Les clés d'EDF remises à Jean-Bernard Lévy

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Dès le 23 novembre, Jean-Bernard Lévy dirigera le groupe par intérim, jusqu'à ce que sa nomination soit définitivement confirmée par un décret présidentiel après validation en conseil des ministres le 26 novembre.
Dès le 23 novembre, Jean-Bernard Lévy dirigera le groupe "par intérim", jusqu'à ce que sa nomination soit définitivement confirmée par un décret présidentiel après validation en conseil des ministres le 26 novembre.
Le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, a été élu vendredi administrateur d'EDF, étape préalable à sa nomination comme PDG du géant public de l'électricité. Il aura pour mission d'accompagner le déploiement de la transition énergétique, projet cher au gouvernement qui l'a préféré au patron précédent, Henri Proglio.

Jean-Bernard Lévy prend les rênes d'EDF. Le PDG de Thales a été élu vendredi 21 novembre administrateur du géant public de l'électricité. Il s'agit de l'étape préalable à sa nomination comme PDG.

L'élection de M. Lévy, approuvée par 94,25% des actionnaires réunis en assemblée générale, à la veille de l'échéance du mandat d'Henri Proglio, ne faisait aucun doute: l'Etat, qui l'a choisi pour donner un nouveau souffle au géant énergétique, premier opérateur nucléaire mondial, en détient 84,5%.

"Je pense pouvoir apporter à EDF une expérience industrielle, une connaissance des technologies - et en particulier du numérique qui révolutionne déjà notre vie - et puis aussi une expérience de manager, une expérience d'animation d'équipe", a dit celui qui avait aussi dirigé Vivendi Universal.

Nomination définitive fin novembre

Dès le 23 novembre, après sa désignation formelle en tant que PDG par le conseil d'administration renouvelé, Jean-Bernard Lévy dirigera le groupe "par intérim". Il devra réussir son oral devant le Parlement deux jours plus tard, avant que sa nomination soit validée en conseil des ministres le 26 novembre et ensuite définitivement confirmée par un décret présidentiel.

Deux autres personnalités du monde économique rejoindront l'organe de décision: l'ancienne présidente du Medef Laurence Parisot et l'ex-patron du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën Philippe Varin. Celui-ci a aussi été appelé à la rescousse par l'exécutif pour présider le futur conseil d'administration du groupe nucléaire en difficulté Areva, le principal fournisseur d'EDF.

Gros chantiers

Outre la transition énergétique, Jean-Bernard Lévy devra superviser d'autres gros chantiers, dont le "grand carénage", un plan de 55 milliards d'euros d'investissements prévu jusqu'en 2025 pour moderniser les 58 réacteurs nucléaires français en vue d'une prolongation de leur durée de vie au-delà de 40 ans.

Il devra aussi gérer le dossier de l'EPR de Flamanville, dont le démarrage a encore été retardé, à 2017 cette fois, et celui de la construction de deux autres réacteurs de nouvelle génération à Hinkley Point, en Angleterre, qui pourrait souffrir par ricochet de ce report.

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Commentaires
a écrit le 22/11/2014 à 18:36 :
Cet homme aura t-il le courage de remettre à plat le CE de cette entreprise et ses avantages mirobolants? Il est vrai que ce CE est contrôlé par la CGT et que c'est une façon d'acheter une pseudo-paix sur le dos du contribuable!!! N'est-ce pas Mr Lepaon....

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