BAE Systems à nouveau soupçonné de corruption

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le Bureau britannique contre la délinquance financière envisage de poursuivre l'entreprise de défense.

L'étau de la justice britannique se resserre sur BAE Systems, dans des affaires de corruption en Afrique et en Europe de l'Est. Le Serious Fraud Office (SFO), le Bureau contre la délinquance financière, a annoncé hier qu'il allait demander l'autorisation d'ouvrir un procès contre l'entreprise britannique de défense. C'est désormais à l'"attorney general", le ministre chargé de conseiller juridiquement le gouvernement, de trancher.

Le SFO soupçonne BAE Systems « de corruption à l'étranger », concernant des contrats passés dans quatre pays : Afrique du Sud, Tanzanie, République tchèque et Roumanie. Les armements en question vont des avions de chasse à des frégates, en passant par des radars, et ils datent des années 1990 et du début des années 2000. L'annonce fait suite à des mois de négociations infructueuses entre le SFO et BAE Systems pour trouver un accord à l'amiable. La presse britannique parle d'une amende envisagée à hauteur d'un demi-milliard de livres (550 millions d'euros), mais une source proche du dossier estime que ce chiffre est « largement surestimé ». Un accord reste cependant possible. Le SFO n'a pas encore transféré le dossier à l'attorney general.

Ces nouveaux soupçons contre BAE Systems viennent trois ans après la décision de Tony Blair d'enterrer une première affaire de corruption en Arabie Saoudite, après deux années d'enquête du SFO. Le Premier ministre britannique expliquait alors que de se mettre à dos l'Arabie Saoudite allait contre l'intérêt national du pays. En revanche, le département de la Justice américain continue son enquête sur l'affaire.

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