Nicolas Hulot impose son plan biodiversité

 |   |  1282  mots
Pour Nicolas Hulot, cela aura été un après-midi de satisfaction personnelle. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, souvent critiqué pour les compromis auxquels il a dû consentir depuis son investiture il y a un an, tenait tout particulièrement à sortir de l'ombre le sujet de la biodiversité.
Pour Nicolas Hulot, cela aura été un après-midi de satisfaction personnelle. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, souvent critiqué pour les compromis auxquels il a dû consentir depuis son investiture il y a un an, tenait tout particulièrement à sortir de l'ombre le sujet de la biodiversité. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Le ministre de la Transition écologique et solidaire est parvenu à faire adopter le deuxième pilier de sa politique, par un comité réunissant douze ministères. Il ambitionne de créer une dynamique d'envergure équivalente à celle ayant précédé l'Accord de Paris sur le climat.

Une fois n'est pas coutume. Pour Nicolas Hulot, cela aura été un après-midi de satisfaction personnelle. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, souvent critiqué pour les compromis auxquels il a dû consentir depuis son investiture il y a un an, tenait tout particulièrement à sortir de l'ombre le sujet de la biodiversité. Au point de décider d'en faire le deuxième pilier de sa politique (après le plan climat lancé en juillet 2017), dans le cadre d'un Plan interministériel dont l'élaboration avait été annoncée à Marseille le 18 mai 2015.

Deux mois et demi plus tard, ce plan est prêt, et vient d'être présenté par une formation collégiale jusqu'à présent inédite sur ce sujet: 12 ministères réunis autour du Premier ministre, engagés ensemble autour de 60 mesures visant à mobiliser pouvoirs publics, collectivités locales, entreprises, ONG et citoyens. Une légitimation de l'exécutif qui explique sans doute l'interview donnée la veille par Nicolas Hulot au Parisien où, en revenant sur sa promesse de faire le bilan de sa propre action à l'été, il a affirmé qu'il continuerait de faire son "boulot" jusqu'à la fin du quinquennat.

La France, "leader" de la biodiversité

L'objectif du Plan interministériel de la diversité lancé mercredi s'inscrit d'ailleurs dans un horizon de moyen terme. En ligne de mire  en effet : la COP15 de la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra en Chine en 2020, et où seront pris des engagements pour les prochaines vingt années. Nicolas Hulot veut profiter des deux ans précédant ce rendez-vous pour lancer un mouvement d'envergure comparable à celui qui, sur le climat, a précédé la COP21 de 2015, et pour faire de la France le pays leader sur le sujet.

Au niveau international, il compte sur plusieurs événements susceptibles de contribuer à ce "changement d'échelle" d'ici là: la tenue en France en 2019 de la séance plénière de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et d'un G7 présidé par Emmanuel Macron, puis le 7e Congrès mondial organisé par l'Union internationale pour la conservation de la nature en juin 2020 à Marseille. Sur le plan domestique, il mise sur les mesures de son plan pour couvrir la fin de la Stratégie nationale de la biodiversité 2011-2020 et anticiper la période 2021-2030.

Un objectif est donc celui de "zéro artificialisation nette"

Un volet de mesures significatif vise ainsi à "changer de paradigme" en matière d'artificialisation de sols, phénomène qui continue d'accompagner 58% des projets de construction et d'engendrer la "disparition" d'un département comme la Loire-Atlantique tous les dix ans, malgré l'existence d'une législation déjà abondante, souligne le gouvernement. Comme dans de nombreuses autres politiques environnementales adoptées depuis le début du quinquennat (plastique, obsolescence programmée), l'exécutif compte privilégier d'abord la responsabilisation et l'incitation des acteurs, en l'espèce des collectivités territoriales, avant de recourir éventuellement à la contrainte. Si l'objectif est donc celui de "zéro artificialisation nette", impliquant une compensation des surfaces artificialisées par une désartificialisation de surfaces équivalentes, et une obligation pour les villes de lutter contre l'étalement urbain, il sera atteint par la concertation: les collectivités locales seront appelées à se fixer elles-mêmes des objectifs chiffrés dans le cadre d'une trajectoire nationale.

