Hôpitaux publics : vers un déficit "historique" de 1,5 milliard d'euros en 2017 (FHF)

 |   |  415  mots
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
"La ligne rouge est dépassée", alerte le président de la Fédération hospitalière de France (FHF, hôpitaux publics). Chiffres à l'appui, il explique qu'un déficit historique s'annonce, conséquence directe de "l'impact des plans annuels d'économies". Et réclame que le gouvernement cesse de prendre l'hôpital public pour une variable d'ajustement.

Le président de la La Fédération hospitalière de France (FHF, hôpitaux publics) lance un  vrai cri d'alarme ce lundi matin dans un communiqué qui appelle le gouvernement à "des réformes structurelles et financières désormais vitales".

Pour Frédéric Valletoux, "la ligne rouge est dépassée" : en effet, selon lui, la situation financière des établissements "devrait connaître un déficit historique de 1,5 milliard d'euros" en 2017, menaçant "la qualité des soins".

"L'hôpital ne peut être l'unique variable d'ajustement"

S'appuyant sur "les premières estimations remontées aux Agences régionales de santé (ARS) par les établissements", la FHF évalue le déficit des hôpitaux pour 2017 à "1,5 milliard, soit 2% des budgets hospitaliers, un niveau dramatique et totalement inédit".

La FHF explique "cette dégradation" par "l'impact des plans annuels d'économies", mais aussi "par une activité tout au long de l'année moins dynamique que celle prévue lors de la construction des tarifs d'hospitalisation il y a un an".

"Ce choix de baisser les tarifs au début de l'exercice en anticipation de soi-disantes hausses d'activités a conduit cette année à faire supporter aux hôpitaux un même niveau de dépenses incompressibles en regard d'un moindre niveau de ressources."

M. Valletoux reproche aussi au gouvernement de vouloir, pour la 3e année consécutive, faire payer aux hôpitaux le dynamisme des dépenses" de la médecine de ville. Il pointe notamment le coût "sous-estimé" de la nouvelle convention médicale passée avec les médecins libéraux.

"L'hôpital ne peut pas être à la fois le pilier du système de santé et l'unique variable d'ajustement économique".

Demande de dégel des crédits de réserve

Selon la fédération des hôpitaux publics, les réformes à mener, portent sur :

  •  "le financement du système de santé",
  • "la fin des mesures catégorielles non financées",
  • "l'assouplissement des modes de gestion interne des établissements" et
  • une "meilleure participation à la permanence des soins de l'ensemble des professionnels de santé, quel que soit leur statut".

Frédéric Valletoux réclame le dégel de nouveaux crédits mis en réserve et qui "reviennent aux hôpitaux", selon lui. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a d'ores et déjà annoncé le dégel de 150 millions sur les quelque 350 millions réclamés par les établissements hospitaliers publics et privés.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/12/2017 à 22:57 :
Parmi les actes de bonne gestion à mettre en oeuvre : faire payer - sans remboursement possible - 25 euros par urgence traitée, et supprimer le travail gratuit des hôpitaux - ce qui est réalisé pour beaucoup de personnes sans couverture sociale. Avec ces deux mesures simples et efficaces, cela fait près de 4 milliards de recettes.
a écrit le 19/12/2017 à 16:57 :
Arretez de nous facturer de la " pseudo-alimentation-repoussante " ( dénutrition affaiblissante ), par ce forfait hospitalier. Que l'on soit libre de le prendre ou non lors de l'admission en option comme la TV dont je ne veux pas. Arretez de refaire tous les couteux examens, déjà faits juste avant la décision d'hospitaliser. IGNOBLE ces " urgences " ( lenteurs) entre 6H et 36H Dans pareil " service " insoutenable. ET L HYGIENE !!!!!!!!!! maladies nosocomiales tuant et amputant davantage que la route. Cessez de bloquer des dizaines de chambre propres, intimes et pudiques pour d'éventuels V.I.P. DORTOIRS A DEUX " LITS " A SUPPRIMER
Réponse de le 19/12/2017 à 17:27 :
"DORTOIRS A DEUX " LITS " A SUPPRIMER "

