Le Vatican choisit la française Guard Industrie pour lutter contre les graffitis

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La protection des colonnes de la célèbre place du Vatican ne serait que le chantier le plus symbolique de Guard Industrie qui a, entre autres, rénové la place Tian an Men.
La protection des colonnes de la célèbre place du Vatican ne serait que le chantier "le plus symbolique" de Guard Industrie qui a, entre autres, rénové la place Tian an Men. (Crédits : Guard Industrie)
L'entreprise française a mis au point des produits protégeant les bâtiments de l'érosion ou de la pollution. De Rome à Pékin, la recette semble bien fonctionner, à en juger par la croissance de cette PME.

Protéger des graffitis les 284 colonnes de la place Saint-Pierre, à Rome, pour les dix années à venir ? "Même pas peur !", s'exclame Barnabé Wayser, PDG de Guard Industrie. Sa petite entreprise -une cinquantaine de collaborateurs en France et à l'étranger- fabrique des produits pour nettoyer et protéger les bâtiments, neufs ou anciens, de l'érosion, de l'usure ou encore des graffitis. Sa mission : concevoir les "cosmétiques des édifices", une activité en plein essor à l'heure où, en Europe, le marché de la rénovation est au moins aussi dynamique, sinon plus, que celui de la construction.

Au mois de novembre, la place Saint Pierre avait besoin d'un soin pour ses colonnes en pierre de travertin fraîchement rénovées, et c'est la la solution de Guard Industrie qui précisément été choisie, après deux ans de tests, pour ses propriétés anti-graffitis.

Un contrat de "quelques dizaines de milliers d'euros" pour 4 tonnes de produit, précise à La Tribune Barnabé Wayser, dont l'entreprise créée en 1989 par son père a atteint les 11 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an passé.

Le Colisée, Notre-Dame ou la place Tiananmen

La protection des colonnes de la célèbre place du Vatican n'est cependant que le chantier "le plus symbolique" de Guard Industrie, estime Barnabé Wayser dont l'entreprise est établie en Chine, en Russie, en Italie, en Angleterre et en Inde et réalise 40% de son chiffre d'affaires à l'étranger. Avant la basilique Saint-Pierre, la PME a protégé notamment Notre-Dame, la fondation Louis-Vuitton, l'aéroport de Hanoï ou encore la place Tiananmen, parcourue par cent millions de personnes par jour.

Prochaine étape : le Moyen-Orient, espère le PDG de Guard Industrie, et en premier lieu Dubaï, en pleine effervescence immobilière. Mais il garde un œil sur l'Europe, où sa société est sollicitée sur de nombreux chantiers de rénovation, et plus spécialement sur l'Italie : "Mon rêve, ce serait de protéger le Colisée", glisse-t-il.

Dépollution de l'air

En attendant, Guard Industrie élabore de nouveaux produits dans ses deux usines de Montreuil et de Toulouse, où une troisième est en construction.

Après les produits anti-graffiti et les nettoyants écologiques pour terrasses, l'entreprise prévoit de fabriquer, en collaboration avec un laboratoire de recherche toulousain, une solution pour dépolluer l'air grâce à la lumière. Commercialisation prévue dès 2016.

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