Les profits de LVMH bondissent au premier semestre

Le numéro un mondial du luxe n'est pas intéressé par un rachat de L'Oréal. Au premier semestre, il a engrangé 1,1 milliard d'euros de profits au premier semestre, un bond de 53% par rapport à l'an passé.
(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)

Les effets de la crise s'estompent pour LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) qui avait déjà bien résisté à la récession mondiale. Le géant français du luxe, numéro un mondial du secteur, a publié ce mardi soir un bond de 53% de son bénéfice net au premier semestre, à 1,05 milliard d'euros. Outre le dynamisme de ses ventes, le groupe a profité des programmes de réduction de coûts mis en place en 2009.

Son résultat opérationnel courant a grimpé de 33% à 1,816 milliard d'euros sur la période. Il ressort ainsi au-dessus des attentes des analystes, qui misaient seulement sur 1,7 milliard. La marge opérationnelle progresse pour sa part de 2,5 points pour atteindre 19,9%.

Les chiffres du géant mondial du luxe viennent confirmer la reprise du secteur observée au premier trimestre, après avoir subi en 2009 la plus forte contraction de son histoire avec des ventes en baisse de 8%, selon les estimations du cabinet Bain & Co. LVMH a vu ses ventes atteindre 9,09 milliards d'euros, un chiffre très légèrement supérieur au consensus (8,87 milliards d'euros).

Cela représente une progression de 16% en données publiées. A base comparable, la dynamique de la croissance organique s'est confirmée, la progression des ventes ressortant à 14% au premier semestre, après une hausse 13% sur les trois premiers mois de l'année.

Sans surprise, ce sont les activités qui avaient le plus souffert de la crise et des déstockages - à savoir les vins et les spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon ou Ruinart) et les montres-joaillerie (Tag Heuer, Zénith, Fred ou Chaumet) - qui ont enregistré les plus fortes hausses de leurs ventes (+18% et +24% respectivement en données comparables).

Dans la mode-maroquinerie, la division la plus rentable du groupe grâce à Louis Vuitton, principal centre de profit de LVMH , les ventes ont grimpé de 14%.
Le chiffre d'affaires a augmenté de 10% dans les parfums et cosmétiques (Dior, Givenchy ou Guerlain) et de 13% dans la distribution sélective (la chaîne de parfumerie Séphora, le grand magasin Le Bon Marché, ou le réseau DFS de ventes en hors taxes au voyageurs).

Interrogé sur un éventuel rachat de L'Oréal, Bernard Arnault, le PDG de LVMH, a indiqué qu'il n'était pas intéressé par le numéro un mondial des cosmétiques.

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