Lire aussi: Bâtiment : "La biodiversité est devenue un facteur d'attractivité"

Cette concertation sera accompagnée de la création d'outils de mesure, géolocalisation et comparaison entre territoires et de la publication de chiffres annuels. Le gouvernement évoque également la constitution de groupes de travail afin d'identifier les modèles économiques favorisant le recyclage foncier, et plus en général les bonnes pratiques en matière de densification et désertificialisation. Les villes seront incitées à augmenter leurs espaces végétalisés, et vingt réserves nationales seront créées ou étendues d'ici à la fin du quinquennat, alors qu'un parc national des forêts verra le jour. Mais si le ministère de la Transition énergétique et solidaire exclut de se substituer aux décisions des élus locaux concernant des projets contestés tels que celui d'EuropaCity, il soutient néanmoins un renforcement du pouvoir de contrôle des préfets, notamment dans le cadre de l'obligation des porteurs de projets de'"éviter, réduire, compenser (ERC)" ainsi que du plan de revitalisation de 22 centres-villes lancé en mars.

150 millions d'euros aux pratiques agricoles vertueuses

Un autre pan important de mesures vise les agriculteurs - car, souvent considérés comme "partie du problème", ils sont également "partie de la solution", a expliqué Nicolas Hulot au Parisien. 150 millions d'euros seront notamment alloués via les Agences de l'eau d'ici 2021 à ceux qui adoptent des pratiques vertueuses ciblées: plantation de haies dans des champs de céréales, préservation des prairies, marres et zones humides, couverture végétale des sols. Le gouvernement affirme d'ailleurs plaider pour que l'Ue reprenne ce principe de "rémunération pour des services environnementaux" dans le cadre de la prochaine PAC.

50 millions d'euros, issus de l'augmentation de la redevance pour pollution diffuse, payée par les distributeurs de produits phytosanitaires pour la pollution de l'eau, seront encore alloués au soutien à l'agriculture biologique, pour en doubler les surfaces en 2022. Quant à la polémique concernant l'ambiguïté du gouvernement vis-à-vis de l'interdiction du glyphosate, interrogé par Le Parisien, Nicolas Hulot insiste sur la volonté "de laisser le temps de la confiance, de faire en sorte que ça marche", couplée de la menace d'une intervention législative "d'ici un an, si l'agriculture française n'est pas dans la trajectoire de sortie". L'interdiction des néonicotinoïdes sera mise en oeuvre à partir du 1er septembre 2018.

Qualifier l'empreinte des entreprises

Le plan présenté mercredi prévoit encore des mesures pour entraîner les entreprises, dont les produits et les processus impactent la biodiversité mais en dépendent aussi. L'objectif de Nicolas Hulot est surtout de parvenir à en qualifier l'empreinte, en identifiant des indicateurs comparables aux émissions de gaz à effet de serre en matière de climat. Un travail sera mené en ciblant initialement quatre filières prioritaires: le bâtiment, l'agroalimentaire, la chimie et l'énergie. Et des engagements volontaires doivent être annoncés la semaine prochaine.

Des mesures législatives seront toutefois rises dans le cadre de l'objectif de zéro plastique rejeté dans les océans en 2025 -qui vient compléter celui de 100% de recyclage de plastique à la même échéance, affiché par Macron pendant sa campagne. La cible sont notamment la douzaine d'objets quotidien listés par la Commission européenne dans une directive proposée récemment, qui représentent près de 70 % des plastiques retrouvés en mer. Aux quelques-uns dont l'interdiction est déjà prévues par la loi (microbilles de plastiques depuis le 1er janvier, coton-tiges et couverts ou gobelets en plastique en 2020), doivent s'ajouter, dans la loi issue des Etats généraux de l'alimentation, les pailles et les mélangeurs, puis "d'autres produits, notamment ceux à usage unique". Quant à la déforestation, le gouvernement, critiqué pour avoir autorisé l'installation d'une bioraffinerie de Total utilisant de l'huile de palme à La Mède, rappelle le soutien actif apporté par la France à la toute récente interdiction européenne des biocarburants issus de cette huile en 2030, ainsi que l'élaboration en cours d'une stratégie nationale pour mettre un terme à la déforestation importée: l'une des promesses du plan climat dont Nicolas Hulot, après l'après-midi de gloire de mercredi, doit faire le bilan vendredi.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/07/2018 à 17:55 :
Concernant l'écologie en général, les communes mais également les communautés de communes ou agglos sont bien loin dans leur majorité d'avoir une vision écologique de leur territoire, sans oublier les préfets qui gèrent!!l’écologie de leur bureau bien loin des réalités du terrain. Je crois que le sud est est le parfait exemple qui montre que le discours de l’exécutif est inaudible dans cette région. Quelle entité territoriale a un conseiller avec une étiquette et un pouvoir écologique aucune surtout dans les territoires dits ruraux ou villes moyennes. Il faut une implication forte du maire, du conseiller départemental….., ce qui est rare, pour faire de l’écologie un vrai sujet de développement autant pour la nature que pour l’économie. Pour les préfets il faudrait une formation et peut-être un contrôle de leur pouvoir à dire oui ou non sur l’impact écologique. Dans notre pays on connait le discours parisien des exécutifs bien loin des réalisations régionales, départementales et communales qui sont qui sont dans leur majorité encore au début du XX siècle sans avoir compris l’impact du réchauffement climatique ou autres autant pour la santé des humains que de la sauvegarde de la planète. Les élus sont écolos dans le bulletin électoral mensuel mais peu crédibles dans leur réalisation.
a écrit le 05/07/2018 à 15:35 :
N.Hulot fait un plan à 150M€ pour la biodiversité, et dépense des Mds€ par an pour les EnR..... Il faut savoir que dans un rapport de mars 2018 intitulé "Le soutien aux énergies renouvelables", la Cour des Comptes s'alarme des objectifs flous qui leur sont assignés, de leur efficacité mal appréciée et, surtout, de leur dérive financière qui s'apparente à un pillage organisé des finances publiques sur une durée programmée de plus de 20 ans… Il faut savoir aussi que l'empreinte carbone de la France est parmi les plus faibles au monde car le secteur de l’électricité n’y contribue pratiquement pas grâce au nucléaire et à l'hydraulique. Il faudrait rajouter à l'analyse de la Cour des Comptes que les EnR non pilotables (éolien et solaire) vont recarboner notre bouquet électrique par la nécessité d'avoir des centrales à gaz en appoint !! De plus il n'y a pas de filières industrielles françaises, nous achetons sur étagère à l’étranger!!
Que ne pourrait-on pas faire pour la biodiversité avec ces milliards d'euros que nous fait perdre N.Hulot ?
a écrit le 05/07/2018 à 15:23 :
Si la France prétend etre exemplaire, qu'il interdise toute utilisation d'Huile de Palme et importation de produits qui en contient, qui détruit toute la Biodiversité, dont il a fait toute sa réputation passée. Qu'il interdise aussi, la dévastatrice future mine d'or en Guyane, qui ne profitera de surcroit pas au peuple Guyanais en souffrance.
a écrit le 05/07/2018 à 14:03 :
Dans ce plan, on ne parle pas du facteur majeur d'atteinte à la bio-diversité: l'augmentation de la population, soit en France soit dans le monde entier. La construction de plus en plus de logements (bétonnage) est la conséquence direct de l'accoissement démographique. Il faut revoir en priorité les allocations familiales à la hausse pour le premier enfant, à la baisse à partir du troisième.
Dans son Interview de jeudi matin à Europe 1 Patrick Cohen, ce dernier a mentionné la surpopulation comme facteur important qui dégréde la bio-diversité . Nicolas Hulot a répondu: "la biodiversité d'abord, on tite la démographie dans la foulée": bon signe!
a écrit le 05/07/2018 à 13:31 :
Ces décisions sont des mesurettes, et masquent la baisse programmée et substantielle des aides d'Etat aux agences environnementales (Cf lire l'article détaillé et argumenté du site Reporterre). Cela dit, Nicolas Hulot a eu raison, dans une de ses déclarations récentes, de dire qu'un nombre significatif de français est indifférent aux atteintes à la biodiversité (j'emploie ici un terme politiquement correct). On n'a donc que ce que l'on mérite. Plus dure sera la chute, et celle-ci nous mènera inéluctablement à une remise en cause contrainte et violente de notre mode de vie, n'en déplaise aux sceptiques de tout poil, indifférents eux aussi.
a écrit le 05/07/2018 à 11:20 :
Un plan décevant. Un financement d'une pauvreté déconcertante.
Pourquoi attendre 2025 pour des mesures qui pourraient être appliquées dès 2019
Pourquoi ne pas affecter les 30cts de taxe supplémentaires sur les carburants (taxe Hulot sur le gazole) au budget biodiversité?
Pourquoi ce budget vient prendre sa source sur le budget consacré à l'eau?
Pourquoi ne pas interdire totalement les neonicotinoides?
Pourquoi rien sur l'huile de palme?
Pourquoi rien sur le chantier désastreux de la future mine d'or de Guyane?
Pourquoi rien sur les déchets de tous ordre et en particulier nucléaire?
Pourquoi rien sur les perturbateurs endocriniens?
.........................................
Et tant d'autres absents
Monsieur Hulot, vous n'avez aucune envergure
a écrit le 05/07/2018 à 11:13 :
pour se justifier en faisant diversion sur les sujets préoccupants mais urgent ... en autre les perturbateurs endocrinien.. pesticides le chlordécone !! la malbouffe... l apanage avant les résultats
a écrit le 05/07/2018 à 11:12 :
pour se justifier en faisant diversion sur les sujets préoccupants mais urgent ... en autre les perturbateurs endocrinien.. pesticides la malbouffe... l apanage avant les résultats
a écrit le 05/07/2018 à 10:48 :
C'est loin d'être négligeable et ça va dans le bon sens.
a écrit le 05/07/2018 à 10:26 :
Je m’interrogeais surtout sur la définition du poste et la responsabilité, puisqu’on demande tout de même l’impossible à M. Nicolas Hulot et à son Ministère de la transition écologique et solidaire. Ce ministère est difficile, un peu comme si on demandait de réaliser des miracles ou d’apporter de la cohérence dans des secteurs où parfois il n'y en a que peu, ou bien elle n'est pas mesurable.
Par comparaison, c’est plus facile pour l’économie, en cas de croissance il suffit d’expliquer que l’embellie est due aux actions des uns ou des autres et en cas de problème de justifier du fait du retournement de cycle et de la mauvaise conjoncture, à se demander si un contrôleur de gestion ne pourrait pas faire le job ? Je caricature bien sur, puisque on a vu que trop de simplisme protectionniste et d'unilatéralisme pouvait déstabiliser l’ensemble de l’économie. Finalement le conservatisme devrait être réservé à l’écologie au sens large. L’écologie étant solidaire ou relationnelle par définition et la biodiversité fait partie de la cohésion de l’ensemble. Ce qui assure la survie des espèces, donc notre survie. Il serait donc suicidaire de ne pas agir, afin de préserver nos environnements de vie et ceux des générations suivantes. Le ministère de l’écologie est aussi et surtout un préventeur, donc obligatoirement donneur de leçons.
Quand à la transition elle est tout aussi utile vu que l’on a trop gaspillé et longtemps considéré que les ressources étaient illimitées. Un difficile travail de rétropédalage à effectuer qu’il est plus facile de déléguer aux autres. Ou de se laisser aller à une fuite en avant, sachant qu’il y obligatoirement des limites matérielles à tout (d’où l’idée «du miracle»), cela oblige à être raisonnable dans un contexte qui ne l’est plus vraiment. Puisqu’il s’agit de transition, donc en lien avec le secteur du nucléaire, où, à voir l’enchainement des faits et des rapports, cela devient du grand n’importe quoi. Pas de quoi être optimiste, car dans ce domaine il n’y a pas de bricolage possible ni économiquement ni technologiquement.

