Nette croissance des ventes trimestrielles de PPR

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Le groupe français a vu ses ventes au premier trimestre grimper de 9%. Son pôle luxe profite d'une croissance de 26% portée par l'Asie et les Etats-Unis.

PPR a enregistré une hausse de 26% de ses ventes dans le luxe. Ces dernières ont été dopées par une dynamique asiatique toujours aussi puissante et par une très bonne tenue commerciale aux Etats-Unis.

La progression des ventes de l'ensemble du groupe, qui a aussi bénéficié de l'activité soutenue de sa filiale Puma, a cependant été freinée par la contre-performance des enseignes de distribution, en particulier de la Fnac, dont le chiffre d'affaires a reculé.

Le groupe a ainsi vu ses ventes totales progresser de 9% à 3,7 milliards d'euros, un chiffre légèrement supérieur au consensus des analystes interrogés par Reuters (3,61 milliards d'euros). Sa croissance organique a en revanche atteint 6,5%, dépassant nettement les 4,3% attendus.

Les ventes de la division luxe (Gucci, Bottega Veneta, Balenciaga ou Yves Saint Laurent) ont grimpé de 26,2% à 1,13 milliard d'euros (1,04 milliard attendu) et la croissance organique a atteint 22,1%, un chiffre très supérieur aux 13% anticipés, après une croissance de 6% il y a un an.

Ce décalage s'explique notamment par un véritable décollage aux Etats-Unis, où le chiffre d'affaires a bondi de 35% en données comparables, grâce à des effets de restockage et des hausses de prix.

Ces chiffres ont été qualifiés par les analystes d'"excellents" ou de "remarquables". L'un d'eux souligne que "les efforts déployés aux Etats-Unis semblent porter leurs fruits".

Bases moins favorables

Il estime cependant que le rythme de progression devrait ralentir au cours de l'exercice, à mesure que les bases de comparaison deviendront moins favorables. "Malgré un ralentissement attendu dans l'année, la progression du luxe devrait rester très vigoureuse, comme pour l'ensemble du secteur", a commenté un autre analyste, tandis qu'un trader a dit anticiper une "hausse du titre jeudi".

Interrogé lors d'une conférence téléphonique sur les hausses de prix passées au premier trimestre dans le luxe, le directeur financier du groupe, Jean-François Palus, s'est refusé à toute précision.

La maroquinerie a bénéficié, à la fois, d'un effet de prix et de mix produit favorable, les chaussures ont surtout profité d'une montée en gamme, tandis que la mode a essentiellement bénéficié de hausses de prix, a-t-il simplement déclaré.

Au Japon, après le séisme et le tsunami qui ont frappé le pays en mars, les ventes du luxe ont reculé de 7% en données comparables, a précisé le directeur financier.

Les ventes de PPR ont également été soutenues par celles de l'équipementier sportif Puma, détenu à 73% par le groupe français, qui ont progressé de 9% et elles aussi dépassé les prévisions.

Les performances ont été nettement moins brillantes dans la distribution, où les ventes de la Fnac ont reculé de 2,4% (-3,2% en comparable), plombées notamment par un recul de 4% en France et de 2% à l'international dans un contexte toujours difficile pour la consommation.

Redcats, le pôle de vente à distance détenant notamment La Redoute, a mieux tiré son épingle du jeu, signant une légère hausse (+1% en données publiées et +2% en comparable) grâce au développement des ventes sur internet. Des deux enseignes, destinées à être cédées, les analystes estiment que Redcats, plus facile à vendre, devrait être la prochaine sur la liste après Conforama, la chaîne d'ameublement vendue au sud-africain Steinhoff en mars.

LVMH, numéro un mondial du luxe, avait ouvert le bal des publications du secteur le 18 avril et placé la barre très haut avec des chiffres nettement supérieurs aux attentes, marqués eux aussi par une forte accélération de la croissance organique malgré la catastrophe japonaise.

Le titre PPR a clôturé à 118,45 euros à la Bourse de Paris mercredi, affichant un recul de 0,5% depuis le début de l'année, contre une baisse de 1,7% pour l'indice diversifié européen des biens de consommation.

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