C'est vrai que cela vaut pas deux lits dans un couloir.
Réponse de le 19/12/2017 à 18:21 :
Je me suis vue imposée cette atteinte à mon intimité et à ma pudeur, chambre avec un autre !!! lit : nuisances insupportables, repos impossible, tendue,, dérangements. Et à chaque visite concernant l'Autre, je déguerpissait vers le couloir, avec difficultés, jusqu"à tomber et me relever péniblement à chaque fois.
Réponse de le 19/12/2017 à 19:02 :
Votre " la chose " c'est Faucille-Marteau sur fond rouge sanguinaire.
a écrit le 19/12/2017 à 16:13 :
Pour résoudre la problématique des CHU il faut développer les process et méthodes du secteur du privé idem pour le management RH qui permettent un bon fonctionnement des cliniques privés malgré les problèmes tarifaires désavantageux sachant que les CHU sont mieux privilégiés par l'assurance maladie (monopole ?) Cela est valables aussi pour toutes les administrations et entreprises publiques dont les rustines ne tiennent plus faute du manque d'argent dont les caisses de l'état sont vides ne pouvant plus renflouer pour cacher la gestion calamiteuse de la fonction publique.
Réponse de le 20/12/2017 à 3:50 :
En Coree du Sud, si vous devez aller vous faire soigner, vous devrez payer la moitie de la facture , sauf si vous etes tres bien assure. Par contre les services quels qu'ils soient sont d'une qualite remarquable,, accueil, soins et hygiene des locaux au top. Les services medicaux sont repartis par specialites. Ce qui evite de se faire soigner un bras a la place du cerveau.
Bcp de francais & d'autres viennent ici pour se faire soigner les dents ou de la chirurgie esthetique, bref un pays ou les soins sont chers mais de tres haut niveau.
La France a perdu sa reputation sauf dans la haute couture.
a écrit le 19/12/2017 à 8:34 :
" .. menaçant "la qualité des soins"." !?! .... c'est plus qu'une menace ....
Il y a belle lurette que les citoyens ont pu constater la DEGRADATION de la qualité du service hospitalier du a une gestion comptable bornée !.
a écrit le 18/12/2017 à 22:46 :
toujours l'eternelle conflit hôpitaux
pour moi qui a une experience des deux systèmes
les chu restent l'endroit ou les patients (complexes ou lourds et non rentables par des actes standardises en cliniques) finissent par arriver.
et heureusement que des médecins dont la grande majorite y donnent de temps et de l'energie en soins formation universitaire pour un salaire 2 fois moindres qu'un osteopathe bien souvent sans benefice ou un ophtlamo secteur 2
combien vaut un reanimateur un chir transplanteur hepatique ? un neuroradiologue ou radiologue qui traite des anévrysmes ou des tumeurs.
y a en t il beaucoup en prive avec ces gestes mal cotes qui prennent du temps ?
Réponse de le 19/12/2017 à 8:36 :
.... y donnent de temps et de l'energie ..... y compris dans les dépassements d'honoraires .!!!
a écrit le 18/12/2017 à 21:14 :
l'Algérie et ses ressortissants doivent combien aux hôpitaux publics ? Et ce n'est qu'un exemple
a écrit le 18/12/2017 à 19:25 :
Que l'hopital public commence par cesser de soigner gratuitement la planète, ça aidera c'est certain mais en principe c'est un autre budget. Mais qu'ils bossent ! Pour avoir été soigné dans les cliniques privées et dans les hopitaux publics, c'est le jour et la nuit. Dans le privé, le médecin fait une colloscopie toutes les 15mns sans anesthésie et les infirmières courent dans les couloirs. A l'hopital public c'est "surtout ne pas aller trop vite ça pourrait être stressant" Après c'est un cliché et je suis certain que dans certains services dans le public ça bosse aussi très dur mais en tout cas mes expériences c'est que dans le privé ça bosse plus dur et à la chaine, personne ne dit un mot inutile et pas de pauses café. Quand à l'abscenteisme...les chiffres sont édifiants et publiés partout ! Le public aussi devrait avoir au moins 10% d'intérim pour que si les gens sont moins malades que prévu, bonnes nouvelle ! Ils puissent ajuster leur coût de personnel. Pour avoir des connaissances dans les 2 milieux, dans le privé ceux qui ne sont pas assez rapides à qualité exigée, c'est le licenciement pour insuffisance pro direct alors que dans le public c'est au pire le placard mais toujours payé tant qu'il n'y a pas faute grave, ça c'est un vrai problème propre au public cette incapacité à remercier les gens qui sous-performent de manière chronique.
Réponse de le 19/12/2017 à 17:39 :
"Dans le privé, le médecin fait une coloscopie toutes les 15mns sans anesthésie et les infirmières courent dans les couloirs."

Ça a l'air sympa le privé.Sinon, l’anesthésie dépend de l'état du colon et de la profondeur ou pas du mal.Avec une anesthésie générale ,on ne peut partir sans être accompagné pour le retour chez soi ce qui peut en dissuader certain de la pratiquer.
a écrit le 18/12/2017 à 18:38 :
Fermons les hôpitaux et les cliniques....ne remboursons plus les médicaments....l'équilibre sera vite rétabli....il y aura même des excédents...😁 Au surplus la population s'auto régulera et seuls les plus solides survivront....qu'attendons nous?
a écrit le 18/12/2017 à 17:07 :
Il y a les déficits,
il y a les sommes qu'ont aurait du investir pour assurer leur bon fonctionnement pérène ,
il y a les modernisations urgentes à faire.
Et on dit que le système de santé français est un des meilleurs au monde???
Réponse de le 19/12/2017 à 7:29 :
"il y a les sommes qu'ont aurait du investir pour assurer leur bon fonctionnement pérène" : Quand tout le monde râle quand il faut payer des charges dans la copropriété, l'immeuble tombe en ruine.
Quand il suffit de partir en vacance à l'étranger pour échapper aux charges, le temps s'accélère.
a écrit le 18/12/2017 à 14:46 :
C'est notre santé, demande t on a l'armée d'etre rentable, eux c'est a fonds perdus, de plus pour conserver les memes budgets, on fait voler des helicos pour depenser les soldes de budget
Les opex nous coutent des milliards, seuls les militaires concernés s'en rejouissent
Réponse de le 19/12/2017 à 8:07 :
Devant ce commentaire j'ai failli cliquer sur "signaler un contenu abusif". Soyons sérieux. Ce n'est pas parcqu'un service apparait comme indispensable qu'il ne faut pas le financer et contenir l'evolution des couts sur recettes. La suite sur les militaires n'appelle pas de réponse.
a écrit le 18/12/2017 à 13:59 :
Depuis que les CHU ont découvert qu’ils pouvaient être en déficit comptable sans qu’il ne se passe rien, plus rien ne les retient !
a écrit le 18/12/2017 à 10:34 :
Pour les 4 prochaines années, le gouvernement veut encore "économiser" 13 milliards d'€ sur la sécu et les hôpitaux sont en première ligne dans le collimateur de Bercy.

On va finir par aller se faire soigner à l'étranger comme c'est déjà la cas pour les dents et la chirurgie esthétique.... enfin ceux qui pourront.
Réponse de le 18/12/2017 à 17:42 :
"On va finir par aller se faire soigner à l'étranger comme c'est déjà la cas pour les dents"

Les britanniques ont connu la même situation en 2007.

Faute de trouver un dentiste appartenant au National Health Service (NHS), le système public britannique, certains Anglais n'hésitent pas à s'arracher eux-mêmes des dents ou à se faire un détartrage avec un tournevis. C’est ce que révèle lundi une étude menée auprès de 5.212 personnes résidant en Angleterre.Les témoignages horrifiques, cités dans la presse, s’y succèdent : «J'ai dû m'arracher quatorze dents avec des pinces», témoigne une personne interrogée. «Je me suis arraché une dent. C'est plus facile que de trouver un dentiste», a répondu une autre. «J'ai bouché une dent avec du mastic», admet un patient, tandis qu'un autre dit avoir recollé une couronne avec de la colle extra-forte et un troisième avoir utilisé un tournevis pour enlever la plaque dentaire.Le sondage révèle que 6% des personnes interrogées disent avoir dû se soigner elles-mêmes car elles n'arrivaient pas à trouver un dentiste appartenant au NHS et ne pouvaient opter pour le système privé, dont le coût est plus élevé. «J'ai vraiment essayé de trouver un dentiste» dans le système public, témoigne Valerie Halsworth, 64 ans, sur la chaîne de télévision GMTV. «C'était devenu tellement douloureux qu'il a bien fallu que je fasse quelque chose», a-t-elle ajouté.
La sexagénaire a alors pris son courage à deux mains... et une pince dans la trousse à outils de son mari. L'opération a été très douloureuse, admet-elle, «mais une fois qu'on a enlevé la dent... on n'a plus mal». Depuis, Valerie Halsworth ne cherche même plus à trouver un dentiste. Elle s'est arrachée elle-même six autres dents.
a écrit le 18/12/2017 à 10:24 :
les hôpitaux publics c'est le même problème que la sncf et entreprises publiques, éducation nationale, des semaines à moins 30h de travail, absentéisme culturel, service surchargés et d'autres non mais les syndicats arc bouté on ne touche pas au fonctionnaires, les chirurgiens chu font 3 opérations contre 6 dans une clinique privée pour la même intervention avec 3 fois moins d'infirmières , les médecins des chu préfèrent les consultations privés plus rémunérateur donc décroche avant 16h les consultations publics et de plus en se servant des locaux et matériels du public........ IL EST URGENT D'ALIGNER LES HÔPITAUX PUBLICS SUR LE FONCTIONNEMENT ET LA GESTION SUR DU MANAGEMENT PRIVÉ TYPE CLINIQUE PRIVE !!!
Réponse de le 18/12/2017 à 11:22 :
"les chirurgiens chu font 3 opérations contre 6 dans une clinique privée pour la même intervention avec 3 fois moins d'infirmières "

Et vous avez parlé avec des infirmières qui font autant d'heures ? Par ailleurs les cliniques privées coutent autant que les hôpitaux publics aux contribuables, l'espère que vous ne faites que de la propagande et que vous le saviez au moins hein:

"Quand la Sécu finance les cliniques privées " https://humanite.fr/quand-la-secu-finance-les-cliniques-privees-545464

"Financement des établissements de santé" http://solidarites-sante.gouv.fr/professionnels/gerer-un-etablissement-de-sante-medico-social/financement/financement-des-etablissements-de-sante-10795/article/financement-des-etablissements-de-sante

"Trop de césariennes dans les cliniques privées " https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/trop-de-cesariennes-dans-les-cliniques-privees_720095.html
Réponse de le 18/12/2017 à 11:36 :
@chu 18/12/2017 10:24
On radote quand on se répète, donc je radote...
Se reporter au taux d'absentéisme dans les hôpitaux public (Hospi Diag). Globalement, c'est démentiel.
Il y a de très nombreux hôpitaux qui ont un taux d'absentéisme 3 à 4 fois supérieur à d'autres. Pourquoi ? Je crois (à vérifier) que l'AP de Paris ne fournit même pas ses statistiques.
Sachant que les coûts de personnel représentent 60 à 70 % du coût global, il y a de quoi gagner des milliards d'euros pour le même service.
Cordialement
Réponse de le 18/12/2017 à 13:08 :
Un chirurgien en CHU passe la moitié de son temps à faire de la recherche de pointe et de l'enseignement, alors qu'un chirurgien dans le privé ne fait que de l’opération standardisée.

Autant comparer un préparateur de moteur de F1 et un garagiste de campagne.
a écrit le 18/12/2017 à 9:33 :
Merci beaucoup d'autant que nous sommes en pleine propagande médiatique macronienne avec les sondages délirants qui l'accompagnent et que donc cette information devrait nettement être tue. Ou bien pour lui faire dire qu'il faut encore plus saigner l’hôpital mais les français sont quand même bien moins enthousiaste à s'attaquer à l’hôpital qu'au fonctionnariat dans son ensemble. Les français aiment leurs hôpitaux publics parce qu'ils en ont besoin pour vivre ou survivre d'ailleurs.

Chaque président de la république a saigné l’hôpital public, le seul but étant bien entendu de privatiser l'ensemble mais on se rend compte que plus la privatisation gagne du terrain et moins bien les français sont soignés parce que l'on ne peut pas traiter la santé comme une marchandise comme les autres c'est totalement abjecte et c'est pourtant la règle.

"Soumis à l’austérité budgétaire et au management néolibéral, l’hôpital est au bord du burn-out" https://www.bastamag.net/Soumis-a-l-austerite-budgetaire-et-au-management-neoliberal-l-hopital-est-au

ALors on suppose que nos "experts" financiers au pouvoir vont nous refaire la même, encore plus saigner le service public pour toujours plus de privatisation et encore mois de soins profitant de la propagande médiatique pro-macronnienne qui tombe vraiment au bon moment, mais ça plaira pas parce que c'est nous qui sommes au contact des hopitaux pas la caste totalement déconnecté des réalité, au pouvoir.
Réponse de le 18/12/2017 à 19:13 :
Exactement comme dans une clinique donc.

Alors pourquoi tan tde haine contre le service public ?

Le dogme néolibéral qui veut que l'on dépèce les services publics pour l'offrir aux actionnaires milliardaires, c'est uniquement ça.

Faites attention à qui vous répondez nous ne sommes pas tous des pigeons à plumer, merci.
a écrit le 18/12/2017 à 9:10 :
quand on veut soigner gratuitement l'ensemble de la planete, et que ceux qui ne payent rien peuvent exiger tous les examens dont ils n'ont pas medicalement besoin, mais dont ils ont besoin pour obtenir un statut, c'est le genre de choses qui arrivent.........
pour le reste, le budget global ( les hopitaux, quoi), c'est 60% des depenses, alors c'est effectivement la qu'il faut regarder, faire des economies sur une boite de doliprane a 1 euro remboursee 30 centimes, ca ne mene pas loin
Réponse de le 18/12/2017 à 16:37 :
Entièrement d'accord, je travaille à la facturation d'un hôpital, je vois passer des factures de près de 70.000 euros pour des opérations de personnes souffrant de maladie rénales originaires de l'ensemble de la planète qui partent en perte et profit pour l'état c'est à dire ceux qui paient des impôts !
Elle est généreuse la France mais malheureusement on ne l'aime pas quand même.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :