La Malaisie confirme sa volonté de se brancher à l'électricité nucléaire
Michel Cabirol, à Kuala Lumpur
Michel Cabirol, à Kuala Lumpur
Par Michel Cabirol, de Kuala Lumpur
L?atome reste, en dépit de la catastrophe de Fukushima, toujours d?actualité en Malaisie. Ce pays d'Asie du Sud-Est asiatique a décidé de maintenir son projet nucléaire avec pour objectif une mise en opération d?une première centrale en 2021. Selon nos informations, le gouvernement malaisien, qui ne dévie pas de son calendrier, serait sur le point de choisir, après avoir lancé en avril 2011 un appel à candidatures restreint à des entreprises françaises, américaines, australienne, britannique et japonaise, un consultant afin de préparer le futur appel d?offre international, qui portera sur la réalisation d?une centrale nucléaire d?une puissance de 1.000 Mégawatts pour un coût évalué à 2,5 milliards d?euros. C'est une étape importante car cette étude de faisabilité déterminera précisément le cahier de charges des futures centrales nucléaires, et notamment leurs spécifications. Ce qui pourrait clairement se révéler un avantage pour l?un des constructeurs participant à l?appel d?offre, selon les spécifications retenues.
Kuala Lumpur veut aller vite. Car à l?horizon 2030, la Malaisie anticipe que le nucléaire comptera pour 10 % du mix énergétique du pays, l?hydroélectricité 30 %, le gaz 30 % et le charbon 30 % (contre en 2010, 58 % gaz, 33 % charbon et 9 % hydroélectricité). Du coup, depuis avril 2010, date de la décision du Premier ministre Najib Razak de se lancer dans le nucléaire, la Malaisie s?est mise en ordre de marche pour y parvenir. C?est le ministère de l?Energie, des Technologies vertes et de l?Eau (KETTHA) qui pilote le projet : il a créé en janvier 2011, la Malaysian Nuclear Power Corporation (MNPC) pour prendre en charge une partie des aspects techniques et de mise en ?uvre du projet. De son côté, le ministère des Sciences, de la Technologie et de l?Innovation (MOSTI) pilote la composante sécurité (procédures, normes, coopérations....) avec deux organismes créés et placés sous son autorité : Atomic Energy Licensing Board (AELB) et la Malaysian Nuclear Agency, l?équivalent du CEA français. Enfin, TNB a d?ores et déjà engagé un processus de sélection parmi les banques afin de choisir un consultant sur les questions de financement.
Michel Cabirol, à Kuala Lumpur
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