Finalement il s'agit de préserver la vie et ce sont de lourdes responsabilités que ce ministère ne pourra jamais assurer seul. Soit les responsabilités sont assumées par tous les ministères, soit M. Nicolas Hulot servira de faire-valoir et dans ce cas, cette biodiversité gouvernementale n’aura été qu’une utopie.
En tous cas cela fait plaisir de le voir sourire.
a écrit le 05/07/2018 à 10:15 :
Et cela va couter combien toute cette gesticulation merdiatique ? Hulocoptère a-t-il comme toujours une petite société en formation prête à recueillir la manne financière de de ces braves "con-tribuables".
a écrit le 05/07/2018 à 10:11 :
Enfin !
Merci monsieur Hulot.
Vous pouvez aller plus vite et plus loin.
Ce n'est pas qu'une question d'écologie mais une question de qualité de vie, presque "d'art de vivre".
Foncez.
a écrit le 05/07/2018 à 10:05 :
Je crois plus au bienfait des taxes ciblées qu'au grandes déclarations par exemple on taxe tout ce qui est dangereux au profit de ce qui est vertueux (comme le Bio de proximité) et au passage en servant la Sécu qui souvent répare les dégâts. Quant à l'indispensable contrôle pour cesser le "pas vu pas pris" que les contrôleurs se financent grassement sur la bête en oubliant les trucs du genre "rappel à la loi"..
a écrit le 05/07/2018 à 10:01 :
Quoi !, pendant la coupe du monde de foot.
a écrit le 05/07/2018 à 9:24 :
C'est un bon début ! Bravo à Nicolas Hulot d'avoir réussi à imposer ça à ce gouvernement où, comme disait Jacques Brel, "on ne pense pas, on compte"
a écrit le 05/07/2018 à 8:55 :
Nicolas Hulot se rend il compte qu'il est instrumentalisé par ce gouvernement de serviteurs des actionnaires milliardaires et que son plan n'a donc aucune chance qu'il aboutisse ?

Les gars ils ne sont pas là pour orienter les actionnaires milliardaires puisqu'ils sont orientés par eux.

