Pourquoi la deep-tech Cailabs est protégée par le ministère des Armées

 |   |  654  mots
Le projet Sifom, soutenu par la DGA et développé en partenariat avec Ekinops a pour objectif entre autres de protéger les données confidentielles dans les fibres optiques et détecter les tentatives d'intrusions dans les réseaux optiques.
Le projet Sifom, soutenu par la DGA et développé en partenariat avec Ekinops a pour objectif entre autres de protéger les données confidentielles dans les fibres optiques et détecter les tentatives d'intrusions dans les réseaux optiques. (Crédits : cailabs)
L’entreprise de deep-tech rennaise Cailabs boucle une nouvelle levée de fonds d’un montant de 8 millions d’euros menée par Supernova Invest avec la participation de Definvest, le fonds du Ministère des Armées.

Cailabs, la nouvelle pépite à protéger pour le ministère des Armées. C'est pour cela que le fonds du ministère Definvest, géré par Bpifrance, a participé à hauteur de 900.000 euros à la levée de fonds de 8 millions d'euros menée par la société de gestion française spécialisée dans l'investissement dans des start-ups à fort potentiel, Supernova Invest. L'entreprise de deep-tech Cailabs (41 salariés) "met en oeuvre des technologies uniques dans le domaine de la photonique, dont les applications militaires sont nombreuses et très prometteuses. Il était donc primordial que le ministère des Armées participe à cette levée de fonds, via le fonds Definvest opéré avec Bpifrance", a expliqué la ministre des Armées, Florence Parly, citée dans le communiqué de Cailabs, qui est la sixième entreprise à bénéficier de DefInvest, doté de 50 millions d'euros.

Spécialisée dans les produits photoniques pour les télécoms, les lasers industriels, les réseaux locaux et les transmissions en espace libre, la start-up rennaise a au total levé 16,6 millions d'euros depuis sa création en 2013 (2,6 millions d'euros lors d'un premier tour de table en novembre 2013, puis 1 million en juillet 2016, et enfin, 5 millions en juillet 2017. Outre le fonds Definvest, Safran Corporate Ventures, principal investisseur en 2017, ainsi qu'Innovacom et Starquest Capital, deux investisseurs historiques, ont participé à cette nouvelle opération. Leader mondial des mises en forme complexes de de la lumière, sa technologie fait aujourd'hui l'objet de 19 brevets.

Un acteur innovant dans la défense

Avec cette levée, Cailabs disposera des moyens nécessaires pour structurer un développement industriel et commercial rapide de ses gammes de produits. "Avec la maturation des gammes de produits rendue possible grâce aux financements antérieurs, et la montée en volume de la production, Cailabs entre dans une nouvelle ère qui nécessite de solidifier les ventes, le support et les opérations", a affirmé le président de Cailabs, Jean-François Morizur. Mais Cailabs n'a pas attendu cette nouvelle levée de fonds pour se distinguer dans le monde des télécoms en développant une technologie unique au monde qui augmenter les performances d'une fibre optique. La société offre une vitesse de circulation des données jusqu'à 1000 fois plus rapide sur les fibres existantes. Elle détient d'ailleurs plusieurs records du monde (dont celui de débit sur fibre optique avec l'opérateur japonais KDDI).

Depuis sa création, Cailabs développe et fabrique également des composants optiques innovants applicables à des systèmes militaires pour décupler leurs performances. C'ets le cas pour les LIDAR (télédétection par Laser), les contre-mesures, les boules optroniques ou encore la sécurisation des réseaux optiques (cybersécurité). Ainsi, le projet Sifom, soutenu par la DGA et développé en partenariat avec Ekinops, a pour objectif entre autres de protéger les données confidentielles dans les fibres optiques et détecter les tentatives d'intrusions dans les réseaux optiques. Dans le spatial, la start-up a développé un programme qui permet d'améliore les communications dans l'espace (entre les satellites par exemple). Elle a d'ailleurs vendu un premier système... à la NASA.

"La technologie développée par Cailabs afin de moduler la lumière donne un degré de liberté supplémentaire qui permet d'obtenir des possibilités et des performances très intéressantes en termes de débit et de puissance disponibles, a précisé le délégué général pour l'armement, Joël Barre, cité dans le communiqué de Cailabs. Elle est potentiellement applicable à de nombreux produits de défense intégrant le laser, entre autres les communications, les contre-mesures et le LIDAR (télédétection par laser), pour décupler leurs performances. Elle est tout particulièrement adaptée aux usages embarqués par la nature passive de cette manipulation de la lumière".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/10/2019 à 15:18 :
La France n'a pas de Gafam mais elle a de l'IA.
Puissance militaire tt à fait moyenne, elle a par contre une puissance en très hte technologie militaire de tt 1er plan.
Et dc ttes ses pépites ne doivent pas avoir de pb de recherche de financement pour leur développement en proscrivant tte tentative de rapprochement par un fond privé activiste.
Mais silence. Les gdes oreilles US, russes, chinoises... nous écoutent.
La cybersecurite doit également être au top du top. Le ministère y veille très bien je pense.
Réponse de le 04/10/2019 à 16:30 :
Quel rapport entre cette entreprise et l'IA?
Réponse de le 05/10/2019 à 10:18 :
Vous ne voyez pas ??
L'IA utilise des algorithmes predictifs, d'apprentissage, de recherche... puissants et sophistiqués qui nécessitent un gd nbre de données qui doivent être transmis avec des débits importants pour reduire les tps de traitement.
Cette E a reussi à fortement accroitre le débit déja élevé des fibres optiques actuellement le moyen le plus performant et le moins sensible aux perturbations exterieures pour le transit des données.
C'est dc un atout maître pour rendre l'IA encore + performante et tt particulièrement ds le domaine militaire ( detection aerienne et sous marine par ex.)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :