Airbus : le gâchis incroyable de la gestion du programme A400M

 |   |  1036  mots
Airbus Group a fait savoir la semaine dernière qu'il présenterait d'ici la fin février son planning de livraisons d'A400M pour 2015 avec ses différents pays clients.
Airbus Group a fait savoir la semaine dernière qu'il présenterait d'ici la fin février son planning de livraisons d'A400M pour 2015 avec ses différents pays clients. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Domingo Ureña-Raso quitte son poste de vice-président exécutif suite à différents retards rencontrés dans la livraison de l'avion de transport militaire. Il sera remplacé par Fernando Alonso, vice-président en charge des vols d'essai.

La malédiction de l'A400M a finalement coûté son poste de directeur de la branche aviation militaire à Domingo Ureña-Raso pourtant promis à un bel avenir dans la branche défense et espace d'Airbus. Successeur potentiel du directeur général d'Airbus DS, Bernhard Gerwert, il n'était pas d'accord avec la direction du groupe sur les mesures correctrices visant à remettre le programme A400M d'équerre.

Le groupe tire ainsi les conséquences de la "situation critique" du programme de l'A400M, dont la montée en puissance industrielle s'accompagne de nouveaux retards mais qui est un appareil très novateur sur le marché avec des performances inédites. Domingo Ureña-Raso, qui devrait prendre d'autres responsabilités dans le groupe, paie surtout pour la dernière réorganisation à l'été 2013 des activités d'aviation de transport militaire, qui était dans le giron d'Airbus.

Pourtant remis au carré dans le cadre d'Airbus où les compétences sont nombreuses dans le domaine de l'aéronautique, le programme A400M s'est retrouvé dans une division en pleine restructuration alors que l'avion était encore sur un chemin critique dans le cadre de son développement. Un gâchis incroyable alors que les équipes de Fabrice Brégier avaient réussi à redresser à partir de 2009 la barre d'un programme mal né et mal maîtrisé pendant de longues années par les équipes espagnoles, qui n'avaient pas forcément les compétences pour gérer un projet de cette ampleur. Aussi les nouveaux avatars du programme sont imputables à ceux qui ont joué au meccano de la restructuration du groupe.

Fernando Alonso aux commandes

Le compatriote de Domingo Ureña-Raso, Fernando Alonso, qui dirige actuellement les essais en vol des avions militaires d'Airbus, intégrés début 2014 dans la nouvelle division Airbus Defence & Space, lui succède. Il "a une profonde connaissance de l'A400M ainsi que des programmes d'autres avions militaires", a précisé le groupe dans un communiqué. Le président d'Airbus Group, avait annoncé mardi 27 janvier des changements de gestion et d'organisation au sein du groupe. "Ces changements organisationnels sont conçus pour permettre des opérations plus efficaces à l'intérieur de la division d'Airbus Defence and Space et de mettre le programme A400M ainsi que son industrialisation en mesure de mieux répondre à des lacunes qui existent actuellement", a expliqué le groupe aéronautique.

"Nous faisons face à des retards dans les livraisons et dans le développement des capacités militaires", a souligné jeudi soir lors d'une réception avec la presse à Paris, le président d'Airbus Group, Tom Enders. "Ce n'est pas une catastrophe mais c'est suffisamment significatif", a-t-il ajouté en assurant lors de voeux à la presse, que son groupe travaillait "aussi dur que possible pour prendre des mesures correctives". "Nous n'avons pas exécuté le travail comme nous l'aurions souhaité et je dois m'en excuser", a toutefois affirmé Tom Enders.

"Je m'attends à ce que la nouvelle équipe se penche rapidement sur les lacunes existantes de la manière la plus efficace", a déclaré de son côté le directeur général d'Airbus Defence and Space, cité dans le communiqué d'Aribus DS. Tous les aspects industriels du programme de l'avion militaire seront ainsi placés sous la responsabilité directe de branche Opérations, dirigée par Pilar Albiac Murillo, tandis que les questions liées au développement et aux livraisons aux clients resteront dans le périmètre de la branche Aviation militaire, sous la direction de Rafael Tentor, directeur du programme A400M.

L'Allemagne très critique

Le groupe a subi de vives critiques en Allemagne de la part de la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, en raison de problèmes concernant l'A400M. Elle rencontre ce vendredi à Berlin le numéro deux du groupe, Marwan Lahoud pour faire le point sur le programme. "Il y a plus en jeu que la seule image d'une entreprise industrielle, il est question de la fiabilité de l'Allemagne dans ses alliances" militaires, a déclaré la ministre à l'hebdomadaire "Der Spiegel". Après environ quatre années de retard, l'Allemagne a reçu en décembre le premier A400M sur les 53 qu'elle a commandés.

Déplorant qu'Airbus n'ait pas le souci de la qualité du produit, la ministre a déclaré attendre désormais que "l'entreprise mette tout en oeuvre, afin que les conséquences de ses problèmes internes sur la Bundeswehr (armée allemande) soient aussi minimes que possible". D'après "Der Spiegel", le contrôle par l'armée de l'appareil a décelé "875 manquements", dont des gaines isolantes manquantes sur certains câbles électriques. En fait, ce serait 1.300 manquements... mais comme on le souligne dans le groupe tous les premiers avions militaires (chasse ou transport) livrés dans le monde sont dans ce cas. La France a par exemple accepté ses A400M, qui ne sont pas si différents de celui reçu par les Allemands.

Des pénalités pour Airbus Group

Airbus Group s'attend à payer des pénalités aux pays clients de l'avion de transport militaire A400M qui a connu de nouveaux retards, a déclaré jeudi le président exécutif du groupe, Tom Enders. "Nous aurons certainement à payer des pénalités, nous devons de l'argent à nos clients", a expliqué Tom Enders. "Cette fois, nous ne retournerons pas vers nos clients pour demander des fonds supplémentaires. C'est le groupe qui doit régler cela", a-t-il ajouté, évoquant le renflouement de 3,5 milliards d'euros obtenu en 2010 de la part de ses sept pays clients. Tom Enders a également ajouté que les résultats du groupe pour 2014, qui seront publiés le 27 février, étaient "bons".

Enfin, Airbus Group a fait savoir la semaine dernière qu'il présenterait d'ici à fin février son planning de livraisons d'A400M pour 2015 avec ses différents pays clients. Le groupe européen avait reconnu en novembre des retards dans l'ajout de nouvelles fonctionnalités dans certains avions, notamment en termes de ravitaillement en vol. Mi-janvier, Der Spiegel rapportait que seuls deux avions sur cinq pourraient être livrés à l'Allemagne cette année en raison de problèmes d'assemblage du fuselage.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/02/2015 à 15:47 :
"Trop dangereux pour les hélicoptères, qui sont par définition des appareils instables en raison des turbulences des hélices contracycliques de l'A400M"
Ne pourrait.on étudier une solution pour ravitailler les hélicos à partir de l'arrière du A400M ?
a écrit le 08/02/2015 à 22:39 :
Airbus a bon dos!
La genèse et la direction de ce programme a été faite par des politiques qui ont distribute les roles et les sous emsembles, non pas en fonction des competences, mais en fonction de critères diplomatiques ou "affectifs".
Réponse de le 06/04/2015 à 9:33 :
Le couteau Suisse que desirent environ 9 pays depuis 1985,avec plus de gouvernements et d'etat -majors que de lames au couteaux font de ce programme une usine a gaz comme savent faire des politiques et des militaires capricieux et irresponsables économiquement.Airbus non seulement fait un nouvel avion avec de nouveaux moteurs et des nouvelles hélices mais doit gérer depuis 30 ans un cahier de charges mouvant.Bravo au personnel Airbus pour votre patience avec ces grands IAKA.
a écrit le 31/01/2015 à 9:17 :
confier la gestion a la filiale atr
a écrit le 30/01/2015 à 16:03 :
Encore de sabotage par la complexe militaire industrielle americaine a l'encontre de la France (cf A380, la Rafale, Mistral etc.)
Réponse de le 30/01/2015 à 18:05 :
Atention, ll ne faut pas être non plus parano. Pour l'A400M, on s'est mis dedans tout seul. Lire l'excellent message de "Rafale" qui explique que l'on a du partager les tâches à l'ensemble des pays sachant que tout les partenaires n'avaient les compétences requises. Sinon, même si l'A400M est assemblé en Espagne, c'est pas l'Espagne le maître d'oeuvre du projet. La responsabilité vient de l'ensemble de la direction de AIRBUS qui a fait des promesses intenables aux dirigeants européens. Ces derniers voulaient le A400 M à un prix i"déal" qui ne prenaient pas en compte tout les aléas et les surcouts que pouvaient engendrer un tel programme.
a écrit le 30/01/2015 à 14:07 :
Au delà de la nationalité il y a ceux qui ont et ceux qui n'ont pas les compétences. Les différents pays financeurs veulent un retour industriel (usine, Nb d'emploi) et de prestige avec des postes de "chef" que ceux ci soient ou non compétent. C'est tout le problème d'Airbus qui n'est toujours pas une société classique.

