La bombe de Le Maire : l'Europe a-t-elle fait le bon choix avec Ariane 6 ?

 |   |  707  mots
Bruno Le Maire se demande si Ariane 6 est de taille à lutter contre la menace représentée par Falcon 9 réutilisable de SpaceX, propriété du milliardaire d'origine sud-africaine Elon Musk.
Bruno Le Maire se demande si Ariane 6 est de taille à lutter contre la "menace" représentée par Falcon 9 réutilisable de SpaceX, propriété du milliardaire d'origine sud-africaine Elon Musk. (Crédits : ESA)
Est-ce un début de panique face à l'insolente réussite de SpaceX. Bruno Le Maire a tiré la sonnette d'alarme. Il est temps de revoir la stratégie européenne en matière de lanceur. Il y a urgence...

Bruno Le Maire a lâché une énorme bombe. Le ministre de l'Économie s'est ouvertement interrogé dimanche sur Europe 1 sur le choix de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour le futur lanceur européen. En clair, Bruno Le Maire se demande si Ariane 6 est de taille à lutter contre la "menace" représentée par Falcon 9 réutilisable de SpaceX, propriété du milliardaire d'origine sud-africaine Elon Musk. "Je suis inquiet parce que je regarde les évolutions technologiques", a-t-il expliqué. Sous-entendu, SpaceX les a fait, pas l'Europe. Et c'est le cas, car Ariane 6 est une petit Ariane 5. Ni plus, ni moins même si le ministre a déclaré que "le nouveau lanceur Ariane 6 sera aussi très performant".

"Simplement si on met les chiffres en face, a expliqué le ministre de l'Economie : un lancement d'Ariane 5 c'est 100 millions d'euros (un gros satellite, ndlr) à chaque lancement. L'objectif pour Ariane 6 c'est d'arriver à 50-60 millions d'euros le lancement. SpaceX c'est aujourd'hui 50 millions le lancement (55 millions de dollars, ndlr) et sera d'ici deux, trois ans parce que c'est un lanceur que l'on peut récupérer, ce sera 10 millions d'euros le lancement (on évoque le chiffre de 35 millions de dollars), cinq fois moins cher qu'Ariane 6".

Le Maire veut une stratégie sur les lanceurs récupérables

Au-delà des chiffres parfois inexacts, Bruno Le Maire a de façon très courageuse interrogé la filière lanceur européenne sur les choix technologiques qu'il faudrait qu'elle fasse pour se mettre au niveau de SpaceX et, plus tard, de New Glenn le futur lanceur de Jeff Bezos (Amazon). Car il est encore temps d'arrêter à fonds perdus un investissement de plus de 3 milliards d'euros pour le développement d'Ariane 6. "Je souhaite que l'on continue à investir dans l'innovation, a insisté Bruno Le Maire. Je souhaite que l'on réfléchisse à une stratégie en matière de lanceurs récupérables au niveau européen".

Et ce d'autant qu'Arianespace n'arrive plus à vendre Ariane 5. C'est le message que fait passer son PDG Stéphane Israël dans les cabinets ministériels, confie-t-on à La Tribune. Il l'a redit lors de la dernière réunion du Cospace. Pourquoi Ariane 6 serait-elle plus "bankable" qu'Ariane 5 aujourd'hui, et a fortiori en 2020? En dépit de son succès et de sa fiabilité, Ariane 5 appartient irrémédiablement au passé même si ce lanceur a réalisé "77 lancements consécutifs réussis", comme l'a rappelé Bruno Le Maire. Mais selon la CFE-CGC, chaque lancement d'Ariane 5 entraine environ 55 millions d'euros de perte pour la filière malgré les réductions de coûts obtenues.

D'une manière générale, Bruno le Maire affirme que "si on veut que la France et l'Europe restent dans la course de l'innovation, qui crée ensuite des emplois et de la prospérité pour tout le monde, il faut investir massivement dans l'innovation".

La CGC s'inquiète également

Bruno le Maire n'est pas le seul à s'inquiéter. La CFE-CGC d'ArianeGroup souhaite ainsi s'assurer que la filiale à parité d'Airbus et de Safran est "capable répondre à la compétition économique" pour préserver les emplois. C'est la raison pour laquelle la CFE-CGC propose au Comité Central d'Entreprise de mener une expertise sur les actions engagées par la filière pour s'adapter à l'évolution de nos secteurs d'activités (spatial civil, marchés stratégiques, produits équipements et services). Ces actions sont-elles "pertinentes et suffisantes pour a minima maintenir l'emploi au niveau actuel ? Les moyens affectés à ces projets sont-ils suffisants ? D'autres actions peuvent-t-elles être envisagées ?", s'interroge la CFE-CGC

"Pour la première fois en 2016, Arianespace a perdu sa place de leader mondial de l'accès à l'espace commercial", a indiqué le syndicat. Les réformes internes, qui se succèdent et qui sont menées par la direction d'ArianeGroup, "visent à améliorer notre réactivité et sont principalement motivées par l'atteinte de l'objectif de réduction du prix des lancements Ariane d'au moins 40% par rapport à la situation actuelle", a expliqué le syndicat. Mais la CFE-CGC "affirme avec force : cette situation délicate nécessite une vision stratégique claire et des gains de productivité rapides pour maintenir nos volumes d'activités".  Un début de panique ou de prise de conscience?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/11/2017 à 22:05 :
@jean
Pour la valeur financière d'une société, vous comparez une structure industrielle comme SpaceX disposant d'un bureau d'études (tous les anciens de la NASA), de capacités de production/fabrication et d'essais, avec Arianespace, une structure essentiellement commerciale, avec un BE limité à l'integration du satellite sur lanceur et au suivi du tir. Forcément les actifs industriels ne sont pas les mêmes.

Par ailleurs, la Falcon9 actuelle n'a pas les performances de masse sur orbite d'Ariane 5. Les lanceurs lourds font appels à des boosters non-réutilisables, ce qui limitera l'intérêt du recyclage. Sur l'étage recyclé, on ne sait trop ce qu'il en est, mais il est possible que la partie moteur ait été changé. Quelle prise de masse et perte de performance est lié au côté réutilisable ? En gros on s'extasie pour la réutilisation d'un cylindre métallique et de 2 cuves de réservoir.
a écrit le 23/11/2017 à 15:41 :
La seule bonne stratégie est de continuer de subventionner à fonds perdus les agriculteurs et de supprimer les indemnités de licenciements qui empêchent le développement technologique de la FRANCE. Tout le reste est du blabla...
a écrit le 23/11/2017 à 0:16 :
SpaceX est une societe ecran de la complexe militaire industrielle americaine. Derriere l'ecran, argent militaire des budgets noires illimitee. Comment peut-on vraiment verifier la "reussite" de SpaceX? D'ou vient vraiment sa financement - tout comme Amazon et Google, finance sans limite malgre pertes enormes sans cesse depuis le debut de ces societes. Ils ne sont pas societes commerciales - ils sont ecrans pour hegemonie globale. L'Europe doit maintenir ses capacites de lancement ou etre aneanti par les Etats Unis. Impensable de ne faire qu'autrement. Les paroles de M. Le Maire sont bien deplaces - c'est une matiere strategique de l'independance de l'Europe. Ne soutien't'il pas donc l'Europe de la Defense? La France devrait acheter le Patriot Missile je suppose M. Le Maire et le F35. Eviddement, il est un Atlantise cache qui revele sa vrai plumage.
Réponse de le 23/11/2017 à 13:35 :
On comprend tout de suite que la français n'est pas votre langue, vous avez dû écrire votre message en anglais et ensuite le traduire sur un site.
On se demande bien pourquoi mais visiblement vous êtes un "écran" à vous seul...
a écrit le 22/11/2017 à 17:59 :
Cela montre les limites de tous ces messieurs interchangeables issus du même sérail hélas !!!!!
a écrit le 22/11/2017 à 14:48 :
Il est toujours salutaire de critiquer , il est vrai que E Musk (C2) aime les prouesses ,mais pour l'heure il n'a toujours pas solutionnné, ni ses problèmes de production (TESLA),ni ses problèmes d'autonomie (toujours TESLA). Pourtant plus terre à terre.
a écrit le 22/11/2017 à 14:36 :
Notre bonne vieille ARIANE V sera bien utile pour lancer le futur et hors de prix télescope spatial JAMES WEB. Je doute qu'alors on soit en retard technologique, on sera surtout trés fiable.
a écrit le 22/11/2017 à 14:18 :
Quand on fera le bilan du nombre de lancements réalisés à la fin de l'année, et le bilan des contrats signés, et les perspectives de moyen terme, on verra que le retournement de tendance est massif. Spacex a gagné son pari. Game over.

