"L'avenir de Novares passera par une cession ou une fusion", Pierre Boulet (PDG)

 |  | 733 mots
Lecture 4 min.
Pierre Boulet, PDG de Novares.
Pierre Boulet, PDG de Novares. (Crédits : Novares)
ENTRETIEN. Le redressement spectaculaire de ces dernières années n'a pas empêché l’assèchement de la trésorerie de l'équipementier automobile Novares au plus fort de la crise du coronavirus au printemps dernier. Avec le soutien des banques et de ses actionnaires, le PDG est parvenu à restructurer sa dette et à se refinancer. Mais dans un contexte de concurrence exacerbée, Pierre Boulet estime que l'adossement de Novares à un industriel ou à un nouveau fonds d'investissement sera nécessaire dans les années à venir.

LA TRIBUNE - Malgré plusieurs années de croissance et une stratégie de repositionnement réussie, Novares a été contraint de déposer son bilan au printemps dernier... Comment en êtes-vous arrivé là ?

PIERRE BOULET - Novares était tout à fait prêt à affronter un ralentissement de marché, puisque ce scénario était écrit dans toutes nos prévisions de marché dès la mi-2019. Mais la crise du coronavirus a précipité, et surtout amplifié les choses, au point que notre groupe s'est retrouvé avec 40 usines arrêtées sur 44 dès la fin mars. Perdant 4 millions d'euros de facturation par jour, nous avons immédiatement identifié les difficultés de trésorerie à venir pour assurer le redémarrage de nos usines. Les premières étapes du processus d'obtention du prêt garanti par l'État [PGE, ndlr] et les premiers échanges avec nos banques et nos actionnaires sont rapidement...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/12/2020 à 18:30 :
Cession ... aux chinois, ou aux turcs ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :