Après plusieurs années de tâtonnements stratégiques, Azur Drones semble avoir enfin trouvé les clés d'un décollage industriel pérenne. Depuis la mise en service du drone autonome Skeyetech autorisé à voler début 2019 par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) début 2019, la société de Mérignac vole de succès de succès sur le plan commercial, comme en témoigne le contrat signé début juin avec le leader mondial de la chimie, l'allemand BASF. "Depuis 2019, nous avons fait passer le message à nos clients potentiels que nous avions une solution opérationnelle prête à être déployée de façon immédiate et une organisation sur laquelle ils pouvaient compter", explique le directeur général d'Azur Drones Nicolas Billecocq dans un entretien avec La Tribune. Le drone Skeyetech est principalement aujourd'hui utilisé pour des missions de levées de doutes, des rondes périmétriques ou des missions d'inspection sur des sites sensibles.
Résultat, de grands noms de l'industrie mondiale (BASF, Orano, TotalEnergies, Oiltanking, ArcelorMittal... et d'autres plus discrets) mais aussi la police de Dubaï sont venus ces deux dernières années gonfler le carnet de commandes du spécialiste du drone autonome, qui revendique le leadership européen dans le domaine. "Le drone autonome Skeyetech est entré en service fin 2019 mais a réellement pris son essor en 2020, puis 2021. Aujourd'hui, c'est l'activité principale d'Azur Drones. Elle ne cesse de doubler en volume tous les ans", précise Nicolas Billecocq, qui a débarqué en mai 2019 chez Azur Drones après avoir passé une vingtaine d'années chez Safran.