Pourquoi Tesla repousse aussi les limites en Bourse

 |   |  1058  mots
(Crédits : Reuters)
La valorisation du constructeur de voitures électriques a culminé à 140 milliards de dollars. Un niveau record qui ne correspond à aucun standard de marché en vigueur dans le secteur. Décryptage d'une valeur atypique et imprévisible.

Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel... Et pourtant, Tesla est en marche pour prouver le contraire. Le constructeur automobile californien fondé par Elon Musk a franchi en ce début février des seuils de capitalisation boursière qui l'ont propulsé dans la stratosphère du secteur automobile. Lundi 3 février, Tesla était ainsi coté 140 milliards de dollars... Soit la valorisation de Volkswagen, Renault et PSA réunis ! Autrement dit, du haut de ses 360.000 voitures vendues en 2019, l'entreprise fondée par Elon Musk valait autant que les 18 millions de voitures construites par ces trois groupes automobiles. Et pourtant, Tesla n'est toujours pas rentable sur un exercice entier. En 2019, seul le troisième trimestre a été profitable.  Quels sont donc les ressorts de cette extraordinaire dynamique boursière ?

Une valeur tech ?

Il y a peu de débats autour de la force d'innovation de Tesla. "Tout est technologie de pointe chez Tesla, de la mise à jour software, aux batteries qui résistent aux températures extrêmes, Tesla dispose des meilleures technologies", rappelle John Plassard, spécialiste en investissement, chez Mirabaud.

En outre, Tesla a formidablement bien marketé la voiture...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/02/2020 à 13:04 :
Tesla incarne parfaitement l'univers visionnaire de son créateur.
Et pour l'instant, le moins qu'on puisse dire, c'est que cet univers n'est pas mis en défaut ds la vision tt électrique de l'automobile promue par EM: ts les majors du secteur se bousculent désormais à corps perdu ds cette voie, à coup de dizaines de mds de $ après s'être moqués pdt des années de ce petit Poucet qui , il est vrai a eu du mal à chausser les bottes de 7 lieues...une diversion certainement involontaire qui ne l'a finalement pas desservi, car tandis que les autres sommeillaient, lui, il avançait.
On peut du reste regretter que Renault précurseur en la matière, n'ait pas suivi une voie similaire, mais la culture, la génétique même, en ont décidé autrement.
Mais ce n'est pas tout ds l'univers de Musk qui a également des répercussions sur le cours de Tesla: il faut cpter aussi sur la réussite exemplaire de Space X ds le New Space qui parti de rien il y a 15 ans, ébranle désormais ttes les certitudes du géant Ariane Espace patiemment et péniblement acquises avec succès en 40 ans d'existence, en étant devenu son ppal concurrent ds les lanceurs.
Et comme les investisseurs veulent croire à leur bonne étoile et peut être à l'adage" jamais 2 ss 3 " avec l'hyperloop, les arbres de Tesla n'ont probablement pas fini de poursuivre leur grimpette.
Réponse de le 18/02/2020 à 0:07 :
C'est surtout que la bourse est en apesanteur du fait de la masse de capitaux privés circulants cherchant désespérément à s'investir du fait de la politique de quantitative easing de la fed. Celle-ci en lève un débouché aux capitaux privés qui se tournent donc vers la bourse et la font monter à des niveaux stratosphériques. Dans le même temps, cette masse de liquidité émises par la fed permet de faire baisser les taux directeurs et donc les taux d'endettement privés qui se calent sur ces taux directeurs. Ce qui permet à tesla par exemple de s'endetter pour pas cher et sans aucune commune mesure avec ses résultats ou sa taille. A un moment, la déconnexion avec le réel va être tel que Q.E. ou non, les capitaux privés vont anticiper une correction qui s'auto réalisera. C'est pour éviter cette auto réalisation que le gouverneur de la fed a simplement déclaré récemment que les valorisations étaient en adéquation avec les résultats tout en ignorant les multiples de valorisation de plus en plus délirant. mais la mer va se retirer tôt ou tard et on va s'apercevoir qu'elon et tesla n'ot pas de maillots de bains : le château de cartes tesla qui ne tient qu'à force d'augmentation de capital basée sur des futures radieux va s'effondrer avec le retours aux réalités avec en parallèle une magnifique panique boursière.
Réponse de le 18/02/2020 à 12:37 :
@Elfe Noir : bien vu et bien dit !!
Réponse de le 18/02/2020 à 23:50 :
Qui vous permet de dire que l'environnement de Tesla ne sera pas radieux avec l'explosion à venir de l'électrique ds l'automobile et l'avance confortable prise ds le premium ?
Son endettement correspond à environ 1 an de CA.
Les carnets de cde débordent et la production actuelle ne fournit pas.
La gigafactory de Shanghai va démarrer et pour celle de Berlin les terrassements ont débuté.
Si Tesla a profité de TX bas, pour s'endetter c'est une opportunité qu'il n'a pas loupé étant en phase de développement et de croissance.
Demandez dc aux Entreprises du CAC 40 si elles n'ont pas profité des TX bas de la BCE pour investir et servir des dividendes records à leurs actionnaires !!
Par ailleurs, Space X vient de réussir le lanct d'une constellation de 60 satellites.
Etayez vos affirmations sur des faits !!
a écrit le 17/02/2020 à 9:13 :
L’État profond américain a misé dessus, ce n'est certainement pas pour rien et ce n'est certainement pas pour une raison visible.

Tout comme le consortium européen mise sur BAYER qui est endetté pourtant de plus de 40 milliards imposant un boulet financier à une UE qui n'en a certainement pas besoin.

Elle aussi elle a ses (sales) raisons que l'on devine bien plus facilement car continent en déclin dont les basses manœuvres oligarchiques sont exposées aux yeux de tous.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :