Grippe aviaire : 18.000 canards abattus dans le Tarn, le virus se propage

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Les animaux doivent être confinés dans les élevages, a indiqué le préfet du Tarn.
"Les animaux doivent être confinés dans les élevages", a indiqué le préfet du Tarn. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Lors d'une conférence de presse, vendredi, le préfet du Tarn a fait le point sur la progression du virus, "pathogène et extrêmement dangereux". Nouveau coup pour la filière.

La grippe aviaire est de retour dans l'Hexagone. Plusieurs milliers de canards ont été abattus dans le Tarn, et le virus se propage dans les départements du Gers, du Lot-et-Garonne et des Hautes-Pyrénées, où un cas a été décelé.

"Toutes les bêtes ont été abattues, soit 18.000", dans deux élevages distincts de la commune d'Almayrac, a indiqué le préfet du Tarn, Jean-Michel Mougard, lors d'une conférence de presse. "Nous percevons une certaine progression virale", notamment dans les départements limitrophes, a-t-il ajouté. "Il y a des cas de suspicion, les prélèvements sont en cours."

Les animaux confinés

"En effet, un jour avant les constatations des premiers canards morts dans le second élevage d'Almayrac, un convoi est parti avec des canards vers ces départements", a souligné le préfet.

"L'objectif est de stopper impérativement la diffusion du virus. D'autres animaux pourront être euthanasiés, y compris à titre préventif s'il y a suspicion. Pour l'heure, nous gelons les déplacements et procédons aux désinfections d'usage, les animaux doivent être confinés dans les élevages de manière rigoureuse car nous percevons une certaine progression virale."

"Ce virus pathogène est extrêmement dangereux car la mortalité intervient rapidement. C'est la première fois que l'on constate ce degré de virulence. Les éleveurs feront l'objet d'un recensement pour être indemnisés dès la mi-janvier", a précisé Jean-Michel Mougard.

Impact sur les ventes

Pour la filière, c'est un nouveau coup dur, après l'épisode de grippe aviaire survenu fin 2015 dans la région, qui a fait chuter d'un quart la production cette année. La détection de ce nouveau foyer dans un élevage "ne permettra pas à la France de recouvrer le 3 décembre, comme envisagé, son statut indemne d'influenza aviaire". Un statut indispensable pour exporter volailles et foie gras dans de nombreux pays hors d'Europe. Ces nouveaux cas "repoussent, du coup, encore de trois mois le calendrier de reconquête du statut de pays 'indemne'", a déploré Christophe Barrailh, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), à l'AFP.

(Avec AFP)

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