Essilor est optimiste pour cette année

Après avoir affiché un résultat 2010 en hausse de 18,2%, le numéro un mondial de l'optique ophtalmique anticipe une hausse de 6 à 8% du chiffre d'affaires 2011 hors changes. Il privilégie la croissance à la hausse de la rentabilité.
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"Nous avons réalisé notre meilleur exercice en terme de croissance des ventes depuis 1996", s'est félicité Hubert Sagnières, directeur général d'Essilor en poste depuis un peu plus d'un an, lors de la présentation des résultats annuels du groupe. Pour 2010, le leader mondial des verres ophtalmiques a enregistré un chiffre d'affaires de 3,89 milliards d'euros, en hausse de 19,1%. La marge opérationelle est restée stable, à 18,1% des ventes. Quant au bénéfice net, il a atteint 462 millions d'euros, en croissance de 18,2%. Ce résultat est un peu plus élevé que les 458 millions d'euros attendus par les analystes selon l'agence Reuters.

"Ces performances s'expliquent par quatre moteurs", a détaillé Hubert Sagnières : "la reprise progressive dans les pays matures, notamment aux Etats-Unis, la forte accélération de la croissance  des pays émergents, notre stratégie de petites acquisitions locales et les deux opérations plus importantes réalisées l'an dernier". Il s'agit des rachats du fabricant de lunettes de lecture (prémontées) FGX et de Signet Armolite, société américaine qui fabrique les verres de la marque Kodak.

Au total, Essilor aura réalisé plus de 700 millions d'euros d'emplettes en 2010. Et il ne compte pas s'arrêter là :  optimiste pour l'exercice 2011, le groupe vise davantage d'acquisitions locales que les vingt-sept de l'an dernier. Pour 2011, il table sur une croissance comprise entre 6% et 8% de son chiffre d'affaires hors changes. La rentabilité ne fera "que" se maintenir à un niveau élevé, hors grandes acquisitions, "car nous devons tout miser sur la croissance" a expliqué le dirigeant.

Essilor compte à la fois poursuivre son développement dans les grands pays développés, avec ses verres hauts de gamme (antireflets, polarisants...) dont la pénétration reste parfois très faible, et s'implanter davantage dans les pays à forte croissance (Chine, Inde, Afrique, Océane, Moyen-Orient, Amérique latine) dans le milieu de gamme, destiné aux nouvelles classes moyennes de ces régions. "Avec la hausse des revenus des populations, ces marchés augmentent en volume mais aussi - et c'est une spécificité du marché de l'optique - en valeur. D'ici 2025, la Chine et l'Inde constitueront donc, avec les Etats-Unis, nos plus gros marchés", s'est félicité Hubert Sagnières.

Le dirigeant a expliqué ne pas craindre la réduction des dépenses de santé. "Notre industrie n'est pas partout soutenue par des asurances privées, et lorsqu'elle l'est, ces dernières cherchent le plus souvent à se différencier auprès des clients en remboursant l'optique à des taux attractifs, qui ne représente pas pour ces organismes une grosse dépense en proportion du reste de la santé", a-t-il détaillé.

Afin de répondre à la demande croissante de milieu de gamme, marché récent pour Essilor, le groupe a tout de même créer cinq usines-laboratoires "low cost" (Inde, Thaïlande, Chine, Mexique). Elles répondent aujourd'hui à 15% de ses prescriptions mondiales. En conséquence, il a dû fermer un laboratoire à Dallas (Texas) et s'apprête à en faire autant avec celui de Fribourg en Allemagne qui emploie 100 personnes. "Mais nous privilégieonrs les reclassements" ont indiqué les dirigeants.

Par ailleurs, au titre de 2010, Essilor compte verser un dividende de 0,83 euro par action. Ce dernier est en progression de 18,6%.

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