C'est comme ça mais les politiques ne voudront jamais admettre qu'ils sont à l'origine des défaillance d'organisation et de management.
a écrit le 30/01/2015 à 13:46 :
pourquoi on donne la maîtrise de ces projets à des espagnols malgré leur incapacité.
a écrit le 30/01/2015 à 13:00 :
Un retards de 3 à 5 ans, une incapacité à produire les avions, une fiabilité technique a confirmé, un prix supérieur au estimation..... Les échec d'aire bus dans la branche militaire ne sont plus justifiable..... Il y des tete a faire tomber... Une honte pour cette entreprise....
Réponse de le 30/01/2015 à 14:48 :
OK, on fait de meme pour le F35? 10 ans de retard...
Personne n'a récement livré un avions dans les temps et les couts. Exception apparement, le rafale aurait tenu son budget.
Alors pour la honte allons-y.
Réponse de le 30/01/2015 à 17:37 :
Oui c'est clair que les amerlocs ne peuvent pas nous donner des leçons là-dessus. Leur F35 est une immense daube hors de prix !
a écrit le 30/01/2015 à 10:46 :
Non seulement l'incompétence avérée de certains dirigeants sabote ce projet, au profit de deux avions concurrents, l'un américain, l'autre russo-ukrainien.
L'Antonov 70 est moins cher et plus performant que l'Airbus 400M, mais pour l'instant il est plombé par une zizanie passagère entre la Russie et l'Ukraine.
Passagère car dans deux ans tout au plus l'actuel pouvoir ukrainien aura rendu son tabler dans des conditions tragiques...
Réponse de le 30/01/2015 à 10:57 :
Ah? Amusant. Difficultés passagères... Quand on se tire dessus, les problèmes sont peut-être plus conséquents que la zizanie passagère évoquée... D'autant qu'il est illusoire d'affirmer que seul Moscou détient la clef du problème Ukrainien. Je ne dit pas que les Ukrainiens ne pourront jamais faire voler l'Antonov, mais affirmer que la guerre sera terminée dans 2 ans suppose des capacités divinatoires.
Réponse de le 30/01/2015 à 15:45 :
Exactement Math à votre service, j'en rajoute une couche en vous annonçant l'éclatement de l'U-E pour bientôt(je le savais en 2008, et j'ai averti en conséquence les dirigeants de l'U-E pour tenter de limiter les destructions).
Pour info dans ce sens, je vous invite à lire le dernier article de Jacques Sapir sur "Russeurop": intitulé "l'Allemagne entre deux maux".Je rajoute que je n'ai jamais utilisé ces facultés pour gagner en Bourse car je considère cette activité comme démoniaque.La Bourse devra être supprimée dans l'organisation économique de l'avenir.
Réponse de le 08/02/2015 à 18:10 :
Je suis impressionné par votre clairevoyance!
a écrit le 30/01/2015 à 9:31 :
L'A400 ou comment sabote-t-on l'industrie européenne, se sabote-t-elle, elle même grâce à sa technocratie la plus abjecte, où l'aide-t-on de l'extérieur, l'Empire ne soufrant pas la concurrence?
a écrit le 30/01/2015 à 6:44 :
Un retards de 3 à 5 ans, une incapacité à produire les avions, une fiabilité technique a confirmé, un prix supérieur au estimation..... Les échec d'aire bus dans la branche militaire ne sont plus justifiable..... Il y des tete a faire tomber... Une honte pour cette entreprise....
a écrit le 30/01/2015 à 6:16 :
C'est impressionnant ce nombre de patrons incompétents qui se trouve toujours de nouvelles places... Bien évidement les primes de licenciement de quelques millions lui seront versées pour le remercier de la mer.. qu'il a fait et laissé...
a écrit le 29/01/2015 à 23:57 :
vrai responsable ou simple fusible? Une explication de texte aurait ete la bienvenue...
a écrit le 29/01/2015 à 17:45 :
finalement, tout ceci permet d'affirmer une chose, les programmes d'Airbus devraient être pilotés par des équipes françaises, depuis Toulouse. le fiasco de l'A380 en 2005 en est la preuve, avec une équipe allemande qui ne s'est pasmise au diapason. Chez Airbus military, on peut aussi évoquer le cas de l'Eurofighter...
Réponse de le 29/01/2015 à 18:11 :
