Vente-privee.com s'allie à American Express pour se lancer aux États-Unis

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Les deux entreprises investissent 35 à 40 millions de dollars pour monter la structure américaine.

Récupérer l'intégralité des 42 millions de porteur de carte fortunés d'American Express ! Le site vente-privee.com, spécialisé dans la vente des invendus de grandes marques, vient de tirer le gros lot en s'associant à American Express aux États-Unis.

Après un an de négociations, leur coentreprise à 50/50 aboutira à l'ouverture d'un site de ventes privées outre-Atlantique à la fin de l'année 2011 ou au début 2012. « Nous avons quelques idées de noms de marques mais ils sont encore en cours de crash test », explique le PDG de vente-privee.com, Jacques Antoine Granjon. Après être devenu leader en France et en Europe - vente-privee.com réalise en 2010 un chiffre d'affaires de 969 millions d'euros, en croissance de 15 % - l'excentrique patron aux cheveux longs se devait de conquérir l'Amérique du nord, où le marché des ventes flash devrait rapidement passer de 2 à 6 milliards de dollars. La concurrence s'est encore renforcée récemment avec la levée de fonds de 138 millions d'euros par le numéro un local, Gilt, celle de 41 millions d'Ideeli et le rachat de Haute Look par la chaine de grands magasins NordStrom.

Nouvelles marques de luxe

Pourtant, l'aventure franco-américaine commencera lentement, grâce à un investissement initial de 15 à 20 millions de dollars de chacun des deux partenaires. « Mes équipes tablent sur 500 millions de dollars d'ici trois ou quatre ans, moi je m'intéresse seulement au premier million des premières ventes de la fin d'année », assure Jacques Antoine Granjon, qui ne veut pas transiger avec la qualité du service, de la logistique (qui sera sous-traitée aux États-Unis) ou du catalogue de marques. « Un grand nombre de nos 1.200 marques partenaires se montrent très intéressées par ces ventes outre-Atlantique et certaines dans le luxe, qui refusent de travailler avec nous en France, seraient prêtes à y aller », se réjouit-il.

L'Europe (18 % des ventes) reste cependant au coeur de son attention en raison de son potentiel de croissance encore très important même si la croissance des pays voisins de la France n'est pas aussi rapide que souhaitée. « Chaque pays est une nouvelle start-up car les habitudes face au e-commerce, la présence de marques et les attentes des consommateurs sont très différentes dans chacun d'eux », conclut-il. La start-up américaine s'est en tous cas trouvé un parrain de taille.

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