Hépatite C : les labos pharmaceutiques bataillent pour conquérir le marché géant chinois

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Début septembre, le laboratoire américain Gilead a embauché un ancien cadre de Roche, Rogers Luo, pour mettre en place ses opérations commerciales et préparer le lancement potentiel de son traitement contre l'hépatite C.
Début septembre, le laboratoire américain Gilead a embauché un ancien cadre de Roche, Rogers Luo, pour mettre en place ses opérations commerciales et préparer le lancement potentiel de son traitement contre l'hépatite C. (Crédits : Reuters)
Gilead et cinq autres laboratoires pharmaceutiques négocient avec le gouvernement chinois pour lancer leur traitement contre la maladie infectieuse dans le pays. Dix millions de Chinois souffrent d'hépatite C chronique.

Les places dans le marché lucratif des médicaments contre l'hépatite C se font rares. Depuis 2014, les pays occidentaux ont pour la plupart adopté les traitements curatifs contre la maladie infectieuse. C'est également le cas de l'Inde et de l'Egypte, dont le pourcentage de la population touchée par l'hépatite C est le plus élevé au monde.

Reste le marché chinois, potentiellement très important. Dans ce pays, cette maladie infectieuse représente un important problème de santé publique. Dix millions de Chinois souffrent d'une hépatite C chronique, selon l'OMS, et 2,5 millions ont besoin d'un traitement urgent.

Gilead mise beaucoup sur ce marché. Début septembre, le laboratoire américain a d'ailleurs embauché un ancien cadre de Roche, Rogers Luo, pour mettre en place ses opérations commerciales et préparer le lancement potentiel de son traitement contre l'hépatite C (Sovaldi/Harvoni). Avec ce traitement, il a généré plus de 12 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) de revenus en 2015.

Six laboratoires pharmaceutiques en course

L'autorité de régulation des médicaments chinoise assure vouloir prendre ce problème à-bras-le-corps. Elle a annoncé en février un processus accéléré d'autorisation de mise sur le marché pour certains traitements, notamment ceux contre l'hépatite C. Pour lutter contre la maladie infectieuse, Pékin a notamment présélectionné le Harvoni et le Sovaldi de Gilead.

Cinq autres sociétés ont été choisies, dont BMS Le laboratoire américain a publié en février des résultats positifs pour un essai clinique de phase III d'un traitement contre l'hépatite C, incluant des patients chinois.

Le laboratoire pharmaceutique chinois Ascletis a quant à lui publié des résultats positifs pour la phase II d'une combinaison de deux molécules en juin. Goldman Sachs avait même investi 20 million de dollars en décembre dans la société pharmaceutique chinoise en vue de ce projet. Abbvie et Johnson & Johnson's Janssen Pharmaceuticals, via son joint-venture Xian Janssen, sont également en train d'effectuer des essais cliniques. Tous ces laboratoires pharmaceutiques sont en en phase de négociations sur les prix des traitements avec le gouvernement chinois, rapporte le site spécialisé Fierce Pharma.

Pour le moment, ce dernier n'a pas donné de calendrier sur la mise en place des autorisations de mise sur le marché accélérées.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2016 à 16:16 :
Ah ça pour conquérir les marchés ils sont là, par contre pour soigner les gens ils sont de plus en plus aux abonnés absents.

Plus de 20 ans qu'ils n'ont fait aucune découverte majeure, 20 ans...

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