"Les constructeurs Français ont raté le virage du marketing stratégique"

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Georges Lewi / DR
Georges Lewi / DR
Spécialiste des marques, auteur d'une dizaine d'ouvrages dont "Mythologie des marques", ce consultant en marketing qui se définit comme "mythologue", analyse l'échec des constructeurs automobiles français. En produisant des "voitures pour tout le monde", ils nous explique pourquoi ils ont mis sur le marché des "voitures pour personne".

Le plan de sauvetage de PSA annoncé par le gouvernement peut-il sauver le "Made in France" ?

Absolument pas. Pour la bonne raison que ce plan ne répond pas du tout à une question de marché. La réponse du gouvernement avec la voiture électrique c'est une réponse technique à un problème de marché. Les producteurs français sont restés dans un savoir-faire et une production très techniques. Ils font des voitures pour Monsieur et Madame tout le monde mais ils ont raté le virage du marketing stratégique pris par leurs concurrents ces vingt dernières années.
Sans compter que, avec ce type de mesures, on va effectivement développer un besoin chez les consommateurs mais dont bénéficiera d'abord la Toyota Prius, seule référence dans l'esprit des clients. Donc, pour un plan d'urgence, je crains qu'il n'ait pas les effets attendus. Le virage à prendre c'était celui de la réponse à des besoins ou des désirs des consommateurs. Et , s'ils le prenaient aujourd'hui, il faudrait au moins dix ou quinze ans pour redresser la barre.

Concrètement quel aurait été ce virage ?

Déjà séparer Peugeot et Citroën en décidant laquelle des deux serait la marque des jeunes ou des plus vieux par exemple. Se poser à chaque fois la même question : telle marque, telle voiture s'adresse à quel(le) conducteur(rice) ? Citroën et Peugeot sont des marques pour tout le monde c'est-à-dire pour personne. Renault a le même problème, mais la marque est sauvée par Nissan. L'erreur que font beaucoup de grandes marques françaises c'est d'être « mainstream », c'est-à-dire qu'elles veulent s'adresser à tout le monde. Or la stratégie marketing consiste à définir un panel de consommateurs représentant la catégorie la plus homogène et qui servira de locomotive aux autres. L'axe de non marque c'est un axe de « non valeur » qui, dans l'automobile française, a été renforcé par le lieu de vente. On ne peut pas mélanger dans une concession les gens qui vont chez Adil, chez Monoprix et chez Fauchon. Dans la tête des consommateurs certaines marques ne sont pas « mixables » sur un lieu physique. Une marque automobile ne peut pas être à la fois Rolls et Dacia. Les constructeurs français ont raté le train et sans doute plus PSA que Renault. Carlos Goshn a eu une lecture mondiale du métier et des marchés. Ce qui l'a amené à positionner Nissan en haut de gamme, Renault plus en milieu de gamme et Dacia en entrée de marché. Ce que n'a jamais fait PSA avec ses marques Citroën et Peugeot.

Il est vrai que les concessionnaires des groupes étrangers sont positionnés par marque et qu'à l'intérieur de chacune de ces marques (Mini, BMW, Volkswagen, etc.), les gammes sont très homogènes. Quel virage ont-ils pris que nous avons manqué ?

En "Branding" on est passé en quelques années de 3 à 5 niveaux. Avant ,vous aviez le bas, le moyen et le haut de gamme. Désormais il y a 5 niveaux. L'arrivée du "low cost" (bas coût) a crée une entrée de gamme qui n'existait pas ou qui plutôt se traduisait par une « non marque ». Aujourd'hui Easyjet ou Leaderprice sont des marques à part entière. Et, à l'autre bout de l'échiquier, le luxe s'est lui aussi segmenté en deux avec tout en haut le « super luxe » ou le « premium » et juste en dessous ce que l'on appelle le « masstige », compression de « prestige de masse », c'est-à-dire un luxe pour le plus grand nombre ou comment permettre à toute une frange de consommateurs de se payer un produit qui comporte tous les codes du luxe. Ainsi de Nespresso. Presque un tiers des Français peuvent aujourd'hui se payer une Nespresso. Monoprix a très bien saisi aussi le "masstige" en grande distribution. Du coup, cette logique a entraîné vers le bas le niveau 2, c'est-à-dire le moyen de gamme, un standard en bataille avec les prix du "low cost". Le groupe Volkswagen a très bien saisi cette nouvelle donne avec Skoda en entrée de gamme, Seat en moyenne gamme, la marque Volkswagen en « masstige », et Audi plutôt luxe qui tire l'ensemble vers le haut. Une segmentation que l'on retrouve évidemment dans les concessions par marque et où les clients se côtoient autour d'un même univers de gamme.

PSA avec ses deux marques avait pourtant le même potentiel. Pourquoi selon vous ne l'ont-ils pas fait alors ?

Mon analyse est qu'ils ont manqué de moyens pour soutenir les marques. Quand ils ont racheté Citroën ils ont mis leurs moyens sur Peugeot. Puis dix ans plus tard, Citroën mal en point, ils ont mis leurs ressources sur la marque aux chevrons. En attribuant ainsi leurs ressources par décennie à une marque après l'autre ils n'ont fait aucun choix. Alors que, dès le départ , s'ils avaient choisi de positionner l'une des deux marques en « masstige » -éventuellement avec la renaissance d'un ancien modèle à la manière de la Fiat 500 ou de la Mini- et l'autre en moyenne de gamme, la première aurait permis de la valeur pour l'ensemble et permis d'investir sur les autres modèles. Renault a un peu plus d'atouts car Nissan fait figure de « masstige » mais il n'y a pas de vrai luxe dans le groupe. Quant à Fiat, à défaut de créer une marque prestige de luxe, ils sont allés chercher le prestige de la mémoire. Ils ont crée une communauté des "happy fews". Mais de toutes façons si Renault et PSA avaient sorti une voiture de vrai luxe, cela n'aurait pas marché.

Pourquoi ?

En restant sur le moyen de gamme, les constructeurs français se sont coupés de la perception de la marque par les consommateurs du luxe. La marque, c'est un repère mental sur un marché. Et en ne travaillant pas leur marque, en faisant de leurs voitures des modèles de « non marque », les constructeurs ont perdu beaucoup de valeur. Le consommateur qui achète français ne peut pas s'identifier à une communauté ou à une référence commune. Prenez les téléphones mobiles. Posséder un Iphone n'est plus une réelle question de budget aujourd'hui. C'est aussi une volonté d'afficher ses préférences. A contrario, le côté « passe-muraille » des voitures françaises répond à quelque chose de très ancré dans notre culture : cacher sa richesse sous la carrosserie de sa voiture. Cela permet de faire « profil bas », comme de faire ses courses chez Carrefour. Sauf que le panier moyen plus élevé de Monoprix (+10%) peut permettre de sauver une entreprise. Et sauf que les Français restent de sacrés individualistes.

A priori, les constructeurs français semblent ne pas vouloir créer ce « repère mental » ? Ni même revendiquer leur « francité » comme le prouvent nos publicités en anglais (sur la Peugeot 208) et comme le souligne un article du journal allemand Die Welt cité par Courrier International ?

C'est l'illustration de notre culture de l'ingénieur : on fabrique de bons produits qui doivent évidemment se vendre, trouver preneurs et sans « réclame ». C'est le syndrome Moulinex. On refuse le repère « marché » et celui du « mental ». Les allemands, eux, font de « très » bons produits qui coûtent 10% plus cher à produire mais qui sont vendus 40% plus chers. Nous, on cultive la modestie du bon produit pour tout le monde, c'est notre côté « égalitaire ». Ce qui échappe totalement au marketing. Car le marketing c'est clivant et segmentant. Le marketing c'est l'art de la segmentation. Les constructeurs automobiles français souffrent de ne pas avoir fait du marketing stratégique mondial. Ils ont fait un marketing à la française c'est-à-dire des publicités, des promotions et de l'évènementiel. Des voitures qui conviennent au deux tiers des Français, mais totalement inadaptées au marché mondial. Ce qui les tient encore ce sont les concessionnaires et les services de maintenance de proximité.

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Commentaires
a écrit le 22/12/2013 à 22:16 :
Il est vrai que plusieurs atouts d'image ne sont pas mis en valeur , comme celle de voitures taillées pour les rallies alpins ou le confort de voitures françaises. Mais cette analyse n'est pas suffisante pour comprendre la guerre économique qui a lieu, comme la manoeuvre de GM pour séparer PSA de BMW, les privations de débouchés à cause des conflits géopolitiques autour des marchés de pourtour méditerranéen, du Proche Orient et d'Afrique, à savoir leur premier marché
a écrit le 11/12/2012 à 15:07 :
Bonjour je suis etudiant en ecole de commerce et une question me trotte pourquoi les constructeurs automobiles ne reussisent pas dans les pays emergents type chine inde indonesie ? quel virage ont réellement loupé les constructeurs automobiles francais vis a vis des constructeurs type wolkswagen ou toyota ? merci d'avance
a écrit le 22/10/2012 à 19:26 :
Comme tout cela est beau, clinquant et respire l'intelligence. Mais avoir oublié l'existence et le positionnement de la gamme "masstige" (j'adore le verbiage...) qu'est justement la gamme DS de Citroën (DS3, DS4, DS5 et bientôt DS9?), voilà qui transpire l'a-peu-près et remet finalement toute cette belle analyse en question.
Du coup, Georges Lewi rate ce qu'il espérait probablement: se faire identifier comme "l'homme à idées" qui peut facturer très cher ses conseils salvateurs à nos marques françaises autistes ou à d'autres, impressionnés par "le jus de crâne" pompeux. Au moins PSA et Renault auront échappés à ce coût (coup?)-là...
a écrit le 30/07/2012 à 13:48 :
Le correspondant ci-dessus LeLivredeJob nous parle du plus gros déposeur de brevets qu'est Peugeot!
Bizarre...mais cette histoire des brevets, m'on toujours laissé un peu dubitatif.
Dans ma carrière je me suis toujours intéressé qu?aux mises en production industrielle et dans le domaine de la GPAO, et j?ai peut-être tort.
Je me rappelle de l?histoire du grand secret de Michelin quand ils ont trouvé et mis au point une manière de produire des pneus dans le tiers de l?espace d?une usine traditionnelle.
Est-ce grâce a çà et autres choses qu?ils gardent la première place dans le monde ?
Aujourd?hui PSA à dit en petit comité de discussion gouvernemental qu?il a dans les cartons « une avancée considérable et révolutionnaire » pour faire des hybrides, mais n?en veulent ni dévoiler ni partager.
Alors déposer des brevets çà sers a quoi !
Peugeot va faire quelque chose avec ses brevets « géniaux » ou va-t-il nous faire le « grand créateur d?automobiles » et « l?électrique pour le peuple » à la manière de Carlos ?
Quand GM a sortie la Volt, un directeur de production a déclaré qu?il n?était pas question de sous traiter leurs technologies de batteries à un équipementier.
Le constat est le suivant, brevet ou pas, une mise en production industriel à été faite d?un véhicule dont GM semble n?avoir rien à devoir à personne pour son déploiement industriel, et le seul à en avoir bénéficié est Opel.
Même si GM a dix ans de retard par rapport a Toyota, chez nous c?est quinze !
En plus tout est extrêmement compliqué car un seul véhicule ne fait pas tout l?ensemble de l?activité industrielle d?un constructeur !
Ce qui est sûr c?est que la volonté de Toyota d?étendre la technologie hybride a beaucoup de segments de sa gamme, semble devenir payante.
Que nous défendions l?industrie nationale ou non, on est obligé de constater que les dernières « innovations » de Renault et Peugeot , ne démarrent absolument pas et ne sont pas prêtes a se transformer, même lentement en ventes et acceptation par le public !
Ils sont les seuls coupables de leurs erreurs stratégiques !
a écrit le 28/07/2012 à 10:37 :
On peut faire toutes lea analyses marketing et strategiques que l'on veut; lorsqu'on a possedé des Renault/Peugeot ou des VW/Toyota on se rend vite compte qu'il y en a deux qui se foutent vraiment de votre gueule. Et je ne parle même pas du prix des piÚces détachées.
a écrit le 27/07/2012 à 9:09 :
De quoi parle ce consultant marketing ? De marques mondiales su un marché national. Il est formidablement compétent puisqu'il remplace généraliste par "mainstream" sans compter son formidable potentiel de vocabulaire, j'adore le "masstige". Il parle d'un marché d'il y a vingt ans quand Citroën était classée "voiture d'ingénieurs" avec de Wantia hydractive ou tentative de XM D12... Citroën tente maintenant le "prémium", avec un certain succès. Ce spécialiste ne nous parle que du marché français. Si l'on regarde les chiffre d'affaire monde, ce sont les généralistes, pardon "mainstream" qui font les plus gros chiffres... Toyota, GM, VW ou Ford... Donc produire pour tous n'équivaut pas à produire par personne. Consultants sortez de vos quartiers ! La Toyota Corola est toujours le modèle le plus vendu au monde !
La réponse technique française ? Moteur électrique Nissan ou Mitsubushi pour nos électriques françaises... Evident que l'aide gouvernementale ne sauvera pas notre industrie automobile ! Cohn Bendit est le meilleur vendeur Prius ! A l'inverse dans le raisonnement de ce "consultant marketing"... prendre en compte les désirs des consommateurs... des aides pour Ferrari ? On en veut tous !
Quant à marque jeune ou vieille... ce débat est dépassé depuis les échecs de la Ford Ka ou de l'erreur de cible, pour son plus rand succès, de la Twingo première génération, une voiture pour les jeunes qui a plus aux femmes. Le groupe Renault a un haute de gamme, il s'appelle Nissan.... non il s'appelle Infinty. Mais ce type d'ouverture ne réussit pas à tous les coups. Audi a mis du temps. Infinity galère. Lexus, d'accord mais peu en Europe. Accura le luxe de Honda au USA est devenu généraliste ailleurs. BMW n'a pas toujours été luxe. Et Skoda est un low cost bien cher et classieux, qui est positionné "Masstige" en Asie ! Et que dire des Coréennes... low cost mais avec garantie de 7 ans ! Goshn, le roi de l'effet d'annonce, a-t-il raison de vendre du Dacia en France qui mange Renault ? Alors que ces autos sont chers au Maroc, plus cher qu'une coréenne, bien que fabriquée là-bas... Alpine ? Qui s'en souvient ? Fiat ? stratégie de la mort sur un modèle (la 500) et des pertes astronomiques (en Europe sauve un peu par Chrysler dans le monde)... C'est à cela, entre autres, que devrait répondre un consultant, non ?
