Paris choisit Dassault Aviation pour son drone Male intérimaire

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Le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est prononcé mercredi soir en faveur de Dassault Aviation pour remplacer ses drones actuels, en attendant la nouvelle génération franco-britannique.

La France a enfin choisi le drone MALE (moyenne altitude ? longue endurance) de reconnaissance et de surveillance qui va équiper ses armées jusqu?à 2020. Le ministre de la Défense Gérard Longuet a décidé mercredi lors du Comité ministériel d?investissement (CMI) l?entrée en négociations avec Dassault Aviation. C'est un nouvel et cruel échec pour EADS, qui proposait une modernisation des Harfang, dans le domaine des drones. L'avionneur, père du Rafale, devra " fournir ce système de drones aux armées françaises en 2014 ", selon le communiqué du ministère de la Défense.

L'avionneur propose une plate-forme israélienne, conçue par la société IAI, le Heron TP, qui sera francisée et évoluera au fil du temps. Le développement impliquera plusieurs groupes aéronautiques et de défense français dont Thales. " L'implication de ces entreprises va permettre de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drones MALE franco-britannique ", veut croire le ministère.

Les autres modèles en compétition étaient le Harfang modernisé d?EADS et le Predator (General Atomics) des Etats-Unis. Les nouveaux drones doivent remplacer la génération actuelle (Harfang), dont la fin de la mise en service est prévue pour 2013, jusqu?à l?arrivée de la nouvelle génération franco-britannique à l?horizon 2020.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2011 à 9:04 :
RAPPEL : C EST UN AVION INTERMEDIAIRE qu'on jetera à la poubelle dans 5 ans.

C'est une réponse francaise au choix americain d'acheter des KC-X de boeing, après des milliers de tonnes magouilles, mais le choix du MALE reste un bon compromis


Dassault rachete le drone pour integrer l'electronique de Thales, le Transfert de techno il n'en a rien a faire, ce n'est un drone intermédiaire pour attendre les prochains drone.

la priorite dassault et le projet europeen Neuron qui marche pas mal et le Telemos franco britanique.

Moi je veux voir nos jeunes ingénieurs et techniciens travaillaient, pas les ingénieurs américains et je veux que notre pays ait une totale indépendance pour notre technologie et de notre armée, pas qu'elle soit esclave des américains ou d'autres pays. A bon entendeur.

a écrit le 22/07/2011 à 10:05 :
Gerard Longuet a choisi contre l'avis des opérationnels et pour faire plaisir à Dassault un drone israelien en cours de développement , sans appel d'offres, sans transfert de technologie, et selon les industriels concernés sans sous traitance française et enfin à un prix exhorbitant.Bizarre! Pourtant Nicolas Sarkozy s'était engagé à donner à nos forces armées les moyens d'assurer leur protection, elles devront attendre quelques années et ne disposeront alors que d'un système inopérable avec nos alliés.Mais n'est on pas en période préélectorable.
Réponse de le 22/07/2011 à 10:20 :
Derrière ce drone il y a une vision à plus long terme : la vrai échéance est sans doute celle des drones de combat, en intercation avec des avions pilotés. La mise en place d'une filière franco-anglaise passe juste par un galop d'essai sur un drone classique.
Réponse de le 22/07/2011 à 13:06 :
Ca me semble une excellente décision de faire un nouveau coucou avec les Anglais, mais bien tardive pour nos forces armées.
a écrit le 22/07/2011 à 8:30 :
Ce n'est pas très grave pour EADS qui est principal actionnaire de DASSAULT à hauteur de 46 pour cent et qui de toute façon joue sur les 2 tableaux. C'est le genre de décision propre à ménager la famille Dassault toujours très "influente" au plus haut niveau de l'état.
Réponse de le 22/07/2011 à 10:15 :
Je ne porte pas Dassault dans mon coeur, car je pense que depuis le décès de Marcel Dassault, cette société porte plus préjudice qu'autre chose par ses erreurs de stratégie, mais la grosse différence à mon sens, c'est que CASSIDIAN, la branche défense-électronique d'EADS est exclusivement porté par et pour les intérêts allemand, et ceci contre Thalès. Donc là c'est un choix Dassault-Thalès contre les ambitions allemandes de supplanter Thalès via la branche d'EADS. A l'origie d'ailleurs, il n'a jamais été possible d'aller au bout de l'intégration européenne et d'ajouter Thales dans EADS au yeux des allemands, cela faisait trop pencher la balance coté français. Il voulait par le bais d'EADS "absorber" l'electronique française, et non pas faire une consolidation représentative de l'apport de chacun.
Réponse de le 22/07/2011 à 15:36 :
Très juste.

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