Comme Ikea, Quick aurait espionné ses franchisés
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Après Ikea, Quick ? La chaîne de fast-food aurait espionné ses franchisés, selon un article paru lundi 25 novembre sur le site Mediapart. Le numéro deux de la restauration rapide en France aurait eu recours aux services du détective privé engagé par la chaîne de magasins d'ameublement Ikea.
Le 20 novembre dernier, Stefan Vanoverbeke, le PDG d'Ikea France, son prédécesseur, Jean-Louis Baillot, et le directeur financier d'Ikea France, Dariusz Rychert, ont été mis en examen pour "complicité de collecte de données à caractère personnel" et "complicité de violation du secret professionnel".
Les journalistes de Mediapart ont découvert des versements effectués par Quick au détective privé Jean-François Fourès dans des documents perquisitionnés par les enquêteurs chez son comptable en mars 2012.
La chaîne de restaurants a confirmé à Mediapart avoir travaillé avec la société de Jean-Pierre Fourès entre 2006 à 2011 pour des "vérifications" sur les antécédents judiciaires et bancaires de candidats. Une pratique illégale rappelle le site d'information : "En France, l'accès aux casiers judiciaires et au fichier des interdits bancaires n'est pas ouvert à tous les vents ni toutes les curiosités, au nom de la nécessaire protection de la vie privée".
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Environ 80 % des restaurants de Quick sont exploités en franchise. Le groupe "reçoit des centaines de dossiers de candidature. Or la restauration est une activité qui brasse beaucoup d'argent liquide. Quick a donc demandé des renseignements sur la capacité des candidats à gérer un business, leur réputation, leur capacité à appliquer l'éthique", explique Agnès Catineau de l'agence de communication Brunswick, qui a répondu aux questions des journalistes au nom de Quick.
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Interrogés par Mediapart, Jean-Pierre Fourès et le comptable de sa société Eirpace n'ont pas répondu aux sollicitations du site d'information.
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