L'Australie, premier producteur mondial de charbon, annonce qu'elle vise désormais la neutralité carbone en 2050, s'alignant ainsi sur les objectifs de l'UE, mais tout en voulant préserver son industrie minière. Au Royaume-Uni, qui héberge la COP26, Boris Johnson commence à s'inquiéter d'un possible échec de ce sommet mondial pour le climat, tandis qu'à l'ONU, on se fait carrément pessimiste, parlant d'un "aller simple vers le désastre".La COP26 risque de très mal se passer, anticipe désormais Boris Johnson.
"Je suis très inquiet, parce que ça peut mal se passer (...) Il est possible que nous n'ayons pas les accords dont nous avons besoin", a déclaré Boris Johnson lundi au cours d'une séance de questions-réponses avec des écoliers à Downing Street, où il évoquait le changement climatique qui ne connaît aucun répit avec la rapide montée des eaux aux Pays-Bas, la concentration record des gaz à effet de serre...
De fait, c'était ce lundi que l'ONU annonçait la mauvaise nouvelle: malgré le répit mondial de la production et des émissions polluantes imposé par la pandémie de Covid, les concentrations dans l'atmosphère des trois principaux gaz à effet de serre, facteur de réchauffement, ont atteint des niveaux records l'an dernier.
Mais il n'est pas le seul à s'inquiéter autour du monde sur l'issue de ce sommet mondial pour sauver le climat qui cette année se déroule à Glasgow sous l'égide du Royaume-Uni.
COP26, "un aller simple vers le désastre"
La semaine dernière, le président de la COP26 lui-même, le Britannique Alok Sharma, avait estimé qu'il serait "plus difficile" d'obtenir un accord à Glasgow qu'à Paris en 2015.
De son côté, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est montré franchement pessimiste, jugeant que les engagements actuels des États étaient "un aller simple vers le désastre".
De fait, nombreux sont ceux qui anticipent l'absence du chinois Xi Jinping, pas seulement pour des raisons sanitaires.
Dans ce contexte, bien que qualifiée d'"héroïque" par Boris Johnson (cité par le journal écossais "The National"), l'annonce de l'Australie qui fait mine de s'aligner sur les objectifs de l'Union européenne, risque d'ajouter au découragement.
L'Australie dit s'aligner sur l'UE mais s'accroche au charbon
Ce pays, plus grand exportateur mondial de charbon et largement considéré comme retardataire en matière de climat, a annoncé ce mardi qu'il visait désormais la neutralité carbone à l'horizon 2050, s'alignant de fait sur les objectifs que s'est imposée l'Union européenne.
"Les Australiens veulent un plan 2050 sur les émissions nettes nulles qui fait le nécessaire en matière de changement climatique et assure leur avenir dans un monde en mutation", a déclaré le Premier ministre conservateur Scott Morrison.