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Vol MH370 de la Malaysia Airlines : un coin du mystère enfin levé?

Photo de Michel Cabirol

latribune.fr

Publié le 05 août 2015 à 21:33 - Mis à jour le 28 août 2015 à 07:33

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"Au vu des constatations effectuées par l'expert, nous pouvons dire aujourd'hui qu'il existe de très fortes présomptions pour que le flaperon retrouvé sur une plage de l'île de la Réunion le 29 juillet 2015 appartienne bien au Boeing 777 du vol MH370", a déclaré mercredi soir le procureur de la République adjoint de Paris, Serge Mackowiak

Après un an et demi de mystère, il y a maintenant un espoir pour savoir ce qui s'est passé lors du vol MH370 de la Malaysia Airlines. Un espoir qui repose sur le fameux flaperon retrouvé sur une plage de l'île de la Réunion le 29 juillet dernier. Il "existe de très fortes présomptions" que le fragment d'aile d'avion provienne du Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu en mars 2014 avec 239 personnes à bord, a déclaré mercredi soir le procureur de la République adjoint de Paris, Serge Mackowiak.

"Au vu des constatations effectuées par l'expert, nous pouvons dire aujourd'hui qu'il existe de très fortes présomptions pour que le flaperon retrouvé sur une plage de l'île de la Réunion le 29 juillet 2015 appartienne bien au Boeing 777 du vol MH370", a-t-il expliqué lors d'un point de presse. "Les experts mènent leurs travaux dans les meilleurs délais afin de pouvoir apporter une information complète et fiable le plus rapidement possible aux familles des victimes, à qui nous pensons ce soir".

Il a indiqué que les représentants de Boeing présents lors des premières analyses effectuées à la Délégation générale de l'armement Techniques aéronautiques (DGA TA) de Balma, dans la banlieue de Toulouse, avaient confirmé que la pièce en question était bien celle d'un Boeing 777. Ceux de Malaysia Airlines ont communiqué pour leur part les documents techniques de l'appareil du vol MH370 et "sur cette base il a été permis d'effectuer un rapprochement", a encore précisé le magistrat, pour ajouter toutefois : "Ces très fortes présomptions seront à confirmer par des analyses complémentaires qui débuteront dès (jeudi) matin". Certainement des précautions oratoires de la part du magistrat.

Le  flaperon provient du B777 de la Malaysia Airlines, selon la Malaisie

Le fragment d'aile provient bien du B777 de la Malaysia Airlines assurant le vol MH370, a pour sa part annoncé mercredi le Premier ministre malaisien. Quelques heures d'analyse auront suffi aux experts réunis dans un laboratoire militaire près de Toulouse pour confirmer ce que tous attendaient : le flaperon charrié par la mer a dérivé sur plusieurs milliers de kilomètres depuis l'endroit de l'océan Indien où l'avion s'est abîmé, a affirmé Najib Razak lors d'une conférence organisée au milieu de la nuit à Kuala Lumpur.

"Aujourd'hui, 515 jours après la disparition de l'avion, c'est le coeur lourd que je dois vous annoncer qu'une équipe internationale d'experts a conclu que le débris trouvé sur l'île de la Réunion provient effectivement du vol MH370", a-t-il laché.

La provenance de ce volet d'avion, appelé flaperon, faisait peu de doute. Les autorités malaisiennes ont affirmé dès dimanche qu'il s'agissait d'une pièce de Boeing 777. Or, depuis le lancement du modèle en 1995, seuls deux autres Boeing 777 ont été impliqués dans des accidents mortels, tous deux intervenus loin de l'océan Indien: celui d'un vol Asiana Airlines qui avait heurté une digue à l'atterrissage à San Francisco le 6 juillet 2013, causant la mort de trois adolescentes chinoises, et celui du vol Malaysia Airlines MH17 reliant Amsterdam à Kuala Lumpur et abattu en vol dans l'est de l'Ukraine le 17 juillet 2014 avec 298 personnes à bord.

"Les représentants du constructeur aéronautique Boeing ont confirmé que le flaperon provenait bien d'un appareil Boeing 777, et ce en raison de ses caractéristiques techniques: dimension, couleur, structure des joints", a précisé le procureur de la République adjoint de Paris.

Rechercher les causes de l'accident

Rechercher les causes de l'accident est le rôle de l'expertise entamée mercredi après-midi dans le laboratoire militaire de la direction générale de l'armement (DGA) à Balma, près de Toulouse, à laquelle participent des experts français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et leurs homologues malaisiens. Reste à rechercher des indices sur les causes de l'accident. L'avion a-t-il été détruit en vol ou s'est-il désintégré en percutant la surface de l'océan? "Rien ne dit, en tous les cas, vu la taille modeste de la pièce (environ 2 mètres carrés) qu'à l'issue de cette expertise, on saura ce qu'il s'est passé", selon la source proche du dossier.

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"Cette après-midi (mercredi) à 15H00, les opérations d'expertise ont débuté au centre de la Direction générale de l'armement technique aéronautique à Balma (Haute-Garonne) sous le contrôle et en présence de l'un des trois juges d'instruction saisis de l'enquête. Étaient également présents (...): un magistrat du parquet de Paris et les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens", a expliqué le procureur de la République adjoint de Paris.

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L'étude des crustacés qui se sont accrochés sur le volet, ainsi que sur les restes d'une valise découverts sur la même plage que le morceau d'aile devrait, elle, peu servir à l'identification du vol. D'après certains chercheurs, l'espèce et l'âge de ces crustacés pourraient toutefois permettre de déterminer combien de temps la pièce d'avion a séjourné dans l'eau, la température de cette eau, par où elle a cheminé. Ce qui livrerait des indices sur une zone où relancer les recherches d'éventuels autres débris. Parallèlement, l'expertise de restes de la valise a également débuté mercredi dans un laboratoire de la gendarmerie en région parisienne.

latribune.fr

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