Du wifi gratuit en échange d'une baisse de la pollution : un projet branché à Amsterdam

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Joris Lam, le fondateur de Tree Wifi et son prototype en forme de nichoir à oiseaux.
Joris Lam, le fondateur de Tree Wifi et son prototype en forme de nichoir à oiseaux. (Crédits : TreeWifi)
A Amsterdam, Joris Lam espère obtenir des fonds pour mener à bien TreeWifi, un projet ludique lancé en mars dernier pour mesurer la qualité de l'air de la ville et offrir du wifi gratuit aux citadins si la pollution baisse.

Le pays des vélos n'est pas toujours bon élève en matière de respect de l'environnement. Selon une récente étude de l'organisation environnementale néerlandaise Milieu Defensie, onze zones urbaines des Pays-Bas sont régulièrement en dessous des normes européennes optimales, dont Amsterdam.

En voulant connaître la qualité de l'air de sa propre rue, Joris Lam, un passionné de technologie qui vit dans la capitale du pays, s'est rendu compte que la pollution était rarement mesurée de façon très locale et que dans les rares cas où elle l'était, peu de citoyens en étaient informés. C'est comme cela que l'idée de créer TreeWifi est née en mars dernier.

Du wifi perché en haut des arbres pour sensibiliser les citoyens

Son projet ressemble à un nichoir à oiseaux accroché à un arbre : à l'intérieur de cette protection, des capteurs mesurent la pollution des rues aux alentours. L'idée de Joris Lam est double : permettre aux scientifiques et au gouvernement d'avoir des données plus précises à leurs dispositions et informer les citadins de la qualité de l'air qu'ils respirent au quotidien.

Les petites maisons perchées en haut des arbres s'illuminent d'une couleur différente si la qualité de l'air est meilleure ou moins bonne que la veille.  "Grâce à cela les gens sauront et en parleront entre eux", explique Joris Lam à La Tribune.

Et pour inciter les habitants de la ville à adopter une attitude responsable et la moins polluante possible, les nichoirs à oiseaux pourraient offrir du wifi gratuit lorsque les capteurs indiquent une qualité d'air supérieure à celle de la veille.  "Nous travaillons aussi sur un modèle qui consisterait à payer le wifi 1 euros si la qualité de l'air est moins bonne que la veille et avec cet argent nous planterions des arbres", raconte le fondateur de TreeWifi.

Un projet en attente de fonds pour grandir

A terme, Joris Lam aimerait équiper un maximum de rues de la ville mais pour l'instant, le projet - à l'état de prototype - demande encore des financements pour perfectionner le système qui permet de mesurer la pollution de l'air (selon la quantité de particules fines et de dioxyde d'azote). Joris Lam, qui s'est inscrit sur la plateforme de crowdfunding Heroes and Friends, espère obtenir 7.000 euros dans un premier temps pour pouvoir poursuivre l'activité de recherche et de développement.

"Du Brésil aux Etats-Unis en passant par plusieurs villes d'Europe, le projet a suscité des réactions très positives", explique Joris Lam. L'idée pourrait permettre de sensibiliser d'autres villes du monde et pourquoi pas en France où, selon un sondage Opinionway effectué en 2016, les trois quarts des Français qui possèdent une voiture estiment qu'il serait impossible de vivre sans.

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