Des failles de sécurité dans plusieurs centrales nucléaires japonaises menacent leur réouverture

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Le nouveau premier ministre japonais, Shinzo Abe - Copyright Reuters
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Au Japon, la découverte de problèmes dans les dispositifs de sécurité incendie d'une dizaine de centrales nucléaires, révélée par la presse nipponne, risque d'impliquer de nouveaux délais dans la remise en marche de ces sites. Une perspective qui pourrait mettre dans l'embarras la nouvelle majorité conservatrice au pouvoir.

La sécurité des centrales nucléaires japonaises pose à nouveau problème. Le redémarrage des centrales nucléaires japonaises prendra plus de temps que prévu. En effet, des défauts dans les systèmes anti-incendie d'une dizaine de sites ont été détectés par l'organisme de régulation nippon. C'est ce qu'affirme ce lundi le quotidien japonais Mainichi. Selon ce dernier, le ministère de l'Industrie enquête actuellement sur des problèmes de câbles inflammables ou d'installations propices à la propagation du feu.

48 réacteurs à l'arrêt

Ces découvertes risquent de repousser encore un peu la remise en marche de 48 réacteurs sur les 50 que compte l'Archipel, suspendus depuis l'accident de Fukushima. Le passage en revue de la sécurité de ces centrales, dont la résistance aux séismes, très fréquents au Japon, doit durer trois ans. Cependant, la rénovation de certaines centrales, si elle s'avère trop coûteuse pourrait être purement et simplement abandonnée. L'arrêt de ces réacteurs implique pour le pays d'importer son énergie, ce qui plombe sa balance extérieure. 

Shinzo Abe favorable à la remise en marche des centrales

Le nouveau gouvernement dirigé depuis une semaine par Shinzo Abe, conservateur et pro-nucléaire, a déjà fait savoir qu'il autoriserait la réouverture des centrales dont l'état doit être examiné par l'autorité de régulation nucléaire. Cette dernière a récemment fait savoir qu'elle comptait s'ouvrir davantage aux pratiques existants dans d'autres pays
 

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Commentaires
a écrit le 09/03/2013 à 20:51 :
N'en déplaise à nos apôtres et autres bigots de la religion radioactive national c'est game over pour le nucléaire au Japon. Les médias français agitent le chiffon rouge et parlent d'une "explosion" de la facture énergétique des ménages pour une hausse de 10% depuis 2 ans ce qui est certes pas négligeable mais ce n'est pas si énorme quant on sait que l'enjeux est de se débarrasser d'une industrie qui a le potentiel de rayer de la carte tout le pays. Ceci explique pourquoi les habitants du Japon (à ne pas confondre avec le village nucléaire) restent largement favorables à la sortie du nucléaire. Parallèlement ils mettent en place une maitrise des consommations d'énergie très poussée et les énergies renouvelables vont prendre une très grande ampleur, rien qu'en solaire les estimations vont de 100 à 300 GW installés d'ici 15 ans. Bien sur le village nucléaire nippon n'a pas dit son dernier mot mais y'a plus de doutes, il n'a plus d'avenir la-bas.
a écrit le 02/01/2013 à 10:55 :
Les commentaires blâme l'organisation japonaise du secteur. Mais c'est exactement la même chose en France : Collusion entre l'état, les autorités de contrôle et les exploitants. L'UE a classé la France au même niveau que la République Tchèque pour la sureté nucléaire. La différence avec le Japon c'est que l'on a eu pour le moment plus de chance. Il faudrait arrêter de jouer aux fanfarons et devenir réaliste car la chance sa tourne.
a écrit le 01/01/2013 à 23:00 :
Il serait bon que l'on dévellope une Autorité de sureté supranationale hypercompétente qui pourrait à la demande de tout état ,aller controler toute centrale du Monde .L'AIEA n'a aujoudhui pas cette mission :son role est plutot orienté vers le controle de l'utilisation et des mouvements de matières nucléaires .Une telle autorité pourrait avoir le pouvoir éventuel d'arréter une centrale si son niveau de sureté est jugé insuffisant .
On éviterait ainsi que les gouvernements ,comme au Japon soient juges et parties!
a écrit le 01/01/2013 à 16:05 :
"l'autorité de régulation nucléaire a récemment fait savoir qu'elle comptait s'ouvrir davantage aux pratiques existants dans d'autres pays." Çà ne serait pas un mal: en France, les câbles inflammables ou pouvant propager l'incendie sont prohibés!

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