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Vol MH370 : le flaperon appartient bien à un Boeing 777

Photo de Michel Cabirol

latribune.fr

Publié le 02 août 2015 à 09:56 - Mis à jour le 02 août 2015 à 12:55

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Le morceau d'avion découvert cette semaine sur une plage de la Réunion appartient bien à un Boeing 777, le même modèle que celui du vol MH370 de la Malaysia Airlines qui a disparu l'année dernière. De nouveaux débris retrouvés sur les plages de La Réunion.

Le morceau d'avion découvert cette semaine sur une plage de la Réunion appartient bien à un Boeing 777, le même modèle que celui du vol MH370 de la Malaysia Airlines qui a disparu l'année dernière, a affirmé ce dimanche le ministre malaisien des Transports. "Nous savons que le flaperon a été officiellement identifié comme étant une pièce de Boeing 777", a déclaré Liow Tiong Lai dans un communiqué.

"Cette information a été vérifiée par les autorités françaises ainsi que le constructeur Boeing, le bureau de sécurité américain des transports aériens (NTSB) et l'équipe malaisienne", a-t-il précisé. Des enquêteurs venus de Malaisie, des Etats-Unis et de Chine doivent se joindre à leurs homologues français pour examiner le morceau d'aile. Une réunion à huis clos est prévue lundi à Paris entre quatre responsables malaisiens et un des magistrats français chargés de l'enquête, un membre du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et des gendarmes, pour faire le point.

De nouvelles recherches?

Le ministre malaisien a ajouté dimanche qu'il était en contact avec les territoires situés au large de l'île de la Réunion afin de leur demander de participer à la recherche d'objets susceptibles d'appartenir au même appareil portés par les courants à des milliers de kilomètres de son lieu de disparition. Le département de l'aviation civile malaisienne a annoncé avoir contacté ses homologues à l'ouest de l'Océan Indien afin de les sensibiliser à de possibles découvertes.

Mais pour Roland Troadec, un océanographe local, "il faut savoir raison garder". Il est "concevable" qu'un objet ayant une bonne flottabilité comme le fragment d'aile puisse arriver sur les côtes de La Réunion depuis la zone Est de l'océan, porté par le grand courant sud-équatorial, estime-t-il : mais "ce que représente La Réunion dans l'Océan indien, c'est une tête d'épingle" et ce courant est "complexe, avec des avancées, des tourbillons, des reculs". En outre, il "s'ouvre en entonnoir" vers le Nord ou le Sud en fonction de sa progression vers l'Ouest et la période de l'année, souligne-t-il, jugeant "faible" la probabilité que d'autres débris de l'avion puissent arriver sur l'île.

Analysé dans un laboratoire de la DGA à Toulouse

Le fragment d'aile d'avion retrouvé à La Réunion est arrivé samedi à Toulouse où il doit être examiné par le laboratoire de la DGA TA - Délégation générale de l'armement Techniques aéronautiques -, à Toulouse. Il va être analysé à partir de mercredi pour déterminer s'il appartient au Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui a disparu au début du mois de mars 2014 peu après son décollage de Kuala Lumpur avec 239 personnes à bord. S'il s'avère que le numéro de série inscrit sur le flaperon correspond bien au Boeing de la Malaysia Airlines, les enquêteurs pourront pousser plus loin les recherches afin de savoir, par exemple, si l'avion a explosé en vol ou s'il s'est abîmé en mer.

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"La pièce sera expertisée avec les moyens modernes physiques et chimiques et notamment avec un microscope à balayage électronique qui peut grossir jusqu'à 100.000 fois, afin de comprendre les ruptures locales de la pièce. Toutes ces ruptures vont être étudiées afin de savoir si elles sont de type statique, dues à des sollicitations exceptionnelles, ou de type dynamique, dues à la répétition d'un très grand nombre de sollicitations moins fortes", a expliqué l'ancien directeur des essais de la Direction générale de l'armement (DGA) entre 2004 et 2009, Pierre Bascary, aujourd'hui consultant.

Mais ce simple morceau de carlingue risque de ne pas suffire à résoudre l'énigme. "Il ne faut pas attendre des miracles de cette analyse", selon l'ancien directeur du BEA Jean-Paul Troadec. Selon lui, il faudra s'attacher à quelques éléments, notamment "le numéro de série de la pièce, s'il figure dessus" et les coquillages présents, et se demander "comment cette pièce s'est détachée de l'avion" : au moment de l'impact ou bien en vol ?

L'expertise de quelques débris peut-elle permettre de comprendre ce qui s'est passé ? Selon Pierre Bascary, "il faudrait que la pièce ou les pièces retrouvées soient au centre de l'accident, et c'est loin d'être certain (a fortiori pour des petit morceaux). Il peut y avoir un incendie de cabine, un problème sur les commandes de vol, qui causent le crash de l'avion mais ne créent pas de dommage direct sur toutes les surfaces portantes de voilure. Dans l'accident récent de la Germanwings, l'expertise isolée d'un fragment de voilure n'aurait pas permis de comprendre ce qui s'est passé si l'on n'avait pas en même temps récupéré et exploité les boîtes noires. Il faudrait pouvoir expertiser d'autres pièces et corréler ces données avec les paramètres du vol pour mieux comprendre l'accident".

De nouveaux débris retrouvés à La Réunion

Trois jours après sa découverte sur une plage de l'île française à l'ouest de l'océan Indien, le débris long de deux mètres, emballé dans une caisse, est arrivé samedi matin en métropole à 04H17 GMT à l'aéroport parisien d'Orly par un vol régulier d'Air France. Un convoi escorté par la gendarmerie a ensuite pris la route à 06H00 GMT en direction de la banlieue de Toulouse. Les lambeaux de tissu avec des fermetures éclair pouvant appartenir à un sac de voyage ont également été expédiés en métropole, où doivent être effectués des analyses ADN.

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De nouveaux "débris métalliques" ont été retrouvés dimanche par des promeneurs en bord de mer à La Réunion. Mais rien n'indique à ce stade que ces débris proviennent effectivement d'un avion, selon cette source, qui n'a pas donné de précisions sur leur taille. Une pièce en métal d'environ 10 centimètres sur 10 a notamment été récupérée par les gendarmes sur le littoral de Saint-Denis, dans le nord de l'île de la Réunion, dimanche en fin de matinée, a constaté un photographe de l'AFP. C'est un promeneur qui a retrouvé ce morceau de métal, en partie recouvert par les gros galets se trouvant en bord de mer. Après de premières constatations, les policiers arrivés sur place ont alerté les gendarmes de la brigade des transports aériens chargés des investigations.

latribune.fr

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