Société Générale investit 1,2 million dans l'accélérateur WeSprint avec Bpifrance

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Au départ lancé à Montpellier en partenariat avec Numa en 2016, l'accélérateur de startups WeSprint a pris son indépendance et ouvert une antenne à Toulouse en septembre.
Au départ lancé à Montpellier en partenariat avec Numa en 2016, l'accélérateur de startups WeSprint a pris son indépendance et ouvert une antenne à Toulouse en septembre. (Crédits : DR)
Premier investissement de la banque dans un accélérateur en France, cette prise de participation dans la startup occitane s'inscrit dans le cadre d'un partenariat avec la Bpi, qui investit à la même hauteur.

Devenir « une rampe de lancement pour les startups » : c'était l'objectif affiché en novembre dernier par la Société Générale, à la signature d'un partenariat avec Bpifrance. En voici la concrétisation : la banque de La Défense annonce, ce jeudi, son premier investissement dans un accélérateur de startups, WeSprint, installé à Montpellier et depuis peu à Toulouse. La Soc Gen contribue à hauteur de 1,2 million d'euros au tour de la table de la jeune entreprise occitane, tout comme la BPI, via son fonds French Tech Accélération, dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir (PIA).

Créée en 2016, au départ en partenariat avec le Numa parisien, WeSprint lève en tout près de 3 millions d'euros, des business angels complétant le tour de table qui s'accompagne d'un financement bancaire. En dix-huit mois, la structure a accéléré une vingtaine de startups méridionales, dans lesquelles elle a acquis des participations.

« Nous détenons en moyenne entre 3 et 5% de parts dans nos startups avec pour objectif d'effectuer une plus-value de cession à terme », explique Arnaud Laurent, co-fondateur et directeur général de WeSprint.

Parmi les startups accélérées, Masmarthome, Faciligo, Ocean Innovation System, Doyougo ou Le Rugbynistere. En février dernier, l'accélérateur a annoncé mettre un terme à son partenariat commercial avec Numa, d'un commun accord, afin de reprendre son indépendance. Ils demeurent co-actionnaires des startups accélérées jusqu'ici.

Objectif 100 participations en 2020

L'argent récolté doit permettre de recruter 10 personnes pour renforcer l'équipe qui en compte 14 et d'ouvrir une nouvelle implantation. D'ici à 2020, WeSprint vise 100 participations dans des jeunes pousses. La Société Générale s'est fixée, elle, l'objectif à cet horizon d'accompagner 500 « pépites », c'est-à-dire selon sa définition de jeunes entreprises ayant déjà réalisé un tour de table de 300.000 euros, accompagnées par un accélérateur phare ou un fonds de capital-risque, et dont les fondateurs ont un profil de type jeune diplômé de grandes écoles ou ayant déjà l'expérience de la création d'entreprises. Avec cette entrée au capital de l'accélérateur, elle « franchit une nouvelle étape » :

« Cet investissement dans WeSprint est notre première participation dans un accélérateur français. En quelques années, les accélérateurs se sont imposés comme des acteurs clefs du développement des startups et de la chaîne de financement. Nous apprécions particulièrement la qualité des programmes d'accompagnement WeSprint, l'implication considérable de leur équipe de mentors associés, et les premiers résultats obtenus que nous allons amplifier à travers notre investissement », fait valoir Laurent Goutard, le directeur général de la banque de détail en France à la Société Générale.

La banque au carré rouge et noir, qui revendique 2.000 jeunes pousses clientes, a lancé un dispositif national d'accompagnement et une offre spécifique à cette clientèle à fort potentiel, un "Welcome pack startup" à 49 euros par mois. Elle a aussi mis en place 150 conseillers référents dans ses centres d'affaires dans 80 villes en France.

Quant à Bpifrance, il s'agit de son 14e investissement dans un accélérateur, dans le cadre du fonds dédié lancé en 2013 et doté d'une enveloppe de 200 millions d'euros sur cinq ans.

« La qualité de l'équipe opérationnelle WeSprint et de son portefeuille de startups, mais également les évolutions de la société au cours de ces derniers mois nous ont permis de confirmer la marque d'intérêt de Bpifrance et du Fonds French Tech Accélération et d'investir au cours de cette opération de financement » justifie Jonathan Lascar, directeur d'investissement chez Bpifrance.

Parmi le collectif d'entrepreneurs associés à l'accélérateur, on retrouve Didier Soucheyre (Neo Telecoms et XLR Capital), Rachel Delacour et Nicolas Raspal de Bime Analytics (revendu à Zendesk), Claudia Zimmer et Mathieu Kopp d'Acquafadas (revendu à Rakuten), etc.

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