À Tours, Sanofi fait la chasse aux faux vaccins

Guillaume Fischer, à Tours
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Sanofi, santé, chimie, pharmacie
Benoit Rajau pour Sanofi

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Sanofi, santé, chimie, pharmacie
Benoit Rajau pour Sanofi
Adossé au site de production tourangeau du laboratoire Sanofi, le LCAC, qui oeuvre pour l'ensemble du groupe pharmaceutique, se lancera en 2019 et 2020 dans la chasse aux faux médicaments d'origine biologique. Concentré jusqu'à présent sur les produits d'origine chimique (Doliprane, Plavix, etc.), le laboratoire dirigé par Nathalie Tallet adaptera ainsi son process de traque essentiellement aux vaccins produits par Sanofi. Une vraie machine guerre rodée depuis 2008 dans la structure de Tours qui compte aujourd'hui une quinzaine de biologistes triés sur le volet.
L'action du LCAC s'articule autour de plusieurs axes concernant un médicament suspect rapporté par des correspondants locaux ou acheté sur place par le laboratoire : traçabilité avec vérification de la provenance d'un site Sanofi, examen de l'emballage, analyse chimique et enfin dangers pour les malades. Environ 38.000 produits ont subi ces tests depuis 2008.
Consignées par Sanofi et transmises aux autorités sanitaires des pays concernés, leurs résultats sont centralisés depuis fin 2018 sur une base unique et immédiatement opérationnelle. À la clé, des alertes en temps réel qui se soldent en général par des retraits de la vente. 10% en moyenne des médicaments fabriqués dans le monde sont falsifiés. Ce pourcentage grimpe à 30% en Asie et en Afrique et alimente à la fois des réseaux criminels organisés et des petits trafiquants locaux.
Le marché de la contrebande de produits pharmaceutiques a été évalué à 200 milliards de dollars dans le monde l'année dernière et dépasse le très lucratif trafic de drogue.
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À la clé, des alertes en temps réel qui se soldent en général par des retraits de la vente Depuis 2008, le laboratoire de Sanofi a fait subir des tests à 38.000 produits pharmaceutiques.
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