Gilead et cinq autres laboratoires pharmaceutiques négocient avec le gouvernement chinois pour lancer leur traitement contre la maladie infectieuse dans le pays. Dix millions de Chinois souffrent d'hépatite C chronique.
Les places dans le marché lucratif des médicaments contre l'hépatite C se font rares. Depuis 2014, les pays occidentaux ont pour la plupart adopté les traitements curatifs contre la maladie infectieuse. C'est également le cas de l'Inde et de l'Egypte, dont le pourcentage de la population touchée par l'hépatite C est le plus élevé au monde.
Reste le marché chinois, potentiellement très important. Dans ce pays, cette maladie infectieuse représente un important problème de santé publique. Dix millions de Chinois souffrent d'une hépatite C chronique, selon l'OMS, et 2,5 millions ont besoin d'un traitement urgent.
Gilead mise beaucoup sur ce marché. Début septembre, le laboratoire américain a d'ailleurs embauché un ancien cadre de Roche, Rogers Luo, pour mettre en place ses opérations commerciales et préparer le lancement potentiel de son traitement contre l'hépatite C (Sovaldi/Harvoni). Avec ce traitement, il a généré plus de 12 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) de revenus en 2015.
Six laboratoires pharmaceutiques en course
L'autorité de régulation des médicaments chinoise assure vouloir prendre ce problème à-bras-le-corps. Elle a annoncé en février un processus accéléré d'autorisation de mise sur le marché pour certains traitements, notamment ceux contre l'hépatite C. Pour lutter contre la maladie infectieuse, Pékin a notamment présélectionné le Harvoni et le Sovaldi de Gilead.