Mais bon Hulot n'est il pas finalement une imposture comme les autres...
a écrit le 05/07/2018 à 8:40 :
in fine, si on peut en comprendre le sens, le diable est dans les détails. Sur l'artificialisation des terres, notons que les propriétaires de terrains à construire viennent de perdre très lourd. Et nous verrons, effectivement, si les élus et citadins, sont d'accord pour les mettre en oeuvre (le bon côté est que les bobos, pour une fois, sont responsabilisés, et devront payer!). Nous verrons si les services de l'état vont effectivement cesser d'ajouter des ronds points, et de grignoter les bas côtés des routes à chaque "investissement" - je parle des couches de bitumes sans cesse renouvelées..-.Sur les mesures agricoles, nous sommes toujours dans le non rationnel: glyphosate avec une totale absence de compréhension des décisions de toutes les agences mondiales de santé et environnementales qui infirment les classifications du Circ (c'est le cas de le dire), et une suppression de trois produits insecticides qui n'apporteront aucune solution sur le traitement du varroa, directement et indirectement -les traitements par les apiculteurs-. Et ne parlons même pas des moyens financiers ridicules mis en place pour les agriculteurs.. la question se résume à la facile assertion: un politique qui entend gérer des situations techniques sans disposer ni de l'expertise, et surtout dans une position de refus d'ouvrir les yeux sur les données objectives du problème, ferait mieux d'aller à la pêche..
a écrit le 05/07/2018 à 8:26 :
Bien sauf que ........ pour l'application il n'y a pas urgence :Macron va se faire ejecter aux porochaines élections donc après nous le déluge !
a écrit le 05/07/2018 à 7:51 :
Interdire les ustensiles en plastique en France et par "la commission bruxelloise" pourquoi pas, mais ailleurs...Encore une fois, les premiers culpabilisés sont les français, comme si les 70 % de plastique trouvé en mer étaient de leur fait, mais le reste du monde va s'en taper, comme d'habitude.
a écrit le 05/07/2018 à 2:56 :
"La France, leader dans la domaine de la bio, bla, bla".....
Pour une fois ce pays est premier, ne boudons pas notre plaisir.
a écrit le 05/07/2018 à 1:21 :
Parce que c'est le dernier ministre qui semble encore vaguement de gauche, qui est un peu populaire dans l'opinion et un peu crédible dans l'opinion internationale.

Macron ne peut pas se permettre de le perdre pour le moment et doit donc lui donner des raisons de croire à son utilité...

Chacun a compris que c'est plein de vide et surtout de nouvelles taxes qui viendront boucher les trous laissés par la gestion macronienne par les cadeaux faits aux riches, ceux qui polluent le plus de par leur mode de vie.
Réponse de le 05/07/2018 à 8:27 :
..... un peu crédible ? ! ? ..... dans quel pays ?
a écrit le 04/07/2018 à 23:43 :
Du ciné de monsieur Hulot plus d impôts pour Hulot c est sans risque qui vas payers
a écrit le 04/07/2018 à 23:10 :
Quelle est notre place dans ces magnifiques constructions - ou plutôt élucubrations! - gouvernementales? Pour payer ces projets, il faudrait encourager la création de richesse et en baisser le coût de production, ce qui ne semble pas être compris par ce gouvernement et son Président. Patrons et salariés - y compris la CGT - devraient joindre leurs forces pour revendiquer leur place dans le monde économique qui fait vivre les français puisque le Parlement a oublié qu'il représentait les électeurs et non le gouvernement.
a écrit le 04/07/2018 à 21:22 :
C' est la première fois que Nicolas a la bouche dans le bon sens .. D' habitude, il ressemble Castor mon chat quant il peine sur la caisse de cendres ..
a écrit le 04/07/2018 à 20:34 :
Il ne prend pas de risques en ne s'attaquant ni au lobby nucléaire ni à aucun lobby sérieux. C'est une baudruche !
a écrit le 04/07/2018 à 20:28 :
"100% de recyclage de plastique" l'idéal étant d'en avoir moins, ça aiderait à recycler le peu qui reste. Sinon recycler tout (avec amendes pour les consommateurs mauvais trieurs) n'incite pas les industriels à limiter l'usage (nous, on paie tout, achat du plastique, collecte, transport, traitement, ...), réduire les volumes.
Si une entreprise FNSEA importe de l'huile de palme, pourquoi celle de Total serait moins 'valable' ? Ça fait de la concurrence (à proscrire) ? Ou eux c'est que pour la manger ?
a écrit le 04/07/2018 à 19:44 :
Le plan sera inutile quand nos agriculteurs n'existeront plus.. mais ces derniers ne sont pas contre une interdiction stricte de construire sur des terres agricoles: on verra si les citadins accepteront de s'y plier.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :