Le chimiste Arkema sans pitié avec ses activités non rentables

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Le premier chimiste français a annoncé ce mercredi la cession au groupe Klesch de son pôle vinylique, qui fabrique du PVC pour le secteur du bâtiment en Europe. Les dirigeants avaient jusqu'à présent toujours exclu une cession pure et simple. La cotation d'Arkema a été suspendue pour la matinée.

Arkema a franchi le pas. Le premier chimiste français a annoncé mercredi, lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire, la cession de l'intégralité de son pôle de produits vinyliques (1,1 milliards d'euros de ventes l'an dernier) au groupe suisse Klesch. Objectif : s'affranchir d'une activité à faible valeur ajoutée et non rentable, pour se recentrer définitivement sur la chimie de spécialités, plus prometteuse.

A la reprise de cotation (suspendue dans la matinée) à 13h, la réaction du marché, qui attendait ce type de mouvement depuis longtemps, a été plus que positive : l'action s'envolait de plus de 18%.

L'opération est en fait un "transfert" puisque le repreneur paiera "zéro euro" à Arkema, a précisé Thierry Le Hénaff, son PDG. Au contraire, c'est le chimiste qui va lui verser 100 millions d'euros en cash pour "couvrir les charges courantes" et inscrire une charge exceptionnelle nette comptable de quelque 470 millions d'euros au titre de 2011.

Le groupe aux 5,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier a précisé qu'il dotera la nouvelle entité d'un bilan "très solide" et que les 1.780 salariés français et 850 salariés hors de France seraient transférés dans la nouvelle entité dont le siège social serait basé à Lyon.

Jusqu'à présent, Thierry Le Hénaff, son PDG, avait toujours exclu la cession pure et simple de cette branche, qui fabrique essentiellement du PVC pour le secteur du bâtiment,  à la peine, mais aussi de la soude et du chlore, des marchés très concurrentiels. Cet été, le patron ne parlait encore que de "désinvestissements ciblés" dans ce pôle.

En sortant du giron de Total en 2005, Arkema s'était déjà lancé dans une vaste restructuration de son activité produits vinyliques, en fermant certaiens unités de production. Conséquence : la taille de ces activités s'était progressivement réduite, passant de 25 % des ventes en 2008 à 19 % l'an dernier.

Au troisième trimestre 2011, ces activités avaient dégagé un excédent brut d'exploitation (Ebitda) nul, après des années de déficit. L'Ebitda d'Arkema, lui, atteignait 14,2%.

En France, le PVC est produit sur quatre sites, Balan (Ain), Berre (Bouches-du-Rhône), Saint-Fons (Rhône) et Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence). Les sites de chlore et soude sont à Fos-sur-Mer et Lavéra (Bouches-du-Rhône) et Jarrie (Isère), selon le site internet d'Arkema.

Fondé en 1990, Klesch est spécialisé dans les investissements de long terme dans l'industrie.

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Commentaires
a écrit le 06/01/2012 à 12:27 :
Les ouvriers sont en lutte!!
Nous ne laisserons pas faire les patrons voyous!!
Ils ont oubliés que derrière les matricules il y a des hommes et que sans les ouvriers les le Hénaff ,otto taken et compagnie ne sont rien?
On va leur rappeler ce qu?est le pouvoir prolétarien, le saccage du rdc du siège social Arkema à la Garenne Colombes n?est que le premier acte !!!
Nous ne laisserons pas continuer la désindustrialisation de la France, les pouvoir politique vont devoir prendre leurs responsabilités car n?oublions pas que cette cession au fond d?investissement Gary Klesch (meilleur ami du sinistre Bernard maddof) n?est en fait qu?une fermeture à terme de tout les sites concernés ?
Gary Klesch à pour habitude de reprendre des sites que les grand trust industriels du cac 40 SACRIFIENT afin de booster leur actionnariat ,puis de proposer aux ouvriers des baisses de salaires ou du chômage partiel puis fermeture et licenciement sec !
En cette veille de campagne électorale les ouvriers de France seront se souvenir des dégâts causé par les banquiers et les politiques qui autorisent ces méthodes.
Nous pouvons nous appuyer sur cette célèbre citation de Tomas Jefferson qui en visionnaire avait compris le danger du pouvoir des banques:

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses que les armées? Si le peuple américain permet un jour aux banques privées de contrôler la création de monnaie, les banques et les sociétés qui grandiront autour des celles-ci déposséderont les gens de leurs biens jusqu?à ce que leur enfants se réveillerons sans rien dans la rue, sur le continent que leurs ancêtres ont conquis.
Tomas Jefferson 1743-1826

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