On se demande cependant s'il y a quelqu'un de lucide sur cette affaire en Europe. On a l'impression que le débat porte sur la question de la réutilisation, que ce serait là l'innovation technologique qui va décider des survivants sur le marché.
D'une part, la partie est déjà perdue, avant même de parler de réutilisation. Falcon9 expandable est déjà incomparablement plus compétitive qu'une hypothétique A6 qui respecterait ses promesses tarifaires (et on peut faire confiance à ArianeGroup pour exploser les budgets).
D'autre part, Ariane n'a pas accès à un marché suffisamment vaste pour que la réutilisation soit rentable, le CNES l'a déjà démontré. Si on additionne l'institutionnel européen et les restes de ce qu'il restera du commercial, il faut arrêter de rêver sur les cadences, elles vont diminuer par rapport à l'actuel.

En conclusion, on a sur la table que des mauvaises idées. Une A6 pricée sur des hypothèses délirantes qui va droit dans le mur, et le chantier de la réutilisation qui ne fait pas sens pour la taille du marché disponible.
Quand Bercy va comprendre la situation, on sait déjà comment ça va finir, à l'instar de tous les pans de l'ex-industrie française.
a écrit le 22/11/2017 à 12:22 :
Il serait temps d'avoir une stratégie au lieu de brader les entreprises technologiques françaises aux américains ou aux allemands ! Je rappelle que les allemands ont pris la direction d'Airbus (on était à 60-40 de financement, on leur donne 50-50 en direction puis on leur laisse la main ! incroyable !) mais aussi de l'ESA (voir le problème Galiléo), ce que je trouve inadmissible.
Perdre la direction de fleurons technologiques stratégiques au profit de l'Allemagne est une folie pour la France. Cela me prouve aussi qu'il n'y a pas de dirigeant compétent côté Français pour remettre de l'ordre et construire une vraie stratégie industrielle du monde spatial. La vente d'Alstom qui laisse nos centrales nucléaires et nos armements militaires nucléaires à la merci de GE USA a, je l'espère, déjà réveillé du monde ...
J'estime que les énarques doivent démissionner des postes de direction où ils n'ont rien à faire, ni aucune compétence industrielle et stratégique ! Ce gouvernement d'énarques va faire empirer la situation.
Réponse de le 22/11/2017 à 14:56 :
Tout d'abord la France fait plus son marché en Allemagne que le contraire tout comme en Italie. Les entreprises technologiques françaises voilà une affirmation erronée . La France a eu ses pépites dans la téléphonie Alcatel , dans l’acier Usinor UE/France, dans le transport ferroviaire Alstom dans le nucléaire Aréva dans l’informatique Bull dans l’acier noble! Pechiney, plus éloigné dans le blanc machine à laver et autres dans le noir téléviseur, Thomson etc. La France n’a rien vendu elle a tout simplement été balayée de la concurrence mondiale soit par les politiques dans le « j’étatise je privatise un peu, beaucoup, soit par des managers plus « pépères » que visionnaires ou trop liés aux copains politiques pas à la hauteur des enjeux mondiaux. Demain d’autres entreprises seront encore balayées car pas au niveau de la technologie et du marché mondial. Nous avons perdu la partie dans le numérique, dans la robotique pire l’Europe aussi perd nous n’avons aucune place sur les réseaux numériques pris par les GAFA américains et leurs homologues chinois les BATX. L’Europe dont la France sont à la traine des innovations de demain. Malheureusement si la France a d’excellent chercheurs, ingénieurs, techniciens, ouvriers elle à de mauvaises banques, de mauvais investisseurs, de mauvais Entrepreneurs dans bien des domaines pas tous heureusement et le pire des cancres politiques et ce n’est pas l’exécutif d’aujourd’hui qui va nous redonner la place que nous avons perdue car en dehors de nous bassiner avec les start up qui sont importantes certes mais pas suffisantes pour faire de la France un grand pays dans la guerre économique mondiale, l’exécutif continue à exonérer de charges les emplois les moins qualifiés et tirer les salaires vers le bas à nous vanter les milliers d’emplois dans le service à la personne emploi, sous qualifié et surtout « sous payés » donc pour une consommation à bas cout non produite en France d‘ailleurs cette politique absurde ne fait que gonfler notre déficit commerciale.
Réponse de le 25/11/2017 à 15:14 :
Tout à fait exact, hélas.
un petit bémol en plus, on ne sait pas vendre.
a écrit le 22/11/2017 à 12:11 :
Quand arrêteront ils de confondre l'Europe avec l'UE?
a écrit le 22/11/2017 à 11:35 :
😂l’un et l’autre c’est idem pour les populations... bref ils arrivent pas à régler les problèmes sur terre avec les terriens , vous croyez que ces expériences au cosmos va servir quelques choses ?
Oui oriente un peu et après ?
ils ont tellement d’argent , qu’ils savent pas quoi faire avec...
Réponse de le 22/11/2017 à 14:08 :
L'immense majorité des satellites lancés par Ariane sont des satellites de télécommunications ou d'observation de... la Terre. Ils sont donc fait avant tout pour les Terriens et nous utilisons leurs avantages dans notre vie quotidienne (le GPS de nos voitures ou de nos smartphone ou les prévisions météo, c'est pas de la magie hein :p)
a écrit le 22/11/2017 à 9:49 :
De mémoire, il me semble que l’Allemagne s’est greffée, il y a peu, sur le programme « PROMETHEUS » (CNES + Airbus-Safran)
>> « Prométhée »
= Precursor Reusable Oxygen METHan cost Effective Engine.
Cadeau !
Le gain cout espéré par rapport à la propulsion actuelle d’Ariane 5 (et ses Vulcain-2) est de x10.
« ainsi, ce futur moteur ne coûterait que 1 million d’euros, contre un peu plus de 10 millions pour le moteur Vulcain®2 »
https://www.ariane.group/fr/lancement-spatial/ariane-6/prometheus/
Trop tardivement ?
L’intégration se fera à Vernon.
Usine Nouvelle, 05/01/16 :
https://www.usinenouvelle.com/article/le-cnes-et-airbus-safran-launchers-preparent-une-riposte-a-spacex-et-sa-fusee-reutilisable.N371705
07/02/17
https://www.usinenouvelle.com/article/vous-avez-aime-ariane-6-vous-allez-adorer-ariane-next.N498069
22/06/17 ArianeGroup signe un premier contrat avec l’ESA, pour le développement du futur moteur Prometheus :
https://www.ariane.group/wp-content/uploads/2017/06/Contrat-ESA-Prometheus.pdf
Merci qui ? : le CNES !
Réponse de le 23/11/2017 à 17:57 :
A que ça fait plaisir !
Que l'on soit d'accord ou pas avec vous, c'est réconfortant de voir un commentaire construit, en rapport avec le sujet, et sourcé !
Vraiment MERCI !
a écrit le 22/11/2017 à 9:16 :
Quoi !? Lemaire veut mettre une bombe sur le lanceur ariane 6 ?
Réponse de le 22/11/2017 à 9:43 :
M51 > jusqu'à 10 TNO de 115 kt
Ariane 6 > jusqu'à 10 TNO de 1000 kt
a écrit le 21/11/2017 à 23:24 :
L'europe est végan, les US sont fail fast... hence learn that quick
a écrit le 21/11/2017 à 22:56 :
Qui c’est déjà qui a proposé cette Ariane 6 ?
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140707trib000838581/privatisation-d-ariane-6-comment-airbus-et-safran-negocient-le-casse-du-siecle.html
a écrit le 21/11/2017 à 22:38 :
Il est intéressant de voir que M. Israel va raconter ses malheurs dans les cabinets alors qu'il n'y a pas si longtemps il raillait Space X.

