Ariane 6 sur le pas de tir de l'Agence spatiale européenne

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Journée cruciale pour l'avenir d'Ariane 6
Journée cruciale pour l'avenir d'Ariane 6 (Crédits : ESA)
L'Agence spatiale européenne doit donner ce jeudi son feu vert pour le lancement de la production d'Ariane 6.

Décollera, décollera-t-elle ? Mercredi et jeudi, l'Agence spatiale européenne (ESA) va analyser de fonds en comble le programme Ariane 6 aussi bien sur le plan technique que sur le plan de l'organisation industrielle dans le cadre d'une réunion cruciale du conseil des Etats membres sur l'avenir d'Ariane 6. A l'issue de ces deux journées, l'ESA donnera son feu vert pour lancer la production d'Ariane 6 et la poursuite du développement... ou pas. L'ESA va également décider du démarrage de la phase de transition entre Ariane 5 et Ariane 6, qui vont coexister sur la période 2021-2022.

Cette réunion provoque un peu de suspens chez ArianeGroup, agacé par ailleurs par la volonté des Etats et des agences spatiales nationales de mettre à nouveau le nez dans l'organisation industrielle qu'elle a définie. "Le souffle de 2014 (date de l'annonce de création d'ASL, Airbus Safran Launchers, ndlr) a bien dû mal à se confirmer", regrette une source proche du dossier. D'autant que le programme Ariane 6 a été mené tambour battant par ArianeGroup qui est pile à l'heure. Ainsi, le groupe a déjà mis le propulseur d'appoint P120 de 200 tonnes sur le banc test pour un essai prévu dans quelques semaines.

ArianeGroup attend des commandes institutionnelles

Au-delà de l'autorisation du lancement de la production d'Ariane 6, ArianeGroup attend également le plus rapidement les commandes institutionnelles pour avoir des certitudes sur les cadences de production et donc pour proposer un prix du lanceur aux opérateurs commerciaux. De façon plus pragmatique, 2021 est déjà demain pour l'industrie spatiale, qui met un peu moins de trois ans pour fabriquer un lanceur Ariane 6. Pour être à l'heure en 2021, ArianeGroup a besoin de commandes fermes.

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Commentaires
a écrit le 14/06/2018 à 17:11 :
Une énorme erreur dans l'article concernant le P120 présent sur le banc d'essai. Ce n'est pas ArianeGroup qui a fait ce propulseur, dont l'essai sera fait d'ici quelques semaines, il s'agit d'Europropulsion qui a produit ce propulseur destiné au lanceur Vega. Le propulseur d'Ariane 6 n'est pas du tout présent car le projet côté ArianeGroup ne doit pas être mature alors qu'ils disent être pile à l'heure. Ils veulent déjà s'approprié le travail des autres
a écrit le 14/06/2018 à 17:07 :
Une énorme erreur dans l'article concernant le P120 présent sur le banc d'essai. Ce n'est pas ArianeGroup qui a fait ce propulseur, dont l'essai sera fait d'ici quelques semaines, il s'agit d'Europropulsion qui a produit ce propulseur destiné au lanceur Vega. Le propulseur d'Ariane 6 n'est pas du tout présent car le projet côté ArianeGroup ne doit pas être mature alors qu'ils disent être pile à l'heure. Ils veulent déjà s'approprié le travail des autres
a écrit le 14/06/2018 à 15:45 :
La Guyane est précieuse à l'Europe pour celà Ariane. En contrepartie l'Europe devrait la soutenir davantage. Sur ce continent Sud Américain, Elle a trop d'atouts inexploités, et est très insuffisamment protégée. Enfin, N'oublions jamais que dans ce domaine et tant d'autres, nous devons le spatial et l'aéronautique à Charles De Gaulle.
a écrit le 14/06/2018 à 10:31 :
Hahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha Trop tard... Les gars, il fallait se réveiller avant... La production n'a même pas commencée et la fusée est déjà obsolète.
a écrit le 14/06/2018 à 8:17 :
Comment ça pas de tir ? Au prix que ça coute ?
De toute manière elle tire pas elle pousse non ?

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