pun peut trop franchouillart les comentaires de certains les ALLEMENS on une industrie aeronautique vue le passèe qui n a rien a envier au FRANCAIS
Réponse de le 29/01/2015 à 18:14 :
Airbus n'est pas et ne sera jamais français, arrêtez votre nombrilisme. Toulouse est tout juste une chaîne de montage avec un petit peu de R&D. La technologie vient d'ailleurs.
Réponse de le 29/01/2015 à 19:36 :
Dans ces grand projets de defence c est la politique qui joue le chef d orchestre, tout le monde le sait.Le plus grand obstacle c est le chauvinisme des décideurs politiques et pas les ingenieurs.
Cr qui compte ce sont les chiffres.
Combien de Eurofighters vendus et livrés ?
Combien de Rafales vendus et livrés ?
La reponse est là.
Réponse de le 29/01/2015 à 20:23 :
Vérifiez vos informations, mais Airbus est construit sur d'ancienne entreprises aéronautiques principalement françaises, où les compétences en aéronautique et aérospatiale étaient et sont excellentes. Cependant, comme pour le programme Gallileo, de nombreux ratés sont occasionnés par le fait que chacun des partenaires européens veut sa part du gâteau, ce qui est compréhensible car les fonds étaient et sont encore beaucoup issus de l'argent public. Le problème c'est qu'au lieu de privilégier l'efficacité, nous privilégions la répartition de l'emploi. Donc, non arrêtons de s'auto-flageler, les français sont excellents dans les domaines aéronautiques et aérospatiales pour la simple raison que le coeur de l'entreprise, le centre d'excellence d'Airbus Group est à Toulouse (et maintenant le siège social aussi suite à la décision du dirigeant allemand de l'époque Tom Enders). Toulouse est loin d'être une simple chaîne de montage. Ces programme patisse de la politisation de ce groupe.
Réponse de le 29/01/2015 à 20:45 :
@Jul, donc si je vous suis bien Airbus est français pour vous ... Pour moi, Airbus Group à son siège social à Leyde aux Pays Bas et ne sera pas déplacé en France pour de simples raisons fiscales ... Tom Enders étant encore là jusqu'en 2016 au moins, on peut difficilement parler de "dirigeant [...] de l'époque.
De plus, les équipements à forte valeur ajoutée (moteurs, bord d'attaque, ...)
Et enfin, il n'y a aucun centre d’excellence en France.
Désolé pour vous ;-)
Réponse de le 29/01/2015 à 22:18 :
Au temps pour moi, je voulais parler du siège opérationnel aui a déménagé à Toulouse, le siège social étant juste un lieu financier dans notre cas, et bien entendu au Pays-Bas.
Ensuite les satellite: autant d'effectif et de pôles en France qu'en Allemagne.
Les moteurs: SNECMA, SAFRAN... cela ne vous parle pas?
Les cockpits, si on parle de valeur ajoutée: Thalès...
Les pièces mécaniques: Aérolia, Mécachorme...
Avions régionaux: ATR en partenariat avec l'italien Finmeccanica
L'armement avec MBDA et l'angalis BAE...
Ne crachons pas sur le fait que dans ces secteurs, nous avons de quoi être fier. Et je dis cela juste pour arrêter de se lamenter et de toujours penser que l'on ne vaut rien en France (sans faire de nombrilisme), c'est un fait.
Réponse de le 29/01/2015 à 22:30 :
Jul fait semblant de tout savoir mais en fait il croit savoir ! AIRBUS c'es une grosse machine dans laquelle les usines françaises ( Toulouse mais aussi Nantes, Méaulte et plein de gros sous-traitants ) sont impliqués y compris dans la R&D car il faut savoir que les sous-traitants qui son choisis par AIRBUS pour développer un ensemble ( qui peut-être très important comme ne partie de fuselage ou le train d'atterrissage ) ou une fonction ( comme la climatisation ) sont des partenaires à risque qui doivent financer leur R&D ( bien sur sous le contrôle d'AIRBUS) .
Réponse de le 30/01/2015 à 10:29 :
@JUL
"Airbus n'est pas et ne sera jamais français, arrêtez votre nombrilisme. Toulouse est tout juste une chaîne de montage avec un petit peu de R&D. La technologie vient d'ailleurs."
Voilà qui est très fort ! Alors comme ça, la france a un rôle mineur dans la conception et la fabrication des AirBus ? Voilà qui va faire plaisir aux 10 000 ingénieurs français qui travaillent directement ou indirectement pour AIRBUS, THALES, SAFRAN, SNECMA, BUGATI, ZODIAQUE etc...
Réponse de le 30/01/2015 à 13:16 :
Le bureau d'études central est à Toulouse, et la majorité des équipementiers sont Français.
Quant aux moteur la plupart sont des CFM56 de conception franco américaine. (Conception pas fabrication sous licence ou sous-traitance).
Les Allemands ont eu une industrie aéronautique performante, mais dans le passé. Il n'y a plus de programme majeur 100% Allemand.
Réponse de le 30/01/2015 à 13:22 :
Je vous aurais vexé les petits gars? Mettre des pièces les unes à la suite des autres, comment définissez vous cela? Pour moi c'est une chaîne de montage, rien de plus. Le reste a déjà été dit (centre d'excellence, siège social, ...) j'en suis désolé pour vous mais c'est ainsi...
Réponse de le 30/01/2015 à 14:12 :
Les Allemands avaient la premiere industrie aeronautique au Monde (Messerschmit,...) avant la 2nd guerre mondiale. Le moteur a réaction est une invention Allemande (et Britannique). Les Américains ne s'y sont pas trompés en demandant a la crème des ingénieurs Allemands (Von Braun,..) de travailler pour eux après-guerre. La France est un pays qui a toujours joue un rôle important, mais il faut bien admettre que le fait que les Allemands aient du se retirer de ce secteur suite a la défaite de 45, nous a bien facilite les choses.
Réponse de le 02/02/2015 à 10:22 :
Cher Jul pouvez vous nous expliquer d'où vient la technologie ? (Vous nous dites qu'elle vient d'ailleurs).
Réponse de le 02/02/2015 à 10:22 :
Cher Jul pouvez vous nous expliquer d'où vient la technologie ? (Vous nous dites qu'elle vient d'ailleurs).
Réponse de le 28/02/2015 à 23:28 :
"Mettre des pièces les unes à la suite des autres, comment définissez vous cela? Pour moi c'est une chaîne de montage, rien de plus. " => vous n'avez visiblement AUCUNE connaissance de ce dont vous parlez, et vous accumulez les clichés tous plus désolants les uns que les autres. Faites quelques visites aux bureaux d'études, aux différents labos, aux essais en vol, aux chaines de montage, aux ateliers peinture, etc... et vous verrez ce que c'est qu'un savoir-faire d'avioneur qui, je le rappelle puisque vous semblez l'ignorer, consiste principalement à intégrer ensemble des centaines de systèmes et de technologies dans le but de fabriquer un avion en réponse à des spécifications.
Airbus n'a pas vocation à fabriquer absolument tous les éléments qui sont dans ses avions, de la même manière qu'aucun constructeur automobile ne fabrique toutes ses pièces et sous-systèmes; ce sont les fournisseurs industriels qui se chargent du développement et de la fabrication des systèmes unitaires. Et croyez-moi, pour faire fonctionner ensemble cette multitude d'éléments, c'est autre chose qu'un simple Légo !
a écrit le 29/01/2015 à 16:44 :
un programme piloté par Alonso... ça devrait aller vite ))) bon je sais, tout le monde y a déjà pensé
Réponse de le 03/02/2015 à 8:41 :
Bien vu quand même...
a écrit le 29/01/2015 à 16:32 :
Ne soyez pas si négatif : c'est un avion très complexe, auquel on demande beaucoup, mais il est en service, et donne apparemment satisfaction. C'est çà qui compte.
Les retards sont venus au départ d'une décision arbitraire de Chirac, alors président : il a fait annuler l'appel d'offre qui donnait à P&W Canada le marché des turbines de l'avion, alors que c'était le seul motoriste à avoir ce type de moteur. Il a donc fallu ensuite en concevoir et en fabriquer une en Europe à partir de zéro.
Bref : les Espagnols font ce qu'ils peuvent, et c'est trop facile et trop français de dénigrer et de dire que c'est de la faute des autres.
Réponse de le 29/01/2015 à 17:14 :
100% d'accord...

Ceux qui veulent critiquer un programme devrait plutôt s'intéresser à l'EPR... qui coûtera 3 fois le prix prévu au départ... et qui ne fonctionne pas encore.
Et qui produira de l'électricité à un prix que peu de français peuvent l'acheter.
Réponse de le 29/01/2015 à 22:21 :
Ne pensez pas que le dénigrement de l'autre soit très français, loin de là...
Réponse de le 30/01/2015 à 0:06 :
"c'est un avion très complexe"
et il ne devrait pas l’être: c'est un transporteur, pas un avion de combat !!!
Et les parties délicates auraient du etre récupérés telles quelles des programmes civils d'airbus.
Les dernières versions d'Antonov auraient très bien pu faire l'affaire avec bien sur un surcout pour les otanisés. Quoique. L'armée francaise les utilise en permanence via les sociètés privés sans que cela perturbe plus que ca...

Cela me laisse pantois de faire un avion aussi couteux pour l'envoyer ensuite en zone de guerre... enfin bon espérons que l'expérience acquise dans la douleur pour mettre au point les moteurs, fadec & co servent ensuite à ATR.
Réponse de le 30/01/2015 à 2:55 :
Le probleme n'est maintenant plus le moteur. P&W Canada disposait de turbomoteurs puissants mais rien qui soit adapte immediatement aux besoins de cet avion. Il aurait aussi fallu qu'ils developpent et courrent les risques lies. P&W est responsable du moteur de l'avion f-35 et regardez les gamelles qu'ils ont accumules malgre leur experience. Chirac a pris la bonne decision politique de perenniser les competences de developpement des moteurs d'avion en Europe.
a écrit le 29/01/2015 à 15:24 :
Les deux programmes qui n'ont pas été pilotés par la partie Toulousaine (ex Aerospatiale) à savoir l'A400 et l'A380 ont eut des problèmes.... Problèmes réglés quand les choses ont été prise en main par Toulouse.
Réponse de le 29/01/2015 à 16:56 :
Le directeur du programme A380 était Charles Champion
Réponse de le 29/01/2015 à 18:14 :
J'ai des doutes ...
Réponse de le 30/01/2015 à 0:07 :
... il y aussi l'eurofighter qui est bel échec. Heureusement que le F35 fait pire.
Réponse de le 30/01/2015 à 13:12 :
Les problèmes les plus graves sont le fait de l'usine Allemande !!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :