Armement : les sept "bug" de l'exportation française

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Le Rafale pour le moment jamais exporté reste le fer de lance de la politique d'exportation de la France
Le Rafale pour le moment jamais exporté reste le fer de lance de la politique d'exportation de la France
Bien que les exportations d'armes françaises soient en hausse ces deux dernières années, le système français montre toutefois des limites, dont certaines sont facilement "gérables".

L'exportation de systèmes d'armes est un atout majeur pour la France, notamment pour sa diplomatie et les relations bilatérales qui en découlent. Un contrat majeur tel que Prosub (sous-marins) signé au Brésil en 2009 va verrouiller un grand pays émergent pendant 30 ans dans ce qu'il a de plus stratégique et intime : sa défense. Ce sera le cas aussi si la France signe enfin le contrat Rafale en Inde, un autre grand pays émergent.

En 2014, les exportations françaises sont également importantes pour l'emploi et le maintien des compétences dans une filière dite de souveraineté nationale et également pour l'exécution de l'actuelle loi de programmation militaire. Le ministère de la Défense a d'ailleurs programmé une première vente du Rafale à l'export pour réduire les livraisons de l'avion de combat à l'armée de l'air et donc tenir l'enveloppe financière de la LPM. En attendant la vente du Rafale à l'Égypte ou au Qatar, les exportations devraient s'élever autour de 8 milliards d'euros, dont 4 milliards générés par l'Arabie Saoudite. Soit un un très bon millésime sur les dix dernières années (8,2 milliards en 2009).

Des points forts...

La France a les moyens de signer des contrats majeurs à l'image du Brésil. Car elle a un système d'exportation relativement efficace, très bien soutenu par l'actuel ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Oui, la France a des armements (des avions, des blindés, des navires de guerre, des missiles) qui intéressent les armées du monde entier. Oui, les industriels sont en règle général plutôt bien organisés pour gagner des contrats export (même si certains ont encore des marges de progrès). Oui, l'administration a fait beaucoup de progrès pour valider rapidement les demandes d'export des industriels. Oui les ambassadeurs aujourd'hui mouillent beaucoup plus leur chemise pour défendre les chances des industriels tricolores à l'exportation.

Enfin, Paris dispose d'un industriel clé dans la majorité des contrats d'armements internationaux que la France négocie, le missilier MBDA. Il est partie prenante dans toutes les campagnes majeures et fait souvent la différence grâce à ses produits performants développés pour les besoins de ses armées en partenariat avec la direction générale de l'armement (DGA). Si la Pologne hésite encore dans les sous-marins c'est parce que la France vend le missile balistique Scalp naval (frappe dans la profondeur). Si le Rafale a sa chance en Inde, c'est grâce au missile air-air Meteor et au Scalp aéroporté. Si la France a récemment exporté à Singapour, c'est grâce au système de défense aérien de MBDA l'Aster 30, etc, etc...En outre c'est un bel exemple d'une intégration européenne réussie avec préservation des intérêts clés français. Paris doit continuer à soutenir l'effort de recherche de MBDA en France, les résultats commerciaux du missilier en 2014 ayant été essentiellement réalisés grâce aux produits britanniques.

...mais sept "bug"

Un tableau idyllique peut-être. Il y a malheureusement un mais. Au-delà des points forts, il y a aussi certaines carences de ce système et de temps en temps une certaine cacophonie entre les différents intervenants dans des appels d'offre. Le cas le plus célèbre étant celui du Maroc où la DGA et l'industriel ont proposé deux prix différents pour vendre le Rafale. Le soutien du réseau diplomatique est très important pour les industriels et les succès à l'export. Les ambassades ont un rôle clé. Notamment pour les PME - sujet cher à Jean-Yves Le Drian - dans la remontée des informations. Des PME qui n'ont pas le réseau commercial des grands groupes. Les ambassades sont donc leurs yeux et leurs oreilles.

Mais chacun doit rester dans son rôle : politiques, diplomates et industriels. Ce n'est ni aux politiques ni aux diplomates de se transformer en négociateurs d'un contrat sur le plan technique et financier. On a même vu un secrétaire général de l'Elysée se transformer en VRP le week-end. Avec un succès plus que mitigé... Jean-Yves Le Drian l'a en revanche bien compris, en plaçant son action au niveau politique et géostratégique.

