Etats-Unis : les ventes de voitures augmentent plus que prévu

Les ventes de voitures se sont accélérées au Etats-Unis en novembre, malgré la fin du dispositif de prime à la casse. Les principaux constructeurs automobiles ont publié des performances supérieures aux attentes. Toyota et Ford brillent, General Motors résiste mais Chrysler souffre toujours.

Les ventes de voitures ont dépassé la prévision de 10,5 millions d'unités vendues depuis le début de l'année en novembre. Quelque 10,93 millions de véhicules se sont écoulés pour l'instant en 2009, contre 10,43 millions l'an dernier à la même période. En novembre, les ventes de voitures sont stables sur un an, à 467.928 unités, mais les spécialistes du marché auto se réjouissent quand même: c'est la première fois depuis longtemps que le secteur parvient à se maintenir stable sans l'aide d'un mécanisme de prime à la casse.

General Motors conserve sa première place du marché américain, mais voit ses deux principaux rivaux (Toyota et Ford) se rapprocher. Le premier constructeur américain a vendu 151.427 véhicules en novembre, soit 2,2% de moins que l'an passé. A données comparables, notamment nombre de jours ouvrables, GM affiche cependant une hausse de 6,3% de ses immatriculations, contre +5,8% attendu par les analystes.

Derrière, Toyota devance toujours Ford, avec 133.700 véhicules écoulés le mois dernier. Cela représente une progression de 2,6% par rapport à l'an passé et même un bond de 11,5% à base comparable, qui s'explique notamment par les excellentes performances de sa marque haut de gamme Lexus. Cette hausse est en outre bien supérieure au consensus, qui tablait sur un gain limité à 4,5%.

Pour le treizième mois consécutif, Ford revendique une hausse de sa part de marché sur le sol américain. Ses ventes sont restées stables sur le mois, comparé à l'an passé. Le constructeur américain, le seul des Big Three à ne pas s'être placé sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, a vendu à 123.167 unités sur le mois (+8,6% à données ajustées), qui comptait deux jours ouvrables de moins qu'en 2008.

La situation est plus compliquée pour Chrysler, dont les immatriculations ont encore chuté de 25% en novembre, à 63.560 véhicules. Mais le plus petit constructeur américain fait lui aussi mieux que prévu, accusant un repli de 19% à base comparable là où les analystes misaient sur un plongeon de 27%.