Les entreprises tricolores se portent mieux dans l'après-Covid. C'est le premier enseignement livré par l'enquête de France Clusters, un réseau national regroupant 80.000 entreprises organisées en 300 clusters, pôles de compétitivité et territoires d'industrie. Menée cette année auprès de 13.000 entreprises réunies en 50 clusters en France, la démarche consistait également à identifier les PME industrielles françaises innovantes à forte croissance.
« Le ministre de l'EconomieBruno Le Maire a annoncé une croissancede 6% en 2021, et la bonne surprise, c'est que 84% des entreprises en clusters et pôles disent que cet objectif de croissance est à leur portée », souligne Xavier Roy, le directeur général de France Clusters, commentant les résultats dévoilés ce 1e décembre, dans le cadre de la 3e édition du forum Filex France.
Et de citer quelques exemples, parmi lesquels l'entreprise Febus Optics (19 salariés, 1,8 million d'euros de chiffre d'affaires en 2020, dont 50% à l'export) à Pau (64), spécialisée dans la maintenance prédictive d'ouvrage par fibres optiques, qui se diversifie dans le secteur des énergies renouvelables et cherche à lever 6 à 7 millions d'euros. Ou encore Bio-UV à Lunel (34), spécialisée dans la désinfection par ultra-violets, dont le chiffre d'affaires (70% à l'export) est en forte progression (+ 28% au premier semestre 2021).
Si le contexte de reprise post-Covid-19 est plutôt porteur, l'avenir semble lui aussi s'annoncer sous de bons auspices. Selon l'enquête, 47% des clusters et pôles annoncent que plus de dix entreprises membres verront leur chiffre d'affaires croître de plus de 10% par an durant les trois prochaines années. Soit, par extrapolation, plus de 1.500 entreprises.
«C'est par exemple le cas de Algolesco, membre du pôle Brit'inov en Bretagne, première ferme marine européenne qui fait de la culture d'algues en haute mer avec un chiffre d'affaires de 1,2 million d'euros en 2021 et qui prévoit de monter à 7 millions d'euros en 2025, illustre Xavier Roy.Ou de l'entreprise Cyclade, membre de Polymeris, sur la production d'écoplastiques, et qui cherche 4 ou 5 millions d'euros pour passer à une échelle industrielle. »