Certes, Space X est subventionnée mais croire que les sous-traitants d'Arianespace ne le sont pas ou ne l'ont jamais est assez naïf.
Réponse de le 22/11/2017 à 16:59 :
Non SpaceX n'est pas "subventionné", ils ne reçoivent pas de l'argent de la part du gouvernement américain pour éponger leur pertes.
Par contre si vous lisez l'article vous verrez qu' Ariane 5 l'est avec ses 55 millions de pertes par lancement épongées par les gouvernements européens (et français en particulier).
Si vous ne connaissez pas la signification du terme "subventions" je vous conseille d'utiliser Google.
Réponse de le 22/11/2017 à 19:07 :
Space X n'est pas subventionné ?!? Comment appelez-vous dix lancements par an garantis par le DOD à 150 M$/ lancement. Pour un prix de revient estimé à 75 M$ et un prix commercial pour casser le marché européen à 70 M$ ??
Réponse de le 22/11/2017 à 19:07 :
@Jean
Vous avez raison, le mot subvention pour Space X est impropre et j'aurais du mettre des guillemets.
Cependant, un bonne partie des étatiques et des industriels européens voient certains contrats de défense au secteur ASD comme des subventions déguisées. Il faut avouer que dans certains cas, ce n'est pas complètement faux.
Mais le fond du problème est que, comme dit par d'autres, Space X est en train de gagner son pari et que l'Europe, au lieu de railler, aurait mieux fait d'innover.
Réponse de le 22/11/2017 à 21:55 :
"Space X n'est pas subventionné ?!? Comment appelez-vous dix lancements par an garantis par le DOD à 150 M$/ lancement. Pour un prix de revient estimé à 75 M$ et un prix commercial pour casser le marché européen à 70 M$ ??"

Ben j'appelle cela des mensonges éhontés, comment les appelez-vous? Il est vrai qu'avec votre pseudo "Réponse de l'arrogance des ignorants" vous pouvez appeler cela de l'arrogance ou de l'ignorance, ou peut-être un mélange des deux...
Et pour Youri, non des contrats de lancements militaires ne sont pas des "subventions déguisées", avec quoi les militaires sont-ils censés lancer leurs satellites? Et au passage, connaissez-vous la colossale différence entre les prix de SpaceX et ceux d'ULA? Pourtant on a jamais entendu les européens parler de "subventions déguisées" pour ULA...
Réponse de le 23/11/2017 à 17:56 :
D'accord avec Jean,
C'est vraiment la propagande que nous ont sorti en boucle depuis des années Arianespace, Airbus, CNES et autres ministres. Spacex passerait des contrats gouvernementaux d'un montant environ double de celui des lancements commerciaux.
Merci d'apporter vos sources car de mon côté je trouve des lancements GPS entre 82 et 96 M$. L'embrouille à mon avis vient des contrats de ravitaillement ISS, mais ils incluent pour chaque lancement un lanceur et une capsule Dragon. Donc là on compare des choux et des carottes. Mais si vous trouvez toujours que c'est de la subvention déloyale, demandez-vous à combien revenait un vaisseau ATV plus le lancement A5.
a écrit le 21/11/2017 à 22:31 :
Un vrai sujet, qui ressemble à ce que nous avons connu avec Areva et nos réacteurs très sécurisés, mais plus chers que tous les autres..
a écrit le 21/11/2017 à 22:30 :
Ariane 7 est une mini Ariane 5 dont la fabrication optimisée devrait réduire les couts.
mais ce n'est gagné avec les choix technologiques de la filière.
Le choix d' un lanceur cryotechnique (H2 02), n' est pas le plus économique (cf choix du CNES en son temps). Le principal intéret d' Ariane 5 est de faire du lancement simple alors que le lancement double (de gros satellites) était de plus en plus difficile à réaliser.
Il va falloir faire de gros effort et un euro très bas pour gagner des marchés et de l' argent.
Réponse de le 22/11/2017 à 17:01 :
Gagner de l'argent? Ce serait déjà un exploit s'ils parvenaient à ne pas en perdre !
Réponse de le 22/11/2017 à 22:43 :
Lancement simple avec A5 ??? a part les 5 ATV que nous avons lancé, et quelques "XMM" ou "Roseta" nous n'avons jamais fait de lancement simple, il y a toujours 2 charges utiles dans la coiffe (aujourd'hui avec V240 il y en à 4).
a écrit le 21/11/2017 à 22:09 :
Il est plaisant de voir un ministre omniscient. Mais qu'attend il le cher homme pour venir faire le boulot que ses prédécesseurs ont donc si mal fait? Dès que l'industrie spatiale Européenne recevra les mêmes subsides que l'industrie américaine ou chinoise nous reprendrons le débat. En attendant, peut être pourrait il nous fournir les comptes de Space X et nous montrer en quoi ils sont tellement bénéficiaires. Le carnet de commande est ouvert, si monsieur le ministre et ses collègues européens veulent bien passer les commandes, l'industrie se fera un plaisir d'y répondre.
Réponse de le 22/11/2017 à 17:07 :
"Dès que l'industrie spatiale Européenne recevra les mêmes subsides que l'industrie américaine ou chinoise nous reprendrons le débat."

