Pharmaceutiques : Valeant sous la pression d'une dette colossale

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La dette totale de Valeant grimpait à 17,38 milliards en décembre 2013.
La dette totale de Valeant grimpait à 17,38 milliards en décembre 2013. (Crédits : © Christinne Muschi / Reuters)
Valeant, dont la dette totale dépasse les 30 milliards de dollars, planche sur la cession de plusieurs actifs. Ces six dernières années, le groupe canadien a réalisé une cinquantaine d'acquisitions et a vu le montant total de sa dette grandir à vitesse grand V.

Valeant connait depuis quelques mois une véritable descente aux enfers boursière, alimentée par des avertissements sur résultats, des erreurs de comptabilité, la défiance de la justice et des politiques américains.  Mais le géant pharmaceutique canadien focalise aujourd'hui ses inquiétudes sur sa dette colossale.

Valeant devrait avoir à rembourser près de 5 milliards de dollars arrivant à échéances en 2018, dont plus de 3,5 milliards de dollars d'obligations et d'emprunts, rapporte Bloomberg. Sur le long terme, la dette totale du groupe dépasse les 30 milliards de dollars, selon les résultats trimestriels publiés par Valeant publié mardi 9 août, dans lequel le groupe annonce être dans le rouge avec une nouvelle baisse de ses ventes. La dette totale de Valeant grimpait à 17,36 milliards de dollars en décembre 2013 contre seulement 6,35 milliards de dollars en décembre 2011.

Valeant planche sur la cession d'un milliard de dollars d'actifs

Pour ne pas se laisser noyer par sa dette, Valeant réfléchit désormais à vendre une partie de ses actifs, rapporte Bloomberg qui se base sur des sources proches du dossier. Le groupe planche sur la possibilité de céder le Relistor, un traitement contre la constipation. Ce médicament pourrait atteindre un-demi milliard de dollars de valorisation, écrit l'agence. Le groupe pharmaceutique pourrait également céder ses unités de dermatologie (Obagi Medical Productis et Solta Medical) pour 500 millions de dollars.

Mais l'idée de céder des actifs était encore inenvisageable, il y a quelques mois. En décembre 2015, au début de la tourmente, l'ancien patron de Valeant Michael Pearson a expliqué que le groupe allait en revenir aux acquisitions... après une pause en 2016.

En mai, céder des actifs était vu comme une solution potentielle. Le patron de Valeant expliquait vouloir réduire la dette de 1,5 milliard de dollars en 2016. En juin, Joseph Papa annonce étudier de possibles cessions si le prix est juste. En juillet, le célèbre milliardaire Bill Ackman, qui a intégré le Conseil d'administration en mars, assure que des actifs qui ne font pas partie du cœur de l'activité de Valeant, valorisés 10 milliards de dollars, pourraient être cédés.

Une cinquantaine d'acquisitions en six ans

Valeant paie le fruit de ses déboires, mais également de son très grand nombre d'acquisitions: Il en réalisé plus d'une cinquantaine en six ans, avec notamment l'acquisition de Medicis Pharmaceutical pour 2,6 milliards de dollars en 2012, Bausch & Lomb pour 8,6 milliards de dollars en 2013. En 2015, huit acquisitions ont été effectuées, notamment celle de Salix Pharmaceutical, la plus importante acquisition de son histoire, pour 14,5 milliards de dollars.

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