Affaire Renault : patronat et syndicats critiquent la direction

 |   |  287  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'annonce de la mise à l'écart du numéro deux du groupe Renault "ne suffit pas" à la présidente du Medef. Les syndicats FO et CGT sont encore plus sévères et demandent que Carlos Ghosn "assume" les conséquences de la fausse affaire d'espionnage.

La mise à l'écart de Patrick Pélata, numéro deux du groupe Renault ne suffit ni pour la présidente du Medef, Laurence Parisot, ni pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat FO. Un conseil d'administration extraordinaire a décidé de l'éviction de plusieurs hauts cadres, lundi 11 avril, suite à la série de scandales et de - fausses - révélations d'espionnage ayant entaché l'image du constructeur automobile depuis plusieurs semaines.

Laurence Parisot, sans citer nommément le PDG du groupe, Carlos Ghosn, estime que les décisions prises suite à l'affaire ne permettent pas de "clarifier ce qui s'est passé". "Il y des moments où nous sommes de nombreux chefs d'entreprise à ne pas nous reconnaître dans le comportement de certains d'entre eux", a-t-elle regretté lors de son point presse.

Plus direct, Jean-Claude Mailly a affirmé sur BFM Business TV : "quand on est numéro un, on doit assumer. A Carlos Ghosn de se décider". Pour le secrétaire général de Force Ouvrière, Patrick Pélata dont il reconnaît la "réputation de sérieux" n'est qu'un "fusible". Bernard Thibault, pour la CGT, partage cet avis et esitme que le PDG de Renault "s'est largement discrédité auprès de son personnel, et singulièrement du personnel d'encadrement".

Du côté du gouvernement, son porte-parole s'est aussi exprimé sur le sujet. "L'Etat n'a jamais demandé la tête de Carlos Ghosn", a ainsi expliqué François Baroin au micro de RTL. Toutefois, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ainsi qu'Eric Besson, en charge de l'Industrie, ont prévu de rencontrer le PDG du groupe pour évoquer avec lui la "stratégie industrielle"de Renault et Nissan.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/04/2011 à 12:55 :
Je dois battre ma coulpe car j'ai longtemps cru en Carlos. Mais je dois avouer que le pouvoir use et la méfiance envers ses ennemis s'érode avec les années. On finit même par prêter l'oreille à des flatteurs(courtisans) pas forcément honnêtes. A ce moment là est le point d'inflexion et la chute commence. Carlos ton sort est scellé...
a écrit le 13/04/2011 à 17:16 :
comment une affaire interne à une entreprise devient-elle une affaire d'état ???
chez Renault, chacun a réagi au mieux de ses souhaits; Les cadres ont réintégré., ils ont été indemnisés. Le vice-président a préféré se retirer. Il n'est certainement pas au chomage.
Donc, il faut tourner la page
a écrit le 12/04/2011 à 23:19 :
Un capitaine de navire ne quitte pas le navire dans la tempête! Celui qui a été accepté par toutes les plus hautes instances politiques(de droite comme de gauche) pour diriger cette belle Entreprise mérite mieux que cela, que l'obrobe de ces rigolos de politiciens de tout bords incapable d'avoir su diriger une entreprise et encore moins une mission qui a su rapporter quelques finances à notre état
Mais en France quand il y a une mer agitée alors il n'y a pus personne , chacun se réfugie dans son petit village gaulois, et on oublie l'intérêt général!
J'ai honte de ces médias qui n'arrêtent pas de déshonorer notre pays alors que nous essayons de mieux nous en sortir que d'autres, de ces politiques incompétents qui ne savent donner que des leçons et qui n'ont jamais prouvé qu'ils pouvaient à minima conduire une Entreprise, de ce Patronat qui réclame une tête alors qu'il aurait pu en faire sauter bien d'autres en son temps....
Alors je n'ai qu'un mot: arrêtez de vous regarder le nombril et penser à notre Pays, on commencera peut-être à s'intéresser à vous en dehors de vos sondages "bidon".

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :