Le syndicat CGT de GDF Suez a demandé jeudi 23 octobre "des comptes" au groupe gazier sur les "modalités de retraite" de son président Gérard Mestrallet.
Alors que Gérard Mestrallet reste à la tête de GDF Suez jusqu'en 2016, sa retraite chapeau fait déjà polémique. Réagissant à un article du Canard Enchaîné paru mercredi 22 octobre, la section CGT du géant français de l'énergie réclame à la direction de l'entreprise "des éclaircissements sur le montant des retraites chapeaux", dites "surcomplémentaires", que l'entreprise aurait payées et provisionnées dans les comptes du dirigeant du géant gazier français.
"J'ai écrit aujourd'hui au DRH [directeur des ressources humaines] pour savoir si 21 millions d'euros [montant avancé par l'hebdomadaire satyrique, Ndlr] ont vraiment été prévus pour Gérard Mestrallet", a précisé à l'AFP le coordinateur du syndicat, Yves Ledoux. Le syndicat juge ce montant "hors de l'entendement".
Alors que "beaucoup de salariés" du groupe "vivent avec des salaires au niveau du Smic" et que GDF Suez a engagé "un plan de rigueur énorme de l'ordre de 4,5 milliards d'euros","ils voient leur patron s'octroyer des modalités de retraite hors de l'entendement", a également renchéri la CGT
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2,9 millions d'euros, plus 90.000 euros de retraite en 2013
Le document de référence 2013 du groupe mentionne que Gérard Mestrallet a touché 90.000 euros de retraite de base, en plus d'une rémunération de 2,9 millions d'euros (dont 1,6 million de part variable) cette année-là.
La publication évoque également une provision globale de 103 millions d'euros au 31 décembre 2013 pour tous les membres du comité exécutif (au nombre de 27 l'an dernier), sans plus de précision.