Aux commandes depuis 2011, le patron de la banque suisse UBS, Sergio Ermotti, a livré le fond de sa pensée sur l'avenir du secteur dans un entretien fleuve au magazine Bloomberg Markets. Le banquier suisse de 57 ans revient sur le travail de recentrage accompli sur la gestion de fortune, dont il est le leader mondial aujourd'hui au point d'être "la banque de près de la moitié des milliardaires dans le monde". Il souligne le rôle d'organisateur de rencontres entre grandes fortunes, "d'événements de speed-dating sophistiqué". Un peu à la manière de l'appli Tinder, ironise le magazine américain. La banque privée de BNP a d'ailleurs conçu une appli de networking entre millionnaires.
Interrogé sur ses modèles en stratégie, le banquier suisse cite deux firmes technologiques, qui reviennent de loin :
Appelé à se projeter dans la décennie à venir, le directeur général d'UBS entrevoit de profondes mutations :
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L'intelligence artificielle et les robots-conseillers ont fait leur entrée dans cet univers où les clients sont ultra-connectés. Il reconnaît que "la technologie va nous aider à réduire la structure de coûts. Mais il faudra réinvestir ces économies afin de garder des capacités technologiques à la hauteur". Quant à savoir l'impact en termes d'emploi, le patron suisse répond :
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