Total suspend ses transactions avec l'Iran

Conformément à l'embargo décrété par les Européens le groupe pétrolier Total a suspendu toute transaction commerciale avec l'Iran, selon les déclarations rapportées par l'agence Reuters.
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La compagnie pétrolière Total a suspendu toute transaction commerciale avec l'Iran conformément à l'embargo décrété par les Européens, a annoncé le directeur général de l'entreprise française, Christophe de Margerie, dans une interview accordée à l'agence Reuters.

Total était l'une des dernières compagnies pétrolières européennes qui résistaient aux pressions exercées par les Etats-Unis pour isoler l'Iran. Mais De Margerie a souligné que la décision de son groupe n'était pas liée aux Etats-Unis. "C'est très simple. Il y a un embargo qui a été voté et transposé dans la loi européenne et la loi française", a-t-il expliqué dans cette interview accordée en marge de la World Policy Conference à Marrakech.

"Nous attendons les décrets d'application, mais nous respecterons cet embargo. L'embargo signifie plus de produits vendus, plus de produits achetés, et nous le faisons déjà, nous y avons déjà mis un terme", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas attendu les décrets d'application. C'est terminé", a poursuivi le directeur général de Total.

Ces sanctions contre l'Iran visent à persuader la république islamique à se mettre en conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à son programme nucléaire.

Les Etats-Unis et leurs alliés européens soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert de programmes nucléaires civils. L'Iran dément et explique ne s'intéresser qu'aux usages civils de l'atome.

Par ailleurs, Christophe De Margerie a indiqué qu'il restait confiant dans le dossier ougandais. Total cherche à acquérir, en compagnie du groupe chinois CNOOC, deux blocs d'exploitation pétrolière en Ouganda, mais les négociations sont bloquées.

"C'est retardé, c'est certain. C'est ennuyeux parce que cela représente beaucoup de travail. Mais je ne pense vraiment pas que cela puisse remettre en question l'arrivée des Chinois et de nous-mêmes, à Total", a-t-il dit.

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