En France VW a une image de qualité. En Chine c'est à la fois la qualité, la beauté, le sérieux mais aussi les horreurs pour les taxis. Peugeot a eu longtemps ce label qualité à l'allemande. Puis l'emblème de marque du diesel... Les berlines Citroën ont été les routières... Ce qu'a manqué PSA ce n'est pas encore trop l'image, elle est relative, changeant de de pays en pays, passagère... ce qu'ils ont manqué le passage au monde. Hormis en Europe et en Chine, où sont les véhicules PSA ? Réveillez-vous, il se vend des voiture au Brésil, en Malaisie, en Indonésie, en Afrique du Sud...
Réponse de le 27/07/2012 à 11:51 :
Bravo, c'est une vraie chronique...et tout est vrai en plus!
Eh, Job....on te donnera pas le job car t'es trop mordant.
Le fameux spécialiste-généraliste à la moustache est juste digne de remplacer Séguela quand il parle a la télé pour faire du café du commerce !
L?industrie automobile est beaucoup plus compliquée que çà !
Avant que les Big Five aux US prennent un coup sérieux dans la gueule (ils doivent dire merci a Obama d?être en partie encore là) ils ont sévi cinquante ans (et en se goinfrant) en faisant juste du face lifting?et il a fallu que Toyota (avec des nouvelles méthodes d?organisation industrielle, dont le moustachu publicitaire n?en a pas la moindre idée) les coulent en faisant des usines autrement plus organisées chez eux pour les battre sur leur propre terrain !
Pour convaincre le client américain d?acheter japonais il a fallu beaucoup de neurones de la part des japonais et pas des « astuces publicitaires » !
L?organisation industrielle et les bonnes pratiques de fabrication industrielle, ce ne fut pas du baratin publicitaire de la part des japonais. Pire, même les coréens se sont organisés pour faire céder le client américain hyper nationaliste comme on le sait !
Toyota fait la même stratégie américaine en France avec la Yaris?et va même se permettre d?exporter aux States à partir d?ici !
Il ne reste plus aux « pointures » d?ingénieurs français qu?à se convertir en espions pour piquer les méthodes de Toyota et avancer?Sinon c?est foutu ! C?est sans espoir !
Dire qu?on a inventé dans nos contrées les département de veille technologique, mais depuis dix ans dans ces département on a que des gens qui roupillent depuis dix/quinze ans !
Réponse de le 27/07/2012 à 18:07 :
Merci JDFcar... et renvoie de fleurs. Tu as raison sur le marché américain. Dans le pays du libéralisme (pseudo a mon avis, mais c'est un autre débat) Toyota et Honda ont révolutionné la marché, US mais aussi mondial. En fait ils ont repris les méthodes des américains en Asie... les modèles exclusivement locaux en le qualifiant. les GM ou Ford asiatiques était conçues pour les locaux, mais des modèles "cheap" (voilà que j'écris comme notre consultant), des Ford minimalistes adapté à des marchés émergeants, Goshn n'a rien inventé... Toyota et Honda on investi le marché américain en faisant du qualitatif. Prius, Insight. Mais aussi en mordant dans le coeur du gagne pain des big three avec du 4X4 luxe ou pick-up, comme la Tacoma. Mais aussi la Camry, la berline préférée au monde, maintenant disponible en hybride. Mais qui va être mise en difficulté par la nouvelle et ravageuse Hyundaï Sonata. Vaste sujet de réflexion pour nos constructeurs qui racontent par monts et par vaux que la berlines 3 volumes est morte... et que dire de l'aba,don par Peugeot de son programme proto hybride au moment où Toyota revient face à Audi. Bravo à Toyota et sa Yaris "française" exportable aux EU ! Rappel : Peugeot est un des plus gros "déposeurs" de brevets...
a écrit le 27/07/2012 à 6:19 :
Dans l'ensemble, les allemandes et les françaises sont plutôt complémentaires sur les segments marketing, à cette différence importante près que les allemandes haut de gamme se portent mieux parce que les inégalités de revenus se creusent sous l'effet de la crise et profitent aux revenus plus élevés (donc aux allemandes), pour l'instant. Fondamentalement, je crois qu'ils ont surtout raté le virage institutionnel, beaucoup plus impactant que la concurrence des allemandes. La nouvelle législation commerciale favorise les importateurs qui font des marges uniquement en jouant sur les écarts de coûts entre des pays ayant des systèmes socio-économiques différents. Ces écarts sont importants et relativement peu exploités encore, sachant que des pays comme la Chine et l'Inde n'exportent pas encore de voitures en France. Quand ce nouveau système sera à plein régime, les allemandes souffriront également. Il est urgent de remettre en question le tout à l'export et le système de licence d'importation automatique, car des conflits risquent de naître entre pays suite à la désindustrialisation et l'appauvrissement. Il est primordial de sauvegarder le marché intérieur.
a écrit le 27/07/2012 à 3:37 :
alors mon copain : il te reste une solution, car le marketing est le mari de la vente : ouvre ta concession automobile et vend les Peugeot !!!!!
car le bal bla est très facile, mais le réaliser est plus difficile !!!!
a écrit le 26/07/2012 à 11:21 :
Sujet pour le BAC philo.
"Acheter VW est-ce collaborer à l'insu de son plein gré".
Merci pour vos apports.
Bienvenue aux profs de Phill...
Réponse de le 27/07/2012 à 8:31 :
Très bon sujet aussi : le président normal contre la voiture du peuple.
a écrit le 26/07/2012 à 10:29 :
L'analyse ne tient pas vraiment la route...
Volkswagen est un constructeur mainstream tout à fait comparable à un Renault par exemple en terme de positionnement ! Dans une concession Volkswagen, il y a le student qui vient acheter sa Polo avec papa et maman, le chef d'entreprise qui vient pour la Touareg, la famille qui vient voir la nouvelle Passat break et le jeune cadre branché qui hésite entre la Sirocco et la dernière Golf Gti....
La différence essentielle elle tient dans la qualité perçue des produits finis et dans l'excellence en matière de process de production et de gestion des stocks... c'est comme ça que VW fait des marges et c'est comme ça que Citroën perd de l'argent : on fait tourner les usines sans se soucier des débouchés réels des produits et ensuite on brade en concession avec des discounts de 10, 15 20 % !
Réponse de le 26/07/2012 à 11:17 :
La qualité perçue est la plus grosse operation de com (intox) realise par un groupe
VW offre des vehicules aussi banalr que les autres generaliste.
Pas plus fiable que les autres(voirZuto-plus de cette semaine TDI vs HDi).

Ils ont en plus :
Une marché domtique énorme : DE +sattelite de l'est.
Une presse specialise a leur botte.Par exemple VW beneficie d'une emission
de publi-reportage a la TV le dimanche a Midi.
Un phenomene imcroyable : le "Deni de panne de TDI" qui fait que si
comme moi vous exptimiez vos deboires avec Audi TT vous risquiez l'internement
psychiatrique....
Réponse de le 26/07/2012 à 15:45 :
Et vous oubliez le fait de faire produire une grosse quantités de pièces en Europe de l'Est à moindre frais et d'asembler tout ça (et encore partiellement avec les modules pré-asemblés) avec un beau badge "Made in Germany"
a écrit le 26/07/2012 à 10:10 :
Bof ! Commentaite attendu et classique.Mais la quasi totalite du segment Eutopes sont des voitures banales : Golf,focus Clio etc...Sauf que VW et KIA fabriquent a bas cout a l'est.....
OUI pour la l'analyse gamme PSA le fait avec la gamme DS : concession differente en Chine . A termes aussi en Europe peut-ètre que le logo Citroën ne subsistera que pour la France sur DS.
Ca marche 200000 DS en 2 ans avec seulement 2 modèles et 40% nouveaux clients. Il a fallu du temps a Audi ...Patience.
A court terme le problrme est VW et sa remquable campagne d'intox de 20 ans.
Monter une campagne "Kill VW status" ...
Et entraver les coreéns protectioniste..
a écrit le 26/07/2012 à 1:04 :
Plutôt d'accord avec ça. Il ont raté un train.
Les constructeurs allemands ont des marques qui marquent et qui tirent les plus modeste vers le haut.

On achète une Seat en se disant que c'est bien parce que c'est le même moteur que VW ou Audi.
On achète une Renault en se disant que c'est le même moteur que Dacia... Là est le problème...
Réponse de le 28/07/2012 à 15:24 :
on peut acheter une mercedes en se disant que le moteur est renautl, et les futures berline renautl avec les chassis mercedes...
a écrit le 25/07/2012 à 22:22 :
Mouais..... Toyota est une marque pour tout le monde et sa fonctionne assez bien, ils n'ont pas non plus l'étiquette haut de gamme comme les allemands, mais ils ont Lexus. Nissan c'est pas du tout du haut de gamme mais c'est Infinity. Le problème de Peugeot c'est plutot de s'être loupé sur la 607 comme Renault avec la Laguna ou la vel satis. Puis le design qui n'attire pas autant que ceux de Audi ou BMW.
a écrit le 25/07/2012 à 22:02 :
Qu'est devenue la marque de prestige Talbot ? n'appartient -elle pas à PSA ?
Si oui pourquoi ne pas l'utiliser pour attiser la convoitise des acheteurs, avec une gamme de voitures prestigieuses à prix raisonnables ?
C'est plus une question de marketing que de technique....
a écrit le 25/07/2012 à 21:05 :
Bof ... cette analyse retarde un peu ! lol
Luxe ou pas luxe toute les bagnoles se ressemblent maintenant et en France ce qui importe au plus grand nombre c'est de ne pas avoir à s'endetter pour du vent (ça c'est fini) et d'avoir un véhicule fiable et durable consommant peu, avec peu d'entretien, si possible la clim par temps de canicule et une prise usb. Point barre. Le luxe devient très très secondaire hein par les temps qui se profilent.
Sinon ben on continuera à acheter de l'occasion entre 5 et 10 000 ?.
Réponse de le 25/07/2012 à 22:03 :
Si un jour Marie voyage, ce que je lui souhaite, elle comprendra comment avec cette mentalité franco-française, on ne vend aucune voiture dans le monde... Les nouveaux riches en Chine, en Inde, voulaient de belles voitures. On leur a proposé des ZX... Audi, BMW, Mercedes vendent à tout de bras des voitures en Asie et ailleurs. Le seul marché français ne permet pas de tenir le choc technologique et commercial. Si Airbus n'avait vendu des avions qu'à Air France, tu crois qu'il existerait ? Il faut exporter pour sauver son marché intérieur...
Réponse de le 25/07/2012 à 22:59 :
C"est la vérité vraie
Réponse de le 26/07/2012 à 15:08 :
Pas tout a fait d'accord, ils ont effectivement pris un retard enorme, d'ailleurs ils s en sont rendu compte et essaient de le combler, mais trop tard, la gamme DS de citroen n est ni plus ni moins qu'essayer de sortir une gamme prestige. Mais encore une fois ils ont rate le coche du marketing, car elles sont vendu dans des concession Citroen.
Aujourd hui tout est marketing, pourquoi Renault essaie de ressucite Alpine..... le probleme c est qu avec 10 ans de retard......

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