Alstom de retour dans le vert grâce à la cession de son pôle énergie

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Alstom a confirmé au passage ses objectifs pour 2020 fixés le 30 mars, à savoir une croissance organique du chiffre d'affaires de 5% par an et une marge d'exploitation ajustée d'environ 7%.
Alstom a confirmé au passage ses objectifs pour 2020 fixés le 30 mars, à savoir une croissance organique du chiffre d'affaires de 5% par an et une marge d'exploitation ajustée d'environ 7%. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Malgré l'impact de dépréciations exceptionnelles, le groupe français a enregistré des bénéfices de plus de 3 milliards d'euros en 2015, notamment grâce à la cession du pôle énergie à General Electric et une "performance commerciale record" dans le ferroviaire.

Alstom retrouve des couleurs.

"C'est évidemment une année très satisfaisante, très solide en termes de résultat opérationnel, c'est d'autant plus remarquable que cette année a été une année de transition importante pour le groupe Alstom maintenant recentré sur son activité ferroviaire", a déclaré le Pdg du groupe Henri Poupart-Lafarge, lors d'une conférence téléphonique.

Pour rappel, le groupe a finalisé le 2 novembre 2015 la cession de son pôle énergie au groupe américain General Electric (GE) pour un montant de 9,7 milliards d'euros. Grâce à cette vente, "le résultat net part du groupe a atteint 3 milliards d'euros", malgré "l'impact de dépréciations exceptionnelles principalement en France", indique Alstom dans son communiqué.

 Lors de son précédent exercice décalé, il avait annoncé une perte nette de 719 millions d'euros, plombé par des éléments exceptionnels, telles les provisions réalisées pour régler une amende d'environ 772 millions de dollars aux Etats-Unis et des dépréciations d'actifs en Russie.

Une dette divisée par 15

Alstom a annoncé une forte baisse de sa dette à 203 millions d'euros contre 3,1 milliards il y a un an. Les fonds propres du groupe grimpaient à 3,3 milliards d'euros au 31 mars.

Et son chiffre d'affaires a atteint 6,9 milliards d'euros, en hausse de 12% sur un an et de 7% à périmètre et taux de change constant.

Alstom se targue d'une "performance commerciale record"

Le groupe se targue par ailleurs d'une "performance commerciale record", avec des prises de commande de 10,6 milliards d'euros (+6%) et un carnet de commandes de 30,4 milliards d'euros (+7%).

Henri Poupart-Lafarge a cité notamment "un projet majeur de locomotives électriques en Inde" d'environ 3,2 milliards d'euros ainsi que "des succès dans toutes les régions et les lignes de produits".

"D'autres succès commerciaux ont été obtenus dans l'ensemble des régions, en particulier des trains Pendolino et leur maintenance en Italie, des trains régionaux en Belgique, en Allemagne, en France et en Algérie, la maintenance de locomotives kazakhes, des locomotives en Azerbaïdjan, des systèmes de métro au Panama et un métro en Inde, ainsi que des systèmes de signalisation en Inde, à Hong Kong, au Canada et au Royaume-Uni", précise le communiqué.

Objectifs 2020 confirmés

Alstom a confirmé au passage ses objectifs pour 2020 fixés le 30 mars, à savoir une croissance organique du chiffre d'affaires de 5% par an et une marge d'exploitation ajustée d'environ 7%.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 11/05/2016 à 16:36 :
Avec la baisse du pétrole, cette opération est peut-être devenue une excellente affaire pour Alstom.
Comme quoi, ceux qui critiquaient la vente du "trésor national" pourraient bien avoir eu tout faux.
a écrit le 11/05/2016 à 15:43 :
Quelle est la finalité de l'accord Alstom-GE ? Nous le saurons réellement au fil du temps, mais il est probable que ce soit une motivation forte et stratégique. En effet GE doit repenser ses activités qui s'étaient axées principalement ces dernières années entre la banquer qui demandait alors des taux d'intérêts de plus de 10% et le pétrole qui ne cessait de grimper jusqu'à atteindre des sommets. Ces deux activités finançaient les "danseuses" et autres segments en constante restructuration ou ne gagnant pas d'argent. Mais les taux ont chuté et le pétrole aussi. GE a vendu pratiquement toute sa banque car jugée systémique et devra couper d'un tiers dans son segment énergie en vendant certainement le pôle "oil & gaz". Auparavant considéré comme un deal-maker de génie, GE est devenu progressivement une lessiveuse poussive. La question se pose quant au devenir des seuls autres segments encore au portefeuille : aéronautique comme santé-imagerie à recomposer, éclairage et transport. L'éclairage peut éventuellement être renforcé par l'achat de la branches de Philips et de la société Osram qui sont à vendre, en attendant mieux. Le transport (locomotives) resterait alors la plus petite division pour un chiffre d'environ 6 milliards. Il est permis de penser que c'est cette branche qui dès l'origine a été promise à Alstom, déclenchant la vente par ce dernier de son énergie. Complémentaires dans les produits comme dans les géographies, Cet achat ferait du groupe français les géant incontesté dans le domaine, apte à faire face aux géants chinois. Il était seulement nécessaire avant cela que chacun se restructure et passe au mieux la fin d'année, c'est fait. Alstom a récompensé ses actionnaires et redoré son bilan puis renforcé fortement ses majoritaires. Ils peuvent maintenant être un peu dilués et voir le groupe s'endetter à nouveau pour un temps bref. Car l'américain a lui aussi remporté un contrat important en Inde, à vrai dire complémentaire à celui d'Alstom, qui fait du deal une reprise sans risque commercial. reste à trouver le bon tempo pour cette possible annonce. Si le plan 2020 sagement annoncé sera gonflé considérablement, Il n'en reste pas moins qu'il faudra beaucoup d'énergie à Alstom pour rattraper le peloton de tête des plus grandes compagnies qui placent cette année la barre à plus de 24 milliards de dollars de chiffre. Un nouveau challenge.
a écrit le 11/05/2016 à 11:28 :
Quand on vend sa maison je n'appelle pas ça du bénéfice car on n'a plus de toit il faut payer le loyer après et ça, sa peut couter la peau des fesses.
Réponse de le 18/05/2016 à 16:17 :
Tout depend ce que l'on fait du produit de la vente...

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