Scandale du Mediator : le PS réclame une commission d'enquête parlementaire

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Marisol Touraine, vice-présidente du groupe PS, précise dans un communiqué avoir adressé mardi une lettre au président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, l'UMP Pierre Méhaignerie, pour demander la création de cette mission sur le "Mediator et ses conséquences en matière de pharmacovigilance".

Le groupe socialiste de l'Assemblée nationale a réclamé mardi la création d'une mission d'information parlementaire sur le médicament Mediator, qui serait à l'origine de nombreux décès.

Marisol Touraine, vice-présidente du groupe PS, précise dans un communiqué avoir adressé mardi une lettre au président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, l'UMP Pierre Méhaignerie, pour demander la création de cette mission sur le "Mediator et ses conséquences en matière de pharmacovigilance".

Xavier Bertrand avait annoncé le 1er décembre que le gouvernement français prendrait les mesures qui s'imposent sur la base d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) attendu le 15 janvier.

Le ministre du Travail et de la Santé est prié de dire pourquoi il a fallu attendre 2009 pour voir retirer du marché un médicament accusé d'avoir provoqué 500 décès en France depuis sa commercialisation en 1976.

Le Mediator, un médicament pour diabétiques en surpoids, était également prescrit comme coupe-faim par des médecins.

Un avocat de victimes du Mediator, Charles Joseph-Oudin, a récemment déclaré qu'un document de l'Agence du médicament évoquait des "suspicions" de problèmes cardiaques liées à la prise de cet antidiabétique dès avril 1998.

Selon Le Canard enchaîné, une seconde alerte déclenchée en 2006 n'avait pas abouti non plus.

Ce n'est qu'en novembre 2009 que le Mediator, produit par les laboratoires Servier, a été retiré du marché français, bien après d'autres pays comme l'Italie ou l'Espagne.

Une étude de la Caisse nationale d'assurance maladie rendue publique il y a deux semaines a confirmé la mort de 500 patients en France, un chiffre contesté par les laboratoires Servier.

 

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