PSA investit un million d'euros dans le covoiturage via la start-up Wedrive

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Cédric Nicolas a fondé Wedrive en 2008.
Cédric Nicolas a fondé Wedrive en 2008. (Crédits : DR)
Le constructeur automobile prend 20% de la start-up qui vient de lancer un réseau social de covoiturage destiné aux trajets domicile-travail. Wedrive estime ce marché à environ 50 millions de clients en Europe.

Le groupe PSA ne veut pas être à rebours du basculement des modes de consommation automobile. Ce matin, il a annoncé qu'il entrait dans le capital de Wedrive, une start-up basée à Paris qui a lancé un service de covoiturage. Le groupe automobile investit un million d'euros pour prendre 20% du capital de la société. Cédric Nicolas reste l'actionnaire principal de Wedrive.

"Nous avons surtout été convaincus par la technologie de Wedrive qui offre une solution de transport quotidienne s'appuyant sur le fonctionnement d'un réseau social", explique Brigitte Courtehoux, directrice des nouveaux services de mobilité chez PSA.

Le site internet de covoiturage rejoint ainsi les différents services de voitures partagées mis en place par le groupe PSA. Ce dernier espère intégrer Wedrive sur ses modèles à partir de 2015.

"L'interface a été pensée pour rentrer dans un tableau de bord", fait remarquer Cédric Nicolas, PDG et fondateur de Wedrive. "Sur le volet commercial, il ne s'agit pas d'un partenariat exclusif, le but étant bien sûr de proposer le service sur des Renault par exemple", ajoute-t-il.

Concept de "réseaux"

Wedrive vise le marché du covoiturage entre domicile et lieu de travail en créant des réseaux de conducteurs/passagers. Ce réseau permet de flexibiliser "la variabilité de l'offre", à savoir la prise en compte de l'aléa pour le conducteur qui doit rester plus tard au bureau. Le passager peut alors se rabattre sur un autre conducteur du réseau. Lancé le 17 septembre dernier, Wedrive compte 400 inscrits.

D'après une étude du cabinet Chronos qui se base sur des données de l'INSEE, 30% des déplacements des français sont le fait du trajet domicile-travail. C'est aussi 40% des kilomètres parcourus. Wedrive veut agir sur le taux d'occupation moyen des véhicules par déplacement qui s'élève à 1,4 personne. Cédric Nicolas estime que ce marché représente un potentiel de 11 millions de personnes en France, et 50 millions en Europe.

Service encore gratuit

Le conducteur perçoit 10 centimes par kilomètre par passager. Un porte-monnaie électronique permet de faciliter les paiements. Pour l'instant, Wedrive ne se fait pas rémunérer. Cédric Nicolas étudie la possibilité d'être payé par les entreprises ou les collectivités locales.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2014 à 12:00 :
Je ne ferais jamais de covoiturage car je n'aime pas les pue des pieds et autres mal lavés, sans compter les bavards qui disent des âneries à mes oreilles!
Le cas contraire j'ai fait profession de chauffeur de bus.
a écrit le 14/10/2014 à 13:41 :
Une startup de 2008 qui 6 ans après à 400 inscrits et vaudrait 5 millions €.
Article étrange ou je suis un vieux qui comprend rien au monde moderne.
Réponse de le 14/10/2014 à 14:06 :
Non papi, c'est PSA qui ne comprend rien.
Réponse de le 11/12/2014 à 11:29 :
La start up s'appelle Ville fluide. Et a plusieurs services, qu'elle déploie depuis 2008. WeDrive est l'un d'eux, et a été lancé en septembre dernier, soit un mois avant l'article. Ce qui explique les 400 inscrits. Reste à multiplier ce nombre, bien entendu.

Quant à PSA, comme tous les acteurs de la mobilité, elle regarde les nouvelles pratiques et tente de ne pas rater le train des nouveaux services. Ce qui explique qu'elle investisse, notamment dans WeDrive.

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