je en plus lui envoyer ma tête sur un plateau?

La reconnaissance faciale n'apporte rien de plus qu'un numéro de code. C'est un des ces foutus gadgets qu'on veut nous imposer parce que ca permettra aux banques d'avoir en plus de toutes les infos qu'elles nous volent, notre photo.
a écrit le 15/02/2019 à 10:56 :
Les banques: Notre argent les intéresse. Oui mais bon ça on l'avait bien compris... Il me tarde les premiers piratages dont ne seront victimes comme d'habitude que de pauvres bougres.

Parce que à l'ère de l'imprimante 3D quoi de plus facile que de reproduire un visage ? Rien que ça...

C'est pas du travail ça, vous omettez systématiquement les questions de sécurité que cela pose dans une société économique dans laquelle ce domaine nous ai pourtant imposé à chaque instant et dont le CA augmente chaque année un peu plus, et là l'oublie total.

Bon par contre faut avouer qu'un sujet d'actualité aussi inintéressant faut se le coltiner...

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