Et un pas de plus franchi par Ariane 6. Ce qui devrait mener le prochain lanceur européen sur le pas de tir en 2020. Le Conseil de l'Agence spatiale européenne a décidé mardi de poursuivre le développement du prochain lanceur européen, a annoncé le directeur des lanceurs de l'ESA, Gaele Winters. Ce qui n'est pas réellement une surprise tant ce programme est stratégique pour l'Europe. Le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, avait indiqué vendredi s'attendre à cette décision positive du conseil de l'ESA.
Sur la base d'une revue poussée sur l'état du programme, "le Conseil a décidé de continuer à l'unanimité le développement d'Ariane 6", a précisé Gaele Winters à l'issue de la réunion. Le "signal est clair". "Ariane 6 devient de plus en plus une réalité", a-t-il souligné. Le premier vol d'Ariane 6 est prévu en 2020. La pleine capacité opérationnelle devrait être atteinte en 2023. "Le calendrier reste le même", a affirmé Gaele Winters. L'ESA va à présent s'atteler à négocier avec les industriels pour établir le prochain contrat. Le dossier Ariane 6 ne sera pas au menu de la prochaine conférence ministérielle de l'ESA à Lucerne (Suisse) début décembre, a-t-il précisé. "Ce n'est pas une question. Ariane 6 est décidée".
Le programme Ariane 6 vise à doter l'Europe d'un nouveau lanceur, plus compétitif, à l'horizon 2020. C'est pourquoi l'Europe a décidé en décembre 2014 à Luxembourg de se doter d'un nouveau lanceur beaucoup moins cher que l'actuelle Ariane 5, pour tenter de résister à la concurrence internationale féroce dans le domaine des satellites initié par SpaceX notamment.
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L'objectif est de réduire les coûts de 40% à 50% par rapport à Ariane 5, avait souligné en avril Alain Charmeau, le président exécutif d'Airbus Safran Launchers (ASL), coentreprise créée en janvier 2015 pour mettre en musique Ariane 6 et maître d'oeuvre d'Ariane 6. Lors de cette réunion ministérielle de l'ESA qui s'était tenue à Luxembourg, les 22 membres de l'organisation avaient convenu de faire un point d'étape en septembre 2016 pour vérifier que le programme était bien dans les clous. L'ESA et ASL ont signé en août 2015 un contrat de 2,4 milliards d'euros pour le développement de la fusée, avec un premier engagement ferme de 680 millions pour démarrer.
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