Le partage des informations est crucial

Pour gagner un contrat, il faut une équipe unie dont chacun des acteurs doit jouer sa partition, et uniquement sa partition. Car ce qui est vital, c'est le partage des informations. Dans certain cas, ce n'est malheureusement pas toujours le cas, comme l'expliquent encore aujourd'hui certains industriels. Ce qui est également vital, c'est la coordination entre les différentes missions étatiques et industrielles, voire des administrations qui peuvent jouer une partition en solo comme on l'a vu au Maroc.

Il faut absolument parler le même langage au client. Sinon, il va prendre un malin plaisir à jouer les uns contre les autres pour son seul profit. Et puis la France oublie souvent un acteur clé pour conclure des contrats, les banques. Il faut davantage les intégrer dans le processus des négociations. Car elles ont souvent une très bonne expertise pays, une connaissance fine des marchés, des interlocuteurs variés dans les pays clés qui apportent un éclairage essentiel à la compréhension des clients de la France.

Rivalités entre industriels

La France doit régler les rivalités et la concurrence féroce que peuvent se livrer les industriels français entre eux dans un appel d'offre. Souvent une attitude contre-productive. Trois exemples : passé, actuel et à venir. Premier cas, une guerre en coulisse brutale et incroyable que se sont livrés à partir de 2011 MBDA et Thales en Arabie Saoudite pour livrer un système de défense aérien. Résultat, aucun des deux groupes n'a vendu son système à ce jour à Ryad. La France a-t-elle perdu un contrat d'au moins de 2,5 milliards d'euros ? Personne n'est aujourd'hui capable de le dire.

Dans le domaine naval les chantiers DCNS et OCEA sont actuellement en guerre frontale pour livrer des patrouilleurs à l'Arabie Saoudite, qui a choisi la France comme pays vendeur et DCNS plus précisément. Ce n'est pas acceptable. Enfin dernier exemple, Thales Alenia Space, qui vient de développer de nouveaux produits à l'export, et Airbus Space Systems vont se livrer une guerre à outrance dans les satellites d'observation dans un avenir très, très proche.

Il faut absolument que l'État décide qui doit faire quoi, quel industriel a le plus de chance dans tel ou tel pays. Car au final c'est à l'État d'arbitrer. La commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) est faite pour arbitrer. Car l'intérêt de la France est bien de faire exporter. Mais l'État manque d'une boussole impartiale et objective. Peut-être faut-il évaluer dans chacune des offres la part France la plus importante dans le produit ou le contrat afin de privilégier les emplois, ou encore en souhaitant conserver un domaine d'expertise chez un industriel... Les autorités françaises doivent fonder leur décision sur des critères nationaux. L'Allemagne le fait. La France doit le faire. Et puis l'État français a une arme de dissuasion. C'est lui qui passe les commandes nationales.

Faiblesse de l'intelligence économique

L'une des carences les plus graves du système français, c'est la faiblesse de l'intelligence économique française. A l'exception du Quai d'Orsay, les industriels et le ministère de la Défense n'ont pas ou plus une véritable expertise des pays. Et pourtant c'est très souvent décisif dans un appel d'offre internationale : qui décide ? Qui fait quoi ? Connaît-on les circuits de décision en Inde, en Birmanie - un pays qui va très certainement s'ouvrir - ou au Qatar ? Sait-on vraiment qui décide en Inde aujourd'hui ? Où en est-on exactement dans le processus de décision du Rafale ? La France connaît-elle l'opposition birmane, qui sera peut-être un jour au pouvoir, et connait-on ses circuits de décision ? Sait-on qui décide au Qatar à l'exception de l'émir. Ce qui est éminemment plus complexe... Connaît-on la pensée émirienne en matière d'achat d'armes ? Le Japon sera-t-il un concurrent ou un partenaire ? etc, etc.... Ce sont des dossiers que la France doit absolument maîtriser.

Sans cette expertise pays qu'il faut bien évidemment sans cesse renouveler, les industriels avancent au mieux à tâtons, au pire en aveugle. Du coup, ils se tournent vers des consultants internationaux, qui travaillent pour la terre entière. Ce qui n'est pas forcément le mieux pour acquérir une expertise pays indépendante et non biaisée. Des industriels comme DCNS et MBDA ont l'intelligence de laisser sur le long terme des directeurs de zone capables d'identifier des inflexions dans la politique d'acquisition d'armement d'un pays. Ce qui compense les carences en matière d'expertise de l'État. Mais le Quai d'Orsay doit aujourd'hui partager son expertise pays et la mettre au service de la diplomatie économique préconisée par Laurent Fabius.

L'absence de coopération entre les services et les industriels

Autre manque crucial pour l'exportation française. Les industriels se plaignent régulièrement que les informations récupérées par la DRM (direction du renseignement militaire) de la DGSE ne leur parviennent rarement ou jamais. La France doit être d'ailleurs plus offensive. Elle ne doit pas hésiter à espionner ses concurrents. Nos "amis" le font sans vergogne. Notamment les États-Unis. De façon plus générale, le partage de l'information entre l'État et les industriels est primordiale pour comprendre et évaluer l'offre des concurrents et la contrer si nécessaire. Sans ces informations, les industriels français sont affaiblis. Il faut donc un climat de confiance entre l'État et les industriels pour que circule ces informations.

C'est aussi le cas du partage des informations entre les armées, notamment l'armée de terre, et les industriels au moment du retour d'expérience opérationnel. Il n'est pas rare que l'armée de terre puisse évaluer techniquement un missile ou une roquette d'un concurrent étranger pris sur un théâtre d'opération. Là aussi l'information doit circuler entre les industriels et les armées.

Ne pas négliger le facteur humain

Enfin, il est important de ne pas négliger le facteur humain, trop souvent occulté par les élites françaises sures d'elle, voire arrogantes. Il est pourtant très important. Même si cela ne fait pas gagner un contrat, le relationnel entre un acheteur et un vendeur peut être un facteur déterminant dans la conclusion d'une affaire.

Un exemple, s'il n'y avait pas eu ce "fit", cette complicité entre Jean-Yves le Drian et le prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed bin Zayed, la France n'aurait jamais vendu deux satellites d'observation très sophistiqués aux Émirats Arabes Unis. Sans une relation privilégiée entre les deux hommes, les satellites seraient certainement en fabrication actuellement chez Lockheed Martin.

L'OTAN, un boulet pour l'export d'armements français?

Quelle est aujourd'hui la plus-value ou l'avantage diplomatique de l'entrée de la France dans l'OTAN en matière d'achats d'armement ? Le Qatar, les Émirats arabes unis ou d'autres pays ont-ils une plus-value en achetant à la France qui pouvait jouer avant son entrée dans l'OTAN une musique différente... Car la seule valeur ajoutée française qui demeure après l'intégration de la France dans l'OTAN est le transfert de technologie plus souple et des armements différenciés (Scalp, Meteor). Mais il peut être jugé sensible par les Américains...

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Commentaires
a écrit le 11/02/2015 à 1:42 :
Ne soyez pas si sûr que les satellites n'étaient pas vendus aux EAU avant le changement de gouvernement.
Personnellement, je préférais vendre des Rafale à la Suisse, aux Polonais et aux Belges mais si cela ne choque personne que nos bijoux aillent dans les mains de pays dont les alliances sont iconoclastes.
a écrit le 10/02/2015 à 22:29 :
" L'entrée " de la France dans l'OTAN n'en est pas une, elle a fait son retour dans le commandement intégré, mais n'a jamais quitté l'OTAN
a écrit le 09/02/2015 à 14:37 :
On ne parle que des grandes entreprises francaises pour des produits de niches, armements, biens dit de haute technologie qui de toute façon on du mal à se vendre, comme le rafale et le TGV. Une analyse qui ne mentionne pas les PME francaises, pourquoi ? Car si nos voisins allemands font au moins deux fois mieux à l'export, 1100 milliards euros en 2015 et balance excédentaire, c'est qu'il y a une miriade de PME allemandes actives ainsi que les acteurs économiques qui tournent autour, transports, et banques etc... PME qui comme en france paie leurs impots dans leur pays et embauches leurs concitoyens, à l'inverse de grands groupes locaux, qui comme chez nous limoges et ne payent pas leur impot dans leur pays. Un effet de la mondialisation les même façon de manager les grands groupes avce les mêmes résultats, positives ou négatifs, montrant d'ailleurs que l'uniformisation des méthodes n'est absolumenet pas gage d'efficacité. Ce n'est pas rien l'export allemand, représentant 50% du PIB allemand, soit 1100 milliards d'euros en 2014 année record, contre 27 % soit 500 milliards en france...¨Pour abonder dans ce sens la dernière recommandation qui m'a était faite par la chambre de commerce internationale française était de trouver une banque allemande plutôt que francaises !!! Courage ..fuyons....
Réponse de le 10/02/2015 à 18:15 :
les pme allemande sont perti integrante des grosse entreprise
en france le medef ignore voir rejette l'interet des pme
surtout quand il s'agit de sous traitance
a écrit le 08/02/2015 à 4:16 :
En espérant que l'on vous lira dans les cercles concernés, une belle analyse, bravo !
a écrit le 07/02/2015 à 20:35 :
Petit oubli, dans cet article, il faudrait que la France respecte les contrats honorés par l'autre partie ; l'histoire des mistrals va porter un très grave préjudice à cette industrie française ..
Réponse de le 07/02/2015 à 21:03 :
Ce qui est tout benef pour les américain qui en grâce a cela propose des F35 a la place des rafale a l'Inde par exemple.
Réponse de le 08/02/2015 à 3:56 :
On va les refourguer à un autre pays et on remboursera poutine qui achètera une bouse chinoise, qu'il refilera à la ferraille au bout de 7 ans.
a écrit le 07/02/2015 à 12:45 :
Il n'y a qu'un seul bug c'est d’appartenir a l'UE et d'avoir abandonner la souveraineté monétaire!
a écrit le 07/02/2015 à 3:49 :
L'assertion sur Le Rafale est questionnable car les missiles MBDA sont également compatibles d'autres vecteurs et proposés à l'export. A trop vouloir simplifier...
Réponse de le 09/02/2015 à 13:05 :
je me suis fait la meme remarque: l'Eurofighter et bientôt le Gripen profitent eux aussi ce cet armement!

L'armement exclusif pour le Rafale est ... la 2ASM.
Ils forment un duo comme le missile Phoenix formait un duo avec le F14 tomcat à leur époque.
a écrit le 06/02/2015 à 23:28 :
Après avoir trahi des allies tels que La Lybie, la Syrie, la Russie et bien d'autres, la France est devenue un partenaire non fiable. En matière de défense ça ne pardonne.
a écrit le 06/02/2015 à 19:56 :
1. Vendre des armes françaises ? Qu'est ce que cela veut dire à l'heure du grand capital où nombre de ces entreprises sont détenues par des capitaux étrangers, fabriquent à bas prix l'étranger et paient leurs impôts à l'étranger
a écrit le 06/02/2015 à 18:35 :
Merci pour ce super article, agréable à lire, instructif, et pas politiquement correct pour deux ronds.
Et un peu inquiétant : pour ce qui est de faire circuler l'information, ce qui est vital, on est toujours dans "L'étrange Défaite", apparemment.
a écrit le 06/02/2015 à 14:44 :
Notre politique internationale:
- nous avons quitté notre statut d'indépendant pour devenir le caniche des US
- nous avons trahi nos alliés et clients : syrie et lybie
- nous n'onorons pas nos contrats : mistral
- nous nous affichons comme alliés des pires régimes de la planète : golfe, ce qui éloigne d'autres clients potentiels qui ne veulent pas de ce genre de liens...

Bref, non fait tout à l'envers.....
Réponse de le 06/02/2015 à 23:20 :
Après avoir trahi des allies tels que La Lybie, la Syrie, la Russie et bien d'autres, la France est devenue un partenaire non fiable. En matière de défense ça ne pardonne.
Réponse de le 09/02/2015 à 13:03 :
je n'ai pas souvenir que la Syrie et la Lybie est été de grand alliés...
Réponse de le 15/02/2015 à 17:52 :
pitié... c'est Libye, pas Lybie ! Votre analyse me parait déjà exagérément simpliste, si en plus vous ne faites pas l'effort d'écrire les noms correctement, vous n'allez pas rester crédible longtemps...
a écrit le 06/02/2015 à 13:42 :
Très bon article et excellente analyse. Et la partie 7 bugs met le doigt là où cela fait mal. En particulier les trois premiers points: la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite, il y en a toujours qui croient que la rétention de l'information c'est le pouvoir, et les rivalités franco-françaises...
Quand va-t-on apprendre?
Réponse de le 06/02/2015 à 17:09 :
individualisme forcené.le syndrome du village gaulois
a écrit le 06/02/2015 à 12:35 :
c'est comme la bataille entre areva et edf les querelles et les mentalites de certains dirigeant n'a jamais été tres bon pour les affaires a chacun son role les politiques d'un coté les industriels de l'autre ce qui n'empeche pas un echange de point de vue on voit le resultat avec le non respect de la parole donné pour les mistral et les problemes diplomatiques!!! qui pour nos concurrents attisent un peu plus et nous taillent des croupieres pour eux signer des contrats
a écrit le 06/02/2015 à 11:33 :
Le premier Bug ... c'est le non respect des contrats signés à l'instar des contrats MISTRAL.
Après ça que reste-t-il de crédibilité aux clients ... que des doutes ?
Réponse de le 06/02/2015 à 12:27 :
On s'en fout des mistrals perdants de Sarkozy!
Réponse de le 06/02/2015 à 12:27 :
On s'en fout des mistrals perdants de Sarkozy!
a écrit le 06/02/2015 à 11:19 :
Un très bel article merci
a écrit le 06/02/2015 à 11:01 :
Il n'y a pas que dans l'armement que "la faiblesse de l'intelligence économique française" ait des conséquences catastrophiques...
a écrit le 06/02/2015 à 10:13 :
...d'une façon générale, je dois vous dire que vous faites honneur à la Tribune.fr qui du fait du contexte régressif qui progresse à nos dépends et qui est sans doute entretenu par la bêtise de certains de nos technocrates ou politicards (pensée unique+censure) et malgré encore quelques boloss d'intervenants (certains prof économistes d'Université ou de grandes écoles de commerce ou de management, je dis bien certains ou même de think Tank ou d'instituts machins) est le premier journal économique français et loin devant. On a encor d'excellents journaluistes ou chroniqueurs en France, on a encore un peu de jugeote et le sens de l'analyse ou de la prospective, et on a des gens qui sont conscients de nos carence absurdes et insuffisances ou de nos suffisances ineptes et destructrices. L'intelligence, l'information ou la désinformation ce sont les points forts de nos concurrents et ce depuis fort longtemps, m...que fait on pour nous améliorer et mettre les moyens et nous placer au top comme le font certaines grandes disciplines sportives...qu'on envoie tous ces gens faire du Hand Ball.
a écrit le 06/02/2015 à 9:47 :
Il faut aussi que les médias la bouclent un peu sur ce sujet....
Réponse de le 06/02/2015 à 10:15 :
c'est pas dit, ça fait partie du jeu, à condition d'avoir des journalistes et des médias intelligents, y a pas que la Tribune hélas.
a écrit le 06/02/2015 à 9:04 :
utopie la vente du rafale a l'inde
ce pays est en accord avec les russes
pour un avion de combat de 5eme generation
avec mises en service pour les russes en 2016
Réponse de le 06/02/2015 à 9:35 :
dixit le site RT.com ? :-)
Réponse de le 06/02/2015 à 9:36 :
Laissez moi rire , les russes ne sont plus capables de rien , même pas de fabriquer 2 navires type BPC .
Réponse de le 06/02/2015 à 11:42 :
@helios : c'est pas encore joué pour l'Inde. Les indiens analyseront leurs options jusqu'au bout avant de conclure ou rejeter une solution. Il ne faut pas sous-estimer les bénéfices du Rafale MMRCA pour l'Inde.
a écrit le 06/02/2015 à 9:01 :
M. Cabirol, on vous reproche parfois d'être cocardier et de faire un peu dans l'excès d'enthousiasme/de confiance lorsque des opportunités à l'export se présentent, mais vous savez pour autant offrir une vision plus nuancée... et ça fait plaisir!
Merci pour cet article riche et très intéressant.
Seule la fin fait un peu tiquer : La France n'a jamais cessé de faire partie de l'OTAN. Certes, ce n'est pas un cadeau pour l'export d'armement, mais on a su vivre avec ça par le passé.
a écrit le 06/02/2015 à 8:49 :
Comment peut-on faire l'apologie de l'industrie de l'armement? Honte à ceux qui le font!
Réponse de le 06/02/2015 à 9:31 :
Ce n'est pas l'apologie, c'est le constat des failles de notre système de "vente". Si nous ne faisons pas d'armement, ne serait-ce que pour notre propre défense, d'autre le feront, pas de problème ? Et si nous ne le faisons pas pour nous, il nous faudra l'acheter ailleurs. Le monde de bisousnours n'existe pas, ce n'ai pas la peine de se cacher derrière ses mains, c'est comme ça depuis des siècles. Dormez bien...
Réponse de le 06/02/2015 à 11:44 :
@Rutabaga et @JCML : effectivement, on n'est pas vraiment dans l'apologie de l'industrie de l'armement, mais il faut bien se dire que c'est le prix de notre sécurité. Vendre des armes à l'étranger nous aident à garantir l'armement de notre propre armée, et ce en dépit d'un budget minime.
Réponse de le 09/02/2015 à 13:09 :
"Comment peut-on faire l'apologie de l'industrie de l'armement? Honte à ceux qui le font! "
mais oui mais oui et le feu ca brule et l'eau ca mouille.

Pour votre information l'industrie de l'armement sert de R&D camouflée. Regardez les objets qui vous entourent: ils existent ou alors ils ont ete très largement amélioré grace a cette industrie.

C'est sur c'est différent de faire des applications pour iphone...
a écrit le 06/02/2015 à 8:47 :
Bien que les exportations d'armes françaises sont en hausse: soient en hausse serait plus français. J'aime bien Cabirol, mais quand même, à ce niveau faire de telles fautes de français, c'est dur.
a écrit le 06/02/2015 à 7:41 :
Modi est annoncé en France en Avril. Croisons les doigts pour la signature du Rafale.
Réponse de le 06/02/2015 à 8:38 :
Sites traitant de l’aéronautique, l'Inde se pencherait plutôt sur le SU 30, avions de chasse de 4eme génération, 2 à 3 fois moins cher que le rafale pour efficacité égale voir légèrement supérieur a l'avion francais !!!
Mais CHUUUTTT faut pas le dire !! c'est pour le bien du peuple !!!
Réponse de le 06/02/2015 à 10:21 :
D'après un cousin qui sera chargé de la logistique, l'emménagement des chaînes de montage en Inde, la signature devrait se faire en mars.
Croisons les doigt
Réponse de le 06/02/2015 à 11:38 :
mais demandez aux Algériens si le Su 30 est un avion si fiable...
Quand on est un grand pays importateur d'armement on ne met pas toutes ses billes dans le même sac surtout quand l'exportateur principal est un rival régional.
Les russes fourniront le T50. De plus les Indiens ont déjà des Su 30.

De plus cette rumeur de l'achat à la place du rafale de plus de Su 30 est avant tout un moyen de pression sur Dassault.

Bref renseignez vous avant de dire des bêtises
Réponse de le 06/02/2015 à 11:57 :
Attention à la comparaison simpliste su-30MKI/Rafale.

Le prix 2 à 3 fois supérieur est pure spéculation, pour commencer.
De plus, même si on peut s'attendre à un coût unitaire inférieur, du fait des coûts salariaux, d'une complexité moindre et des infrastructures en place en Inde, on ne peut pas s'arrêter là.
Quid des coûts sur le cycle de vie? Le sukhoi en question est un avion 2 fois plus gros et plus lourd que le Rafale. Même si c'est en partie, il est vrai, une conjecture, on peut dire que le prix d'entretien augmenter avec le poids. Par ailleurs, les appareils russes sont réputés peu chers à acheter, robustes, mais plutôt coûteux à entretenir.

Enfin, il ne faut pas négliger la différence technologique entre les deux avions : l'usage de matériaux composites est bien plus important sur le rafale, qui est nettement plus discret, et dispose d'un radar à antenne active. Commandes de vol, électronique, systèmes de missions, etc. sont des technologies qui peuvent intéresser la partie indienne.
Après, des arbitrages peuvent entrer en ligne de compte, notamment au niveau financier, et c'est aux indiens de choisir. Il y a du pour et contre à peser, et ce pour chaque programme de l'IAF (MMRCA, FGFA, LCA, AMCA, etc.).
Réponse de le 08/02/2015 à 16:36 :
Très bien dit cher Mobius, vous semblez connaître les sujets Rafale, Su-30MKI et programmes indiens en cours à plus ou moins longue échéance.
.
Ceci dit, un échec du Rafale auquel serait préféré le Su-30 MKI marquerait purement et simplement la fin du programme MMRCA lancé il y a plus de 6 ans par l'Inde.
.
Le Su-30MKI ne répond évidemment pas aux critères MMRCA, qui au regard des productions russes correspondent plutôt au Mig 35, toujours à la recherche d'un premier marché export ...
Réponse de le 09/02/2015 à 13:18 :
(pour info j'adore Sukhoi)

Temps de changement d'un réacteur de Rafale: 2 à 4 heures.
Temps de changement d'un réacteur de Sukhoi: 4 jours.
Si on prend en compte que les réacteurs des Sukhoi indiens ont des problème de fiabilité cela donne le taux d'indisponibilité de leur flotte...

La consommation en kérosène est elle aussi intéressante... regardez des photos de tarmarc où il y a des avions russes et il vous sera facile de trouver l'emplacement de stationnement des avions rien qu'en trouvant les traces noires laissés par leurs réacteurs. Comme pour les pots d’échappements des veilles voitures dans les parkings...
Vous ne verrez pas ca sur les aéroports militaires occidentaux.
a écrit le 06/02/2015 à 7:23 :
"Etc, etc..."
Voilà.quelques grosses fautes.
"etc." seul est correct, le rests ressemble a un bègue en train de sauter un pléonasme.
a écrit le 06/02/2015 à 7:10 :
Comment peut on se réjouir du développement d'une activité à l'export destinée à semer la mort à travers le monde ? Activité, qui, au nom du secret défense, permet le versement de commissions ou de retrocommissions occultes . Vous parlez de la Birmanie, pays où vivent une multitude d'éthnies et qui a jusqu'à aujourd'hui échappé à une guerre civile grace à son régime miltaire tenant le pays dans une main de fer. Allons nous leur vendre des armes pour s'entretuer plus facilement ?
Réponse de le 06/02/2015 à 9:14 :
Depuis la guerre des Malouines et la guerre Iran-Irak, les armes françaises exportées n'ont pas dû tuer grand monde. Les France exporte essentiellement des avions, missiles, navires et autres systèmes d'armement lourds, pas de kalachs, machettes et autres.
Réponse de le 09/02/2015 à 13:24 :
+1 Pierre.
Ce qui tue le plus ce sont les armes de "petit" calibre, les mines et les véhicules blindés légers. Bref des sujets où l'industrie de l'armement francaise n’évolue pas vraiment (mis à part quelques petites PME).
Par contre si le sujet vous intéresse je vous conseille de vous renseigner sur le tissu de PME Allemandes, Autrichiennes, Suisse,.. qui fournissent en petite série ce matériel ni vu ni connu (comme par ex. des 4x4 classiques qu'ils blindent + tourelle armée: face à des civils cela fait parfaitement le poids).

Les commissions et retro commissions se voient aussi dans les supermarchés...
Réponse de le 14/02/2015 à 15:46 :
Je pense que les civils palestiniens assassinés à coup de missile largues pas des avions et des tirs de tanks ne seront pas trop. D'accord avec ce constat

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