Toujours le même serpent de mer qui revient à la charge. SpaceX ne reçoit pas de subsides de la part du gouvernement US pour vendre ses lanceurs à perte (c'est ÇA la définition du terme "subsides").
Par contre si vous lisez l'article vous constaterez qu'Ariane 5 a besoin de 55 millions de subsides par lancement, le plus incroyable étant que ce différentiel de 55 millions d'euros est à lui seul supérieur au prix d'une Falcon 9 (62 millions de dollars alors que 55 millions d'euros = 64 millions de dollars !)
Voilà, vous pouvez "reprendre le débat".
Réponse de le 23/11/2017 à 13:38 :
"Dès que l'industrie spatiale Européenne recevra les mêmes subsides que l'industrie américaine ou chinoise nous reprendrons le débat."

Toujours le même serpent de mer qui revient à la charge. SpaceX ne reçoit pas de subsides de la part du gouvernement US pour vendre ses lanceurs à perte (c'est ÇA la définition du terme "subsides").
Par contre si vous lisez l'article vous constaterez qu'Ariane 5 a besoin de 55 millions de subsides par lancement, le plus incroyable étant que ce différentiel de 55 millions d'euros est à lui seul supérieur au prix d'une Falcon 9 (62 millions de dollars alors que 55 millions d'euros = 64 millions de dollars !)
Voilà, vous pouvez "reprendre le débat".
a écrit le 21/11/2017 à 22:02 :
Dès qu'un français parle de concurrence, c'est le tollé! Les syndicats d'examiner immédiatement si des emplois sont menacés. Les français préfèrent s'organiser de sorte que chacun ait sa part de travail protégé. Tant pis pour les chômeurs exclus du partage. Pourtant la nature nous montre tous les jours que la concurrence est vitale, que l'innovation produit plus d'emploi qu'elle n'en détruit, que l'administration toute puissante étouffe la création de valeur.
a écrit le 21/11/2017 à 20:49 :
Space X ne génère quasiment aucune marge sur la vente de ses lancements. Lire à ce titre les documents fuités dans le WSJ cette année:
wall street.journal.soace x.financial report januaey

Ils cassent les prix sur le marché commercial et son gracieusement subventionnés sur leur marché domestique. Quand on aura compris que les Musk, Bezos et consorts ne sont pas des philanthropes mais des business men, peut être nous sortirons de notre admiration béate et nous comprendrons que l'industrie spatiale européenne est en danger face à un tel dumping.

Ce qui est le plus écœurant dans l'histoire reste de loin les états européens qui poussent des cries d'orfraie lorsque les prix d'Ariane 5 ou 6 sont trop chers mais passent derrière commande auprès de SpaceX en s'asseyant sur un principe de préférence européenne que TOUTES les nations spatiales du monde appliquent...

Ne jamais oublier, à qui profite le crime ..
Réponse de le 21/11/2017 à 22:58 :
De un, le document dont vous parlez ne dit pas du tout que "Space X ne génère quasiment aucune marge sur la vente de ses lancements". Je me demande comment vous vous êtes débrouillé pour comprendre cela, personne ne connaît les marges que génère SpaceX.
De deux, avec 55 millions de perte lors de chaque lancement d'Ariane 5 on est au moins sûr que la marge d'Arianespace est largement négative, elle !!!
Réponse de le 22/11/2017 à 10:07 :
Voici un lien qui donne une idée de l'état des comptes de space-x:
https://www.aerospatium.info/premier-apercu-comptes-de-spacex/
ça n'a pas l'air si extraordinaire que ça.
Réponse de le 22/11/2017 à 16:51 :
Au lieu de tourner autour du pot dites-nous donc ce qui "n'a pas l'air si extraordinaire que ça". Il est très facile d'écrire n'importe quoi et ensuite de donner un lien donner un lien vers un article qui ne confirme nullement ce que vous avez écrit !
Le document précise que SpaceX a connu des pertes en 2015 suite à leur échec cette année là (ce qui n'a rien d'étonnant) mais surtout le document mentionne les profits gigantesques que la méga constellation satellitaire envisagée par SpaceX pourrait engendrer ! Voilà ce qui explique pourquoi cette société aux "marges faibles" et "qui n'a rien d'extraordinaire" est aujourd'hui valorisée à hauteur de 21 milliards de dollars !
Au passage, Arianespace ça a été vendu à Airbus pour 100 millions, et encore c'était bien payé pour ce que ça valait : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/manuel-valls-confie-les-cles-d-arianespace-a-airbus-et-safran-482994.html
a écrit le 21/11/2017 à 20:34 :
Tres bonne remarque, il y a bien trops longtemps que nous capitalisons la réussite de la fusée Ariane... Nous devons maintenant imaginer autre chose... Il faut vivre avec sont temps, des frisée réutilisable, les avions fusée , voir dès navette spaciale....
Personnellement je suis sûre qu'une navette spatiale décollant sur ( sous ) un gros porteur est le lanceur de demain, d'avenir de l'aventure spaciale a moindres coûts financiers .... Ainsi tous est réutilisable, l'avion porteur et la navette spaciale....
a écrit le 21/11/2017 à 20:03 :
pas mal monsieur Lemaire a un avis sur tout
a écrit le 21/11/2017 à 19:49 :
Le récupérable est une aimable et ruineuse fiction : 1) il faut du carburant et du matériel supplémentaires pour faire revenir le réservoir et les moteurs - cela rajoute beaucoup de poids inutile au lancement lui-même. 2) De même, les réacteurs et réservoirs doivent être plus solides, et donc plus lourds, coûteux et complexes pour ne pas être irrémédiablement altérés durant le lancement (les lancements sont de lourdes épreuves pour les matériaux) 3) Il est très onéreux, et toujours plus lourd, de construire un matériel réparable (il faut prévoir de pouvoir ultérieurement le démonter, le remonter, le changer etc.) 4) il faut une inspection, des réparations et des tests minutieux et extrêmement onéreux avant de valider le réemploi d'un matériel.5) l'évaluation et la validation de réutilisation d'un matériel usagé est très très incertaine 6) Plus on réutilise le matériel plus on risque le sublime feu d'artifice... 7) Conclusion : Le nombre idéal d'emploi est ... 1.
a écrit le 21/11/2017 à 19:11 :
Le parcours de sa femme ressemble étonnamment à celui de Pénélope Fillon sur une question d' emploi, serait-ce pour noyer un début de satellisation ..?
http://www.planet.fr/politique-bruno-le-maire-et-lemploi-fictif-de-sa-femme-cest-quoi-cette-histoire.1358051.29334.html
a écrit le 21/11/2017 à 18:36 :
Ce monsieur ferait mieux de s'occuper de son métier au lieu de sujets pour lesquels il est incompétent . A moins qu'il ne le soit aussi en économie ?
Réponse de le 21/11/2017 à 20:06 :
quoi qu'il en soit, B. Le Maire a le mérite de s'interroger sur l'avenir, et l'avenir c'est prévoir et prévoir c'est être capable d'anticiper.
Si dans 10 ans, il devait s'avérer qu'Ariane 6 n'est pas un succès commercial, certains vont regarder béatement les étoiles et les critiques ne manqueront pas de fuser (fusée par jeu de mots).
Réponse de le 22/11/2017 à 8:14 :
De quel metier parlez-vous. Le maire ne sait que brasser de l'air. Ce n'est nullement un job. Quant a l'eco, s'il en avait les rudiments, cela se saurait.
Les francais aiment voter pour des corrompus.
a écrit le 21/11/2017 à 18:29 :
Le problème c'est qu'il existe un seuil de lancement par an au delà duquel il est économiquement viable de récupérer le premier étage. Space X étant perfusé par les lancements gouvernementaux des USA, son carnet de commande le permet. Ce n'est malheureusement pas le cas pour notre lanceur.
Réponse de le 21/11/2017 à 23:03 :
"Perfusé"? 75% de leur lancements sont commerciaux, SpaceX pourrait largement vivre sans leur soit-disante "perfusion".
Par contre comment appelez-vous 55 millions d'euros de perte par lancement d'Ariane 5 financés par les gouvernements européens? Moi j'appelle cela un coma dépassé sous assistance respiratoire...
a écrit le 21/11/2017 à 18:10 :
Le visionnaire Bruno Lemaire, qui grenouille depuis 2006 dans des cabinets ministériels en tant que dir cab ou ministre....qui a même était un temps aux affaires européennes et qui comme la cavalerie arrive après la bataille pour nous dire que la strategie suivie n'est pas la bonne....😁
a écrit le 21/11/2017 à 17:59 :
On verra avec le temps, si Space x est fiable à un tel prix. La NASA et sa navette en ont fait les frais à une époque pour avoir voulu faire quelques économies, et que on n’envoie pas un objet dans l’espace comme on livre une nouvelle voiture. L’espace comme l’aéronautique ça exige un coût pour la sécurité.
Lemaire réagit en gestionnaire, et un gestionnaire ne voit que par les coûts.
Réponse de le 21/11/2017 à 23:06 :
Tout le monde sait que SpaceX est fiable et à bien moindre prix que ses concurrents. Cela fait des années que l'on tire la sonnette d'alarme, et alors que le résultat de votre surdité commence de plus en plus à apparaître vous vous réfugiez maintenant dans le déni. Pas très intelligent comme attitude !
Réponse de le 22/11/2017 à 11:29 :
Pour les vols habités (mais aussi pour des instruments scientifiques uniques et à coût élevés) je partage tout à fait votre réserve. Mais d’une part en termes de fiabilité spacex ne se débrouille pas trop mal pour l’instant (surtout pour un concept finalement assez récent sensé s’améliorer) malgré quelques échecs. Bien sûr à confirmer sur le long terme (et surtout lors de leurs vols habités où la sécurité est le point essentiel). En revanche, en ce qui concerne le lancement de grappes de nano-satellites à très bas coût (et facilement et rapidement remplaçables) qui semblent être (du moins en ce qui concerne les satellites d’observation de la Terre mais aussi de communication) une tendance du marché du spatial actuellement, le coût du lancement peut s’avérer conséquent par rapport au prix de la mission. Par exemple, si vous avez 200 satellites identiques à lancer en 10 fois la question qui peut se poser c’est de bien quantifier le risque (combien vous pouvez vous permettre d’en perdre dans le lot et qu’est-ce que ça vous coutera) et en face combien vous gagnerez à utiliser un lanceur à moitié prix. Il y a 5 ans ce genre de question était inenvisageable, mais il y a peut-être actuellement plus une demande de quantité de lancements que de fiabilité totale (les deux n’étant pas incompatibles par ailleurs) et je ne suis pas sûr que nos agences spatiales arrivent à intégrer ce besoin.
a écrit le 21/11/2017 à 17:39 :
nos politiciens sont ils encore crédibles ?
a écrit le 21/11/2017 à 17:19 :
Le problème est qu'en Europe, la performance individuelle est banni au profit de la performance collective, ce qui noie l'émergence d'une vision alternative. La protection des acquis et des intérêts corporatistes sont un frein à l'innovation.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :