Pressé par l'Etat de sauver la SAM, Luca de Meo, le patron de Renault, dit "niet"
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Luca de Meo avait pourtant prévenu. Lors de la journée de la filière automobile, le directeur général de Renault avait adressé un message très clair aux représentants du secteur : "la démarche qui consiste à dire que c'est aux constructeurs de soutenir la filière, nous met en difficulté et menace l'avenir de la filière". Autrement dit, le groupe automobile français ne soutiendra pas la reprise des sites en difficulté et dont les projets de reprise ne sont pas viables.
Sans engagement de la part de Renault, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a estimé ce matin que l'offre du repreneur n'était pas crédible. L'Etat et la région Occitanie avaient pourtant apporté un soutien financier conséquent. Le tribunal de commerce pourrait annoncer la liquidation de l'entreprise vendredi.
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Ce mardi, Renault a publié un communiqué de presse indiquant qu'il répondait défavorablement à l'injonction du tribunal de commerce de Toulouse de soutenir le projet de reprise de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM), dont il est le principal client.
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Pour les 350 salariés de SAM, c'est une défaite qui était redoutée, mais l'espoir était encore vivace tant les autorités, notamment à travers des membres du gouvernement, avaient assuré qu'ils mettraient tout en œuvre pour que Renault s'engage sur la